vendredi 14 juin 2024

Rétro : ces joueurs du PSG qui ont marqué le club malgré passage court

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Ce fut trop court pour qu’ils s’inscrivent dans la durée, mais suffisamment intense pour marquer l’histoire du club. De Leonardo à Djorkaeff, en passant par Surjak, Sorin ou Kean, ils ont préféré la qualité à la quantité et n’ont pas perdu leur temps à Paris.

IVICA SURJAK (1981-1982) 40 matches, 12 buts, 6 passes décisives

L’international yougoslave arrivait de l’Hadjuk Split où il avait eu maille à partir avec les Verts de Saint-Etienne quelques années auparavant, et allait s’envoler vers l’Udinese à la fin de la saison.

Comme tous les ressortissants des pays de l’Est avant la chute du mur de Berlin, il avait dû attendre ses 28 ans pour quitter son pays et exploiter enfin ses qualités d’attaquant excentré au pied gauche dévastateur. Deuxième meilleur buteur du club derrière Rocheteau, son nom restera à

jamais lié au premier titre de l’histoire du club, la Coupe de France 1982. En finale, il prit en effet sa revanche face à Saint-Etienne en étant à l’origine de deux buts (2-2) et en transformant son tir au but lors de la série victorieuse. Le dernier de ses 40 matches sous les couleurs parisiennes. Et de partir dans la foulée en Italie où l’Udinese lui offrait un salaire supérieur… malgré une tentative désespérée de Borelli pour le retenir.

KEES KIST (1982-1983) 47 matches, 18 buts, 2 passes décisives

Arrivé avec Ardiles et Susic, le buteur batave était un des symboles de la nouvelle ambition européenne du président Borelli. Révélé à l’AZ 67 Alkmaar avec qui il venait de réussir le doublé coupe-championnat aux Pays-Bas, et d’atteindre la finale de la Coupe UEFA après avoir sorti le FC Sochaux en demi-finale, Soulier d’Or européen 1979, l’international batave demi-finaliste de l’Euro 1976 avait déjà 30 ans lorsqu’il disputa son premier match avec le PSG en août 1982 à Monaco.

46 matches plus tard, il s’en allait à Mulhouse avec la satisfaction du devoir accompli, meilleur buteur du club, vainqueur d’une Coupe de France où il ne put aller audelà des quarts de finale en raison d’une blessure. Il était venu pour marquer, il y était parvenu en France, mais pas au niveau européen où son efficacité avait fait défaut en quarts de finale face aux Belges de Waterschei.

JOCELYN ANGLOMA (1990-1991) : 39 matches, 6 buts, 3 passes décisives

Avant de prendre une nouvelle dimension à l’OM, puis au Torino, à l’Inter Milan et à Valence, l’ancien lillois a réalisé une belle saison à Paris sous les ordres d’Henri Michel. Grâce à ses performances abouties sur le côté droit, il devint international A comme défenseur latéral.

Avec ses six buts et ses trois passes décisives, il fut à bien des égards un précurseur par sa capacité à animer tout le flanc droit. S’il n’a rien gagné à Paris, le Guadeloupéen aura laissé un bon souvenir… atténué par son départ pour Marseille.

YOURI DJORKAEFF (1995-1996) : 47 matches, 20 buts, 7 passes décisives

Il n’était pas encore champion du monde, mais en arrivant de Monaco à 27 ans, c’est avec l’ambition de conquérir l’Europe que le fils de Tchouki réalisa une des meilleures saisons de sa carrière avec la victoire en C2 comme apothéose avant une demi-finale d’Euro en Angleterre qui annonçait les triomphes futurs.

Avec une 9ème place au classement du Ballon d’Or 1996, il ne pouvait résister à l’appel de l’Inter Milan. Sans son « Snake » , son meilleur finisseur, le PSG revenait en finale européenne la saison d’après. Mais sans la même capacité à tuer les matches, malgré Leonardo, il manquait quelqu’un aux côtés de Raï et Loko.

LEONARDO (1996-1997) : 46 matches, 10 buts, 15 passes décisives

Arrivé discrètement du club japonais des Kashima Antlers, il est parti comme un seigneur après avoir grandement participé à une des plus fameuses remontada de l’histoire du PSG, face au Steaua Bucarest (5-0) en barrage d’accession à la phase de groupes de la Ligue des Champions.

En un an, l’élégant milieu brésilien avait montré suffisamment de choses, notamment en Coupe d’Europe des Vainqueurs de Coupes jusqu’en finale (buteur face à Liverpool en demi-finale), p

our prétendre signer au Milan AC, le rêve du champion du monde 1994. Il lui restait encore un an de contrat, mais le président Denisot lui avait promis de le laisser partir, après la défaite 0-3 sur tapis vert à Bucarest, en cas d’exploit au match retour. En délivrant quatre passes décisives, il faut croire que Léo avait très envie de partir… pour mieux revenir quinze ans après comme directeur sportif.

BENOÎT CAUET (1996-1997) : 48 matches, 6 buts, 4 passes décisives

Recruté à Nantes où il venait d’être champion de France, l’ancien marseillais n’a pas traîné à Paris où il venait pour confirmer le titre européen de 1996 et aller chercher un troisième titre national après 1986 et 1994.

S’il ne parvint à atteindre aucun de ces deux objectifs, finaliste face au Barça et vicechampion derrière Monaco, son abattage et son sens du collectif firent merveille au cours d’une saison pleine où il franchit un palier. La Serie A n’allait pas rester insensible à son talent…

PABLO SORIN (2003-2004) : 26 matches, 2 buts, 6 passes décisives

26 matches officiels… aucune défaite, l’international argentin a la particularité de ne jamais avoir perdu avec le PSG. Il a formé pendant une demi-saison, sur le côté gauche, une des paires les plus redoutables du championnat avec son compatriote Gabriel Heinze avec lequel il partageait la même grinta.

A peine arrivé pour redonner de l’élan au club dans les pas d’Halilhodzic, il fut même décisif dans un Classico au Vélodrome en demi-finale de la Coupe de France, avant d’aller chercher la coupe en finale quelques semaines plus tard et de laisser une empreinte indélébile à tous les supporteurs.

Mais, en délicatesse avec coach Vahid, il dût se résoudre à quitter le club contre son gré. Pour la petite histoire, il serait resté s’il avait accepté de ne disputer que la moitié des matches de l’Albiceleste, dont il était un des leaders. Comme il a refusé, il a signé à Villarreal pour les propulser en demi-finale de la Ligue des Champions !

MOISE KEAN (2020-2021) : 41 matches, 16 buts, 1 passe décisive

Prêté par Everton en octobre 2020, l’ancien petit prodige du foot italien a démontré beaucoup de caractère et de talent pour parvenir à trouver sa place au milieu des stars parisiennes. Non content de gagner du temps de jeu, il se montra décisif à de nombreuses reprises, même en Ligue des Champions à l’image de son chef d’oeuvre au Camp Nou pour une victoire 4-1 qui l’a fait directement entrer au panthéon des grands moments de l’histoire du club. A seulement 21 ans, il n’a pas fait le voyage à Paris pour rien…

Tom Boissy

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