lundi 4 mars 2024

Reine Taaramae : « Les gens attendaient trop de moi »

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Reine Taaramae est la tête d’affiche du recrutement de Intermarché Wanty Gobert. À 33 ans, le grimpeur estonien a une belle carrière derrière lui. Il veut mettre son expérience au service de ses nouveaux coéquipiers.

Vous sembliez bien chez Total Direct Energie. Pourquoi ce départ ?

J’étais en fin de contrat. Après trois saisons chez Total Direct Energie, c’est une nouvelle aventure pour moi. Je veux aider cette équipe à grandir. A 33 ans, je recherchais un défi pour encadrer les plus jeunes, ça me plait bien.

Avec votre expérience vous connaissez parfaitement le peloton, l’équipe est-elle en mesure d’exister en World Tour ?

J’ai signé pour une équipe Continental Pro et finalement on est en World Tour suite au rachat de la licence à CCC. C’est une bonne surprise. Oui elle a des qualités pour faire de bonnes choses, montrer une bonne image. C’est une équipe qui ressemble beaucoup à Total Direct  Energie, une équipe simple, avec une ambiance assez familiale. Il y a de la pression, mais une pression saine.

Reine Taaramae : « J’ai signé pour une équipe Continental Pro et finalement on est en World Tour ! »  

Vous étiez un coureur très prometteur à vos débuts (11ème du Tour en 2011, Ndlr). Comment expliquez-vous que vous n’ayez pas confirmé tous les espoirs placés en vous ?

Je pense que les gens attendaient trop de moi. Après un bon début de carrière, j’étais sur le bon chemin avant de stagner un peu. Lors d’un test d’effort au comité olympique, on a décelé que je manquais de puissance pour gagner des grands Tours. A partir de là, j’ai compris que j’étais plutôt un coureur pour les courses d’un jour ou de quelques jours, éventuellement gagner une étape sur un grand Tour comme à la Vuelta. J’ai revu mes ambitions.

Quelles sont vos ambitions personnelles sur cette saison ?

Je ne sais pas si ça arrivera cette saison, mais avant la fin de ma carrière j’aimerais gagner une étape sur le Tour (il en gagnée une sur la Vuelta en 2011 et une sur le Giro en 2016, Ndlr). Ce serait plutôt une étape pour baroudeur, c’est plus dans mon style et un jour un titre de champion du monde. Ça, c’est le rêve absolu de tous les coureurs.

Et quelles peuvent être les ambitions de l’équipe ?

Quelques coureurs connaissent déjà le World Tour. L’équipe était une bonne équipe, régulière à l’échelon inférieur. On va viser des victoires d’étapes et faire un apprentissage rapide sur les grandes courses pour les plus jeunes.

Retrouvez cette interview et beaucoup d’autres dans le magazine Le Sport Vélo n°68, en vente ici ou chez votre marchand de journaux.

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