dimanche 2 octobre 2022

Pourquoi Saint-Etienne file tout droit en Ligue 2

Bordeaux - Saint-Etienne (mercredi, 21h)

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La quiétude des Stéphanois a de quoi inquiéter. La menace se fait de plus en plus précise pour les Verts qui n’arrivent plus à gagner. En cas de défaite à Bordeaux demain soir, Saint-Etienne pourrait se retrouver dans la zone de relégation. Et si ça continue comme ça, en Ligue 2 la saison prochaine.

Si les Verts ont stoppé l’hémorragie après sept défaites de suite, ils n’ont toujours pas gagné le moindre match depuis le 17 septembre (2-0 au Vélodrome lors du match reporté de la première journée) et avancent au rythme d’un relégable, avec 4 points pris lors de leur onze derniers matchs. Avec un tel rythme, Debuchy et ses partenaires filent tout droit vers la Ligue 2. 

Pour autant, si la situation n’est pas ignorée par les dirigeants stéphanois, elle ne semble pas non plus trop les inquiéter. A l’image des supporters, certains que leur club terminera en milieu de tableau. Mais avec un peu plus de lucidité, on note plusieurs indices alarmants qui font craindre le pire à l’équipe du Forez.

> Un rythme de relégable

4 nuls et 7 défaites depuis la 3ème journée, aucune équipe de Ligue 1 n’a fait pire. Cela fait 0,36 point par match. A ce rythme, les Verts auront donc 22 points au soir de la 38ème journée… Bien sûr, ce calcul est caricatural, mais il montre à quel point les Verts doivent hausser leur niveau pour espérer s’en sortir.

Même Dijon fait de la résistance

> Des adversaires qui ne baissent pas les bras

Penser que Lorient, Nîmes, Strasbourg, Reims, Dijon ou encore Metz sont des candidats tout désignés à la descente (en tout cas plus que Saint-Etienne) serait une grave erreur. Une analyse un peu trop méprisante de la situation.

Si Dijon reste bon dernier, il reste sur 6 points pris lors de ses quatre derniers matchs (dont un 0-0 face aux Verts à Gaston Gérard). Strasbourg et Lorient viennent de prendre un peu d’air, Reims n’est pas à sa place en fin de classement, Metz a pris un peu d’avance et Nîmes (qui sera le prochain visiteur à Geoffroy-Guichard) a suffisamment de caractère pour se battre jusqu’au bout. Les derniers résultats montrent qu’aucune de ces équipes ne lâchera.

> Une attaque pas au niveau

Avec 12 buts marqués, les Verts ont la 3ème moins bonne attaque de Ligue 1 derrière Dijon (9 buts) et Nîmes (11 buts). Certes, l’équipe de Puel possède la 9èmemeilleure défense, mais cela risque d’être trop juste pour rejoindre le milieu de tableau…

Bouanga a complètement manqué son début de saison, Abi peine à trouver le chemin des filets, Hamouma vieillit, Khazri et Boudebouz un temps écarté ont besoin de retrouver le rythme et enchainer les matchs… bref, Saint-Etienne manque cruellement de buteurs. 

> Un mental trop faible

Comment vont réagir les Stéphanois s’ils intègrent la zone de relégation, ce qui, sans une victoire à Bordeaux mercredi pourrait arriver très vite ? L’équipe est jeune et jouer avec la pression de la descente n’est jamais facile. Des équipes comme Nîmes, Strasbourg, Metz ou Dijon ont plus l’habitude. Avec notamment des joueurs beaucoup plus expérimentés dans leur effectif.

> Un calendrier délicat

Deux voyages (à Bordeaux et à Monaco) et la réception de Nîmes : ce sont les trois matchs à jouer pour les Verts avant la trêve. Pour ne pas être dans les trois derniers à l’heure de la dinde, Saint-Etienne devra prendre au moins 4 points sur ces trois matchs avec un impératif : battre Nîmes (16ème journée). Pas évident au regard des derniers résultats de l’équipe de Puel.

Seul le mercato peut sauver les Verts

Dans l’idéal, et Claude Puel le sait, il faudrait recruter un joueur par ligne en janvier. Et l’ordre d’importance part du haut vers le bas. D’abord un buteur, renfort indispensable pour exister en Ligue 1, puis un milieu de terrain capable de faire du jeu, et enfin un défenseur central pour solidifier l’arrière-garde. 

Dans l’idéal, le recrutement d’un gardien ne serait pas non plus un luxe puisque Stéphane Ruffier va quitter le club et que Jessy Moulin a du mal à assumer le statut de numéro 1.

Des besoins qui sont malheureusement difficilement compatibles avec les finances du club. Comme de nombreux clubs de Ligue 1, Saint-Etienne a été grandement fragilisé par la Covid et le désengagement de Mediapro est venu aggraver la situation. 

Saint-Etienne devra faire preuve d’inventivité pour recruter en janvier. La possibilité d’un retour de Saliba (qui ne joue pas à Arsenal) est toujours d’actualité mais reste très compliquée. En attaque, le nom de Slimani a été évoqué, mais sa venue appartient pour l’instant au fantasme. 

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