vendredi 1 mars 2024

Remplaçant de Vieira, Ursea, impuissant, regarde Nice couler…

Rennes - Nice (vendredi, 21h)Rennes - Nice (21h)

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Début décembre, Jean-Pierre Rivère a mis le club en grand danger en virant Vieira pour installer sur le banc un entraîneur novice. A Nice, le mal est profond et pourrait conduire le club en Ligue 2.

14 points sur 45 : c’est le bilan comptable d’Adrian Ursea sur le banc de l’OGC Nice avant le périlleux déplacement des Azuréens à Rennes demain. Soit moins d’un point pris par match. Un rythme de relégable en puissance. D’ailleurs, la zone rouge se rapproche. Le 18ème (Nantes, depuis la victoire de Nîmes sur Lorient en match en retard) n’est plus qu’à six petits points. Ça fait mauvais effet pour une équipe qui a clairement affiché de hautes ambitions l’été dernier, après un recrutement imposant lors des derniers mercatos (78 millions d’euros en deux étés sans compter les prêts).

En cas de défaite à Rennes demain, si Nantes ou Lorient gagne (respectivement à Nîmes ou contre Saint-Etienne à domicile), les Aiglons ne seront plus qu’à trois points du barragiste…

Vers une catastrophe industrielle

Il y a un peu moins de deux mois et demi, à la suite de la défaite de l’OGC Nice contre Rennes pour sa première à domicile (après un nul ramené de Reims et une défaite en Ligue Europa chez les Israéliens de Beer-Sheva) Adrian Ursea mettait en avant le manque de confiance de son équipe. « On est dans une situation délicate, on doit vite tourner la page (…) Quand on joue sous pression, il y a une attente à la sérénité. Les joueurs sont perturbés et les accidents arrivent comme ça ».

Aujourd’hui, les accidents se succèdent malheureusement les uns aux autres depuis que Jean-Pierre Rivère l’a nommé à la place de Patrick Vieira alors que le club était 11ème avec neuf points d’avance sur le 18ème (Lorient) et un match de retard.

Une décision qui reste difficilement compréhensible chez de nombreux supporters, même si le champion du monde 98 était loin de faire l’unanimité. « La stratégie qui est d’écarter un entraîneur pour prendre un coach sans expérience et pour seulement quelques mois, j’ai du mal à la comprendre », nous expliquait notamment Fabrice début février.

Faute professionnelle pour le duo Rivère – Fournier ?

Depuis, son équipe de cœur avait donné l’impression de relever la tête, en battant Angers à l’Allianz Riviera et en s’imposant à Nîmes en 32èmes de finale de la Coupe de France. Derrière, le match au Parc avait même laissé entrevoir de belles choses…

Mais l’embellie a vite disparu derrière de gros nuages. Si la défaite lors du match en retard au Vélodrome pouvait avoir pour excuse les absences des recrues de janvier (Todibo et Saliba), le revers à domicile face à Metz trois jours plus tard (1-2) a replongé les Aiglons en pleine crise de résultats.

Et surtout, remis le duo Rivère-Fournier face à la terrible responsabilité prise cet automne en écartant Patrick Vieira. Aujourd’hui, c’est tout le club qui est en plein doute. Virer Vieira, pourquoi pas, mais encore faut-il avoir du solide à mettre à sa place pour relancer une équipe touchée par un début de saison difficile et privé de son capitaine, Dante, qui manque cruellement.

Et au rythme où ça va, c’est une véritable catastrophe industrielle qui se profile sur la Côte d’Azur. Pourtant, en décembre dernier après un succès importantissime à Nîmes (2-0, 15ème journée), Adrian Ursea était optimiste. « Il y a quelque chose qui se passe dans le groupe, on sera très attentif pour garder ça car ce sont des choses hyper importantes ». 

A l’époque, Nice avait encore dix points d’avance sur le 18ème et le 19ème (Lorient et Nîmes à égalité) et un match de moins…

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