dimanche 2 octobre 2022

Ravanelli à l’italienne…

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Fabrizio Ravanelli a changé le cours du Classico face au PSG, un soir de novembre 1997. En plongeant dans la surface de réparation parisienne, l’Italien, désormais consultant pour la chaîne Téléfoot, a obtenu un penalty permettant à l’OM de s’imposer et qui alimente encore aujourd’hui la théorie d’une simulation.

Il y a des rencontres entre l’OM et le PSG qui ne s’oublient pas. Celle du 9 novembre 1997 au Parc des Princes en fait partie. Au terme d’un match sensationnel, les Phocéens ont arraché la victoire face à un PSG qui faisait pourtant jeu égal avec leurs adversaires (1-1 à la mi-temps). Présent aux avant-postes de l’attaque marseillaise, Fabrizio Ravanelli a longuement déstabilisé la défense parisienne par sa gestuelle et son toucher de balle. Il s’est illustré à la 63ème minute en se débarrassant d’Eric Rabesandratana avec qui il était à la lutte sur le côté gauche. La suite, elle, appartient à l’histoire du football français. L’Italien fonce à toute vitesse dans la surface avant de s’écrouler sous la pression du défenseur qui revenait sur lui. Le penalty est immédiatement sifflé par Jean-Claude Puyalt, l’arbitre de la rencontre.

Il est transformé par Laurent Blanc d’une frappe en force dans la lucarne droite de Christophe Revault. Impuissants, les Parisiens se sont inclinés 2 buts à 1 et ont manqué l’occasion de creuser l’écart au classement. Rolland Courbis était sur le banc de l’Olympique de Marseille lors de cette rencontre. 23 ans après et contrairement aux rumeurs qui ont fait de Fabrizio Ravanelli un simulateur réputé, l’ancien coach dresse un constat lucide sur ce qui s’est passé : “On me pose souvent la question depuis ce match et je réponds toujours la même chose. Evidemment, quand un penalty est sifflé pour vous c’est intéressant. Fabrizio a été touché et s’est écroulé dans la surface. C’est suffisant pour siffler penalty”.

« Ce penalty nous a peut-être fait perdre le titre… » Roland Courbis

Courbis a tenu à rappeler toute la qualité offensive de son ancien attaquant : “C’est un joueur malin. Quand il a senti qu’il allait être déséquilibré, il ne s’est pas battu pour rester debout. Tout est allé très vite. C’est ce qu’il m’a affirmé dans le vestiaire”. Plus surprenant, l’actuel entraîneur adjoint du SM Caen livre un secret sur les conséquences de ce penalty : “L’action de Ravanelli ne nous a pas aidés. Résultat ? Aucune faute sifflée dans la surface pour l’OM jusqu’à la dernière journée du championnat. J’en ai compté au moins 7, elles nous ont peut-être fait perdre le titre cette année-là” avoue Coach Courbis. “Avec l’équipe offensive qu’on avait, j’aurais préféré finir sur un match nul contre le PSG et obtenir tous ces penaltys qu’on nous a empêché de marquer”. Une chose est sûre, ce fait de jeu causé par Fabrizio Ravanelli ne lui aura pas servi son image de grand attaquant. Il entretient toujours ce mythe qui perpétue la division historique entre supporteurs parisiens et marseillais.

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