Recruté l’été dernier pour 42 millions d’euros en provenance du LOSC, Lucas Chevalier traverse une période délicate au Paris Saint-Germain. Après des débuts compliqués, le gardien français a perdu sa place de numéro un au profit de Matvey Safonov, auteur de prestations convaincantes ces dernières semaines.
Désormais relégué sur le banc, l’international tricolore doit rapidement retrouver son meilleur niveau pour espérer inverser la hiérarchie. Mais pour Jérôme Alonzo, le problème ne serait pas uniquement sportif.
À lireMarquinhos veut poursuivre son aventure au PSGInvité sur RMC, l’ancien gardien du FC Nantes a livré une analyse sévère de la situation. Selon lui, Chevalier ne bénéficie pas du soutien nécessaire au sein du vestiaire parisien. « À Paris, quand tu es gardien et que tu commets une erreur, les regards ne pardonnent pas. Tu le sens tout de suite », a-t-il expliqué.
Alonzo établit une comparaison avec Robin Risser, le portier du RC Lens. À ses yeux, le contexte lensois serait bien plus protecteur. « Si Risser avait connu des débuts difficiles, son groupe aurait pris la parole pour le soutenir. On l’aurait accompagné. Lucas, j’ai l’impression qu’il est livré à lui-même », regrette-t-il. Il estime que personne ne s’est véritablement exposé publiquement pour défendre l’ancien Lillois.
Pour l’ex-consultant, la différence tient surtout à l’environnement : « L’un est entouré et soutenu, l’autre beaucoup moins. » Une situation qui, selon lui, peut peser lourd sur la confiance d’un gardien, un poste particulièrement exposé.
La seconde partie de saison s’annonce donc cruciale pour Chevalier. Au-delà de sa place au PSG, le portier joue aussi sa position en équipe de France à l’approche de la Coupe du monde 2026. Didier Deschamps observera attentivement son évolution dans les prochains mois.
À lireGriezmann et l’OM : une ambiance du Vélodrome qui l’a marquéDans un club où l’exigence est permanente, la gestion humaine pourrait bien être aussi déterminante que les performances sur le terrain.

