lundi 3 octobre 2022

Pourquoi Monaco est plus fort à l’extérieur

Etoile Rouge - Monaco (21h)

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Après un début de saison mitigé, les performances de l’AS Monaco sont plutôt difficiles à comprendre. Avec une 10e place peu convaincante en 6 matchs, le rocher reste tout de même invaincu à l’extérieur, mais comment expliquer cette différence de niveau ?

6 matchs, 2 victoires, 2 défaites, 2 nuls. Un bilan parfaitement équilibré, qui s’explique par des victoires en déplacement, et des défaites à la maison. Cette année Monaco, c’est le plus mauvais bilan du championnat à domicile (1 point, 9 buts encaissés en 3 matchs). Mais surtout des défaites sur des gros scores : 1-4 contre Lens, 2-4 contre Troyes.

Même au niveau des statistiques, les joueurs de Philipe Clément sont plus efficaces à l’extérieur. On note aussi que l’ASM est la seule équipe à avoir accroché le PSG pour le moment, avec un solide match nul 1-1 au Parc.

Manque de ferveur à Louis II ?

C’est un secret pour personne, l’antre monégasque est sans doute la plus passive de France. Elle est de loin la dernière au niveau de l’affluence (5 791 supporters par match en 2021-202) et affiche le plus mauvais taux de remplissage (47%).

Les Monégasques peuvent tout de même compter sur leurs antennes régionales des supporters pour les accompagner à l’extérieur, ce qui donne l’impression que même à domicile, l’ASM n’a pas vraiment d’avantage.

Un effectif très jeune

Autre facteur à prendre en compte : la jeunesse de l’équipe de la principauté. L’âge moyen des joueurs titulaires de l’ASM cette année, est de 24,8 ans. C’est la deuxième plus jeune équipe du championnat après le stade de Reims (qui elle aussi, réussit mieux à l’extérieur). Certains de ces jeunes joueurs manquent peut-être encore d’automatisme et de sérénité, pour prendre le jeu à leur compte, ce qui pourrait apporter de meilleurs résultats à la maison, face à la fougue dont ils font preuve en déplacement.

Simple rodage ?

Le club du Rocher s’appuie sur effectif jeune, mais aussi très remanié à l’intersaison. L’entraîneur doit encore prendre ses marques. Le 11 titulaire change régulièrement. Même le rôle de cadres, comme Ben Yedder, est remis en question (remplaçant à Nice pour une attaque Diatta, Embolo, Golovin). Un manque de stabilité et de hiérarchie qui impacte l’équipe de la Principauté, la rendant plus à l’aise à l’extérieur, quand elle doit prendre moins de responsabilités.

Jeremy Bakeir

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