Après une période particulièrement difficile sur le plan mental, Ronald Araujo a récemment retrouvé les terrains. Le défenseur du FC Barcelone, qui a traversé une dépression, a pu compter sur le soutien affirmé de son entraîneur Hansi Flick. Mais derrière les paroles bienveillantes du technicien allemand se cachait aussi un appel à la responsabilité adressé à l’ensemble des entraîneurs… et possiblement à Luis Enrique.
À la veille de la demi-finale aller de Coupe du Roi face à l’Atlético Madrid (défaite 4-0), Flick a tenu à saluer le courage de son joueur. Araujo avait choisi de parler ouvertement de son mal-être à la direction et au staff technique, une démarche que son coach considère comme une preuve de force plutôt que de faiblesse.
À lireMarquinhos veut poursuivre son aventure au PSG« Il a eu le courage de s’exprimer et le club l’a accompagné du mieux possible, a expliqué Flick. On parle souvent de solidité mentale dans le football, mais reconnaître ses difficultés demande une grande force. Il faut être prudent avec les joueurs. »
L’entraîneur du Barça a ensuite élargi son propos, insistant sur la responsabilité des techniciens dans leurs déclarations publiques. Selon lui, les mots peuvent avoir des conséquences importantes, parfois insoupçonnées. « Nous devons mesurer l’impact de nos paroles. En tant qu’entraîneurs, nous avons un devoir envers tous les joueurs, pas uniquement ceux de notre équipe », a-t-il souligné.
Des propos volontairement vagues, mais que la presse catalane n’a pas tardé à interpréter. D’après Mundo Deportivo, cette mise en garde viserait indirectement Luis Enrique. Dans un documentaire consacré à son passage au PSG, l’actuel coach parisien expliquait avoir demandé à ses joueurs de cibler Araujo au pressing, estimant qu’il était moins à l’aise balle au pied. Une stratégie qui avait porté ses fruits, notamment lors d’un quart de finale retour de Ligue des Champions en avril 2024, où une erreur du défenseur avait conduit à son expulsion.
Si cette consigne tactique pouvait sembler logique d’un point de vue sportif, elle aurait profondément marqué le joueur. En interne, le Barça aurait mal digéré cet épisode et n’aurait pas apprécié l’exposition publique de cette faiblesse.
À lireGriezmann et l’OM : une ambiance du Vélodrome qui l’a marquéSans citer de nom, Hansi Flick semble donc rappeler qu’au-delà de la compétition, la dimension humaine ne doit jamais être négligée.

