samedi 2 mars 2024

Retour de Nice dans le rugby : une mission impossible ?

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Sous l’appellation du racing rugby club, le rugby a brillé à Nice (vice-champion en 1983, vainqueur du challenge Yves du Manoir en 1985). Le stade niçois rugby tente de rallumer la flamme sur la côte d’azur.

On retrouve au Stade Niçois Rugby quelques noms connus comme Sébastien Bruno l’ancien talonneur international (26 sélections, 4 essais), l’entraîneur des avants, des joueurs comme le 3ème ligne Steffon Armitage (en photo) ou le 2ème ligne Marvin Woki, le frère de Cameron.

« En Nationale, on est limité à cinq joueurs étrangers, rappelle Régis Bauché le Directeur Général du club azuréen. La Fédération a annulé les indemnités de déplacement sur les clubs. On avait une partie de partenariats de la FFR qui s’opérait par rapport aux longueurs de déplacement. Nice est le club qui se déplace le plus loin. On va avoir les mêmes dépenses, mais pas les mêmes recettes. On a un peu la sensation que quand on est dans le Sud-Ouest on n’a pas les mêmes dépenses ».

« Ajouté à cela une densité de clubs pas du tout similaire. Chez nous, il y a Monaco, Menton, Saint-Laurent-du-Var, à peu près six clubs dans le département. Il faut donc aller chercher des joueurs plus loin. Les logements coûtent plus cher aussi sur la Côte d’Azur. On éprouve un peu cette sensation qu’il y a le Sud-Ouest et le reste. Dax caracole en tête en Nationale. Ils n’ont pas un potentiel économique surdimensionné. Mais des valeurs qui sont les leurs. C’est à leur honneur. La réalité se situe sur le terrain ».

ll n’empêche. Dans un club comme le Stade Niçois on travaille également très bien.

« A Nice, on a un potentiel extraordinaire »

« On garde cette ambition intacte d’aller dans la division supérieure (Pro D2). On est sur la 5ème ville de France. On est montés de trois divisions en cinq, six ans. A chaque fois, on est allés chercher des moyens. On a cette chance d’être sur un territoire qui le permet. Si demain on monte en Pro D2, on ne sera ni plus ni moins que la plus grosse ville de cette division. Nice, c’est un demi-million d’habitants avec 8000 entreprises. Aujourd’hui, on a un club de 100 partenaires. On a un potentiel extraordinaire. Et pas pour faire l’aller-retour en Pro D2. A Nice, il faut que cela brille ».

« Il manque encore quelques ingrédients comme un ou deux partenaires, un ou deux bons joueurs, plus de spectateurs. Nice a connu le haut niveau il y a quelques décennies (dans les années 70 avec les frères Herrero, notamment, Ndlr). Ici, on est convaincus que si on parvient à raccrocher le wagon du professionnalisme, on a une superbe carte à jouer. Il faut qu’on aille au bout de la démarche c’est-à-dire la Pro D2. Sans faire ombrage à personne comme Chambéry ou Rennes, leur modèle est de tourner en Nationale. Pour nous, c’est l’antichambre de l’élite ». A Nice, il faut que ça brille et ça passe par une montée.

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