dimanche 23 juin 2024

Rétro : les grands moments de la F1 en France

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Disputé sur plusieurs circuits, le Grand Prix de France était l’un des Grand Prix historique de la F1. Retour sur les grands moments qui ont fait la réputation de cette course qui a été retirée du calendrier 2023 et dont tous les fans français espèrent le retour.

1953 : Affrontement au sommet Ferrari-Maserati

Cette édition 1953 était très attendue, la presse parlant même de course du siècle. Ferrari est invaincue depuis 18 mois et Maserati ne rêve que d’une chose : faire chuter le cheval cabré. Cette mission revient au légendaire Juan Manuel Fangio. La lutte est dantesque, mais Mike Hawthorn ne craque pas et réalise un dépassement de folie dans le dernier virage. Il signe la première victoire de sa carrière et Ferrari conserve son invincibilité.

1954 : Retour de Mercedes

Juan Manuel Fangio prend sa revanche sur Ferrari l’année suivante. L’évènement de la course est le retour de Mercedes après 15 ans d’absence. L’une des Flèches d’Argent a été confiée à Fangio qui a quitté Maserati en fin de saison 1953. Le retour est gagnant, l’écurie fait un doublé avec Fangio et Kling. Ferrari n’a rien pu faire cette fois-ci et prend un tour par les Flèches d’Argent.

1958 : Les adieux de Fangio

Vainqueur en 1950, 1951, 1954 et 1957, Fangio a eu une belle histoire avec le Grand Prix de France. En 1958, la course est remportée par Mike Hawthorn, sa seule victoire de la saison, mais l’évènement est ailleurs avec la dernière course de Fangio et l’accident mortel de Luigi Musso, le pilote Ferrari. A 47 ans, il a remporté les quatre titres de champion du monde précédents mais, cette année-là, il a décidé de ne disputer que deux courses dans la saison, le Grand Prix d’Argentine et le Grand Prix de France et de se retirer calmement.

Sa Maseratti n’est pas compétitive, Hawthorn lui évite de prendre un tour de retard, le pilote anglais déclareraàlafindelacourse:» Onneprendpas un tour à Fangio. » Fangio est très marqué par la mort de son ancien coéquipier Luigi Musso, cette tragédie le conforte dans sa décision de mettre un terme à sa carrière. Le paddock dit adieu à l’un des plus grands champions de son histoire.

1979 : Une victoire 100% française

Jean-Pierre Jabouille remporte son premier Grand Prix. C’est une victoire 100% française au volant d’une Renault avec des pneus Michelin. C’est la première fois qu’une monoplace à moteur turbocompressé gagne le Grand Prix. Cette année-là, le Grand Prix de France est également marqué par une énorme bataille pour la 2ème place entre la Ferrari de Gilles Villeneuve et la Renault de René Arnoux.

1981 : L’avènement de Prost

Le Grand Prix de France se déroule en 1981 sur le circuit de Dijon. Le nombreux public va assister à l’avènement d’un pilote qui deviendra une légende et l’un des meilleurs pilotes du monde, Alain Prost. Au volant d’une Renault, Prost remporte son premier Grand Prix en F1. Il montera sur le podium à six reprises (1981, 1983, 1988, 1989, 1990 et 1993) avec quatre écuries différentes (Renault, McLaren, Ferrari et Williams).

1982 : Un quadruplé historique

L’édition 82 sur le circuit du Castellet réussit aux Français. Ils se distinguent dès les qualifications avec la pole position décrochée par René Arnoux au volant de la Renault. Dans cette course spectaculaire avec pas moins de 10 abandons dont celui de Nelson Piquet, René Arnoux, Alain Prost, Didier Pironi et Patrick Tambay réalisent un quadruplé historique et Renault un doublé.

L’ambiance n’est cependant pas à la fête et aux sourires, Alain Prost reprochant à son coéquipier René Arnoux de ne pas avoir respecté les consignes d’avant course qui consistaient à le favoriser car il était mieux placé dans la course au titre. Les supporteurs tricolores ont préféré, eux, fêter ce quadruplé historique.

1996 : Renault a aussi son quadruplé

Au Grand Prix de France 1996, c’est Renault qui réalise un quadruplé. Invaincu depuis 1991 en France, le motoriste français a, en plus, décidé de se retirer à la fin de la saison 1997, il place Damon Hill, Jacques Villeneuve, Jean Alesi et Gerhard Berger aux quatre premières places. Renault est alors au sommet de son art et rien ne lui résiste à Magny-Cours. C’est l’une des plus belles courses de l’histoire réalisée par le motoriste tricolore.

Les deux Williams-Renault ont devancé les deux Benetton-Renault. Un motoriste n’avait plus réussi un tel exploit depuis Honda au Grand Prix de Grande-Bretagne 1987 avec d’un côté Nigel Mansell et Nelson Piquet sur Wiliams, de l’autre Ayrton Senna et Satoru Nakajima sur Lotus. Une performance qui ravive les regrets des supporteurs qui regrettent le futur retrait de Renault.

2002 : Schumacher puissance 5

En 2002, le Grand Prix de France a eu un champion du monde. En s’imposant après avoir profité d’une erreur de Kimi Raïkkönen, Michael Schumacher validait son cinquième titre de champion du monde. Une course et un titre qui validaient une large domination pour le pilote allemand puisqu’il était couronné à six Grands Prix de la fin.

Mais, sur cette course, c’est plutôt Raïkkonen qui lui a offert la victoire, l’Allemand n’avait pas besoin d’aide, il n’en demandait pas tant. A cinq tours de la fin, le Finlandais a bloqué ses roues au freinage de la ligne droite, il a bloqué ses roues et s’est déporté au virage suivant, Schumacher en vieux briscard l’a débordé en prenant soin de le tasser pour lui mettre un peu la pression. Du grand art. Résultat, il devance le Finlandais de plus d’une seconde sur la ligne d’arrivée.

2004 : Le duel Alonso-Schumacher

En 2004, sur le tracé de Magny-Cours, le duel Alonso-Schumacher anime la course. La Renault et la Ferrari sont au-dessus du lot et les deux équipes se livrent une lutte stratégique de haut vol. Sur les 70 tours, Michael Schumacher s’arrête à quatre reprises dans les stands pour déstabiliser Alonso. Une stratégie risquée, mais payante puisque Schumacher s’imposera avec huit secondes d’avance. Ferrari ne s’est pas arrêtée là, elle a placé Rubens Barrichello sur la 3ème marche du podium.

Dans les derniers virages, le Brésilien prend le dessus sur l’Italien et finit 3ème. Ce jour-là, les spectateurs ont assisté à l’une des courses les plus stratégiques de l’histoire. Dans ces années-là, ce duel était très passionnant à suivre et toutes les stratégies étaient bonnes pour déstabiliser l’adversaire même une course à quatre arrêts.

2006 : Le record de Schumacher

La course a lieu à Magny-Cours et fête son centenaire. Des concerts sont organisés et sur la piste c’est Michael Schumacher qui régale. L’Allemand se sentait comme chez lui au Grand Prix de France. En 2006, il remporte la course pour la huitième fois de sa carrière (1994, 1995, 1997, 1998, 2001, 2002, 2004 et 2006) après avoir dominé les qualifications et réalisé le meilleur tour en course, Fernando Alonso et Felipe Massa n’ont pu rien faire face à la Ferrari. La Renault d’Alonso se hisse sur le podium aux côtés des deux Ferrari. Il remporte sa deuxième course d’affilée et creuse un peu plus l’écart au classement général des pilotes avec Fernando Alonso. C’est en 1994 avec Benetton-Ford que Michael Schumacher a remporté la première de ses 8 victoires en France. Il a gagné 2 fois avec Benetton et 6 fois avec la Scuderia Ferrari. Michael Schumacher est le recordman des victoires au Grand Prix de France devant Alain Prost et ses 6 victoires, Fangio et Nigel Mansell et leurs 4 victoires.

2008 : Clap de fin pour Magny-Cours

C’est la dernière fois que les monoplaces prennent la piste de Magny-Cours qui était utilisée depuis 1991. Kimi Raïkkonen a offert à Ferrari la 200ème pole position de son histoire. La course se passe moins bien pour le Finlandais qui laisse la victoire à son coéquipier Felipe Massa qui prend la tête du championnat. Le Grand Prix de France disparait du calendrier pour la plus grande déception des fans français.

2018 : Retour après une absence de 10 ans

C’est le circuit Paul-Ricard au Castellet qui est choisi pour accueillir le Grand Prix de France après dix ans d’absence. Un habitué car le circuit varois a accueilli l’épreuve 14 fois entre 1971 et 1983 et entre 1985 et 1990. Un grand show est organisé pour fêter ce retour.

Lewis Hamilton s’impose. Bottas et Vettel qui sont juste derrière Hamilton sur la grille s’accrochent, Vettel accroche le pneu arrière de Bottas qui part en tête-à-queue. Vettel a une pénalité de 5 secondes et devant Hamilton s’échappe. Avec ce succès, le pilote britannique réussit l’exploit de s’être imposé dans chacun des circuits présents au calendrier. Il s’imposera de nouveau dans le Grand Prix de France en 2019.

2022 : Un dernier tour de piste

Le Grand Prix de France vit ses dernières heures pour cette 62ème édition. L’épreuve ne sera pas reconduite au calendrier de la saison 2023, mais ce dernier Grand Prix a été le théâtre de nombreux records. Max Verstappen sera le dernier vainqueur en France. Avec cette 27ème victoire, il rejoint le triple champion du monde Jackie Stewart à la 9ème position des pilotes avec le plus grand nombre de victoires.

Verstappen devient aussi devant Mark Webber le pilote de l’équipe autrichienne avec le plus de Grands Prix disputés (130). De son côté, Lewis Hamilton monte sur le podium pour la 187ème fois. Et avec 18 672 tours, Fernando Alonso devient le pilote ayant parcouru le plus de tours en F1 avec 18 672 tours devant Kimi Raïkkönen (18 621 tours).

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