À Paris, la hiérarchie des gardiens semble avoir basculé. Matvei Safonov a progressivement pris l’ascendant dans les cages du PSG, reléguant Lucas Chevalier à un rôle secondaire. Un statut qui ne fait pourtant pas l’unanimité, notamment chez certains anciens portiers français, peu convaincus par le niveau du Russe.
Depuis son arrivée, Luis Enrique n’a jamais hésité à trancher lorsqu’il s’agit du poste de gardien. Même s’il se garde bien de l’annoncer officiellement, l’entraîneur parisien a fait de Safonov son option numéro un. Le portier russe n’a pas été irréprochable lors du match face à Newcastle, mais il s’est racheté en arrêtant un penalty décisif contre Strasbourg, confirmant au passage sa réputation dans cet exercice.
Un choix qui fait grincer des dents. En prenant le dessus sur Lucas Chevalier, Safonov s’expose aux critiques, en particulier de ceux qui voyaient l’ancien Lillois comme l’avenir du poste au PSG. Sur les ondes de RMC, Benoît Costil n’a pas mâché ses mots.
Des doutes persistants sur son niveau
Pour l’ex-gardien de Caen, Rennes ou Bordeaux, Safonov ne coche pas toutes les cases. « À mes yeux, il n’a pas l’envergure d’un gardien de classe mondiale. Je pense que Lucas Chevalier possède un plafond bien plus élevé. Safonov reste loin des références internationales », a-t-il estimé.
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Une sortie sévère, d’autant que Chevalier n’a pas réellement marqué les esprits lors de ses premières apparitions sous le maillot parisien. Sans être catastrophique, le Français n’a pas non plus été décisif ni totalement rassurant.
Interrogé à la veille du choc face à l’Olympique de Marseille, Luis Enrique a préféré temporiser. « Les bilans se font en fin de saison. J’ai la chance de disposer de trois gardiens aux profils différents et tous sont prêts à aider l’équipe », a-t-il expliqué, sans confirmer clairement le statut de titulaire.
Dimanche soir, au Parc des Princes, Safonov pourrait avoir une nouvelle occasion de faire taire les critiques. Face à l’OM, dans un Classique toujours scruté, le gardien russe devra prouver qu’il peut être bien plus qu’une solution par défaut et qu’il a les épaules pour porter le PSG vers les sommets, en Ligue 1 comme en Ligue des champions.

