jeudi 29 septembre 2022

Rétro : les plus grands lauréats du Ballon d’Or, de A à Z

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Dans une liste non exhaustive, les joueurs ayant gagné le Ballon d’Or ont marqué l’histoire. Avec une pointe de subjectivité, la rédaction vous propose sa sélection de joueurs qui ont marqué les éditions.

ALBERT

Dans les années 60, l’attaquant hongrois a fait trembler les filets à de nombreuses reprises. En 1967, Florian Albert a été récompensé d’un Ballon d’Or et succède à l’Anglais Bobby Charlton. Le seul Ballon d’Or du football hongrois est décédé en 2011.

Il avait été flamboyant à la Coupe du Monde 1966, conduisant le ballon avec dextérité, la tête toujours levée, une élégance à la Kaka. En 350 matches avec Ferencvaros, son unique club, il avait marqué 250 buts entre 1958 et 1974 et 32 buts en 75 sélections.

En 1962, il a été élu meilleur jeune et meilleur buteur du Mondial et, en 1966, il a terminé meilleur buteur de la Coupe des Champions. Il délivrait aussi des caviars pour ses partenaires. Il était considéré comme l’un des footballeurs les plus élégants de tous les temps.

BECKENBAUER

Franz Beckenbauer a fait un doublé puisqu’il a remporté le trophée en 1972 et 1976. En 1972, il couronnait notamment sa victoire à l’Euro avec l’Allemagne et en 1976 il avait gagné la C1 avec le Bayern Munich et avait été finaliste de l’Euro. Franz Beckenbauer atteignait la consécration après des places au pied du podium en 1966, 1967, 1968 et 1970. Il était le deuxième allemand couronné après Gerd Muller. Chef de file de cette génération de footballeurs allemands racés, élégants, au toucher de balle très fin, Beckenbauer était un libéro élégant qui a redonné ses lettres de noblesse à l’Allemagne.

CHEVTCHENKO

C’est en 2004 qu’Andreï Chevtchenko a eu le trophée. Il évolue alors au Milan AC depuis cinq saisons en provenance du Dynamo Kiev. Attaquant d’exception, il ne parvient pas à reproduire ses performances en club avec la sélection ukrainienne. 3ème en 1999 et 2000, il avait été champion d’Italie cette année du Ballon d’Or et avait terminé meilleur buteur du Calcio avec 24 buts. Il avait devancé Deco vainqueur de la Ligue des Champions et Ronaldinho pour être le 3ème ukrainien distingué après Blokhine et Belanov.

DI STEFANO

La star du Real Madrid a reçu le trophée à deux reprises en 1957 et 1959. De nationalité argentine, il a été naturalisé espagnol en 1956 et il avait terminé deuxième en 1956 et avait obtenu un Super Ballon d’Or pour l’ensemble de sa carrière en 1989 et qui récompensait le meilleur joueur depuis la création du trophée.

Il a devancé Cuyff et Platini. Considéré comme l’un des meilleurs joueurs de tous les temps, il évoluait dans une équipe de rêve, le Real Madrid des années 50 qu’il guida de main de maître vers cinq Coupes d’Europe consécutives. Même le grand Stade de Reims n’avait rien pu faire pour les stopper. Attaquant du Real pendant onze ans, il est le 3ème meilleur buteur de l’histoire du Real avec 308 buts, record battu par Raul. Il a également été huit fois champion d’Espagne et a fini sa carrière à l’Espanyol Barcelone.

EUSEBIO

En 1965, la lutte a été serrée pou l’obtention du 10ème Ballon d’Or. Finalement Eusebio a pris le dessus sur Giacinto Facchetti. Surnommé la panthère noire, il était l’attaquant star du Benfica Lisbonne et a gagné la Coupe des Champions en 1962. Troisième de la Coupe du Monde en 1966, il avait terminé meilleur buteur de la compétition avec 9 buts. Eusebio fait partie des joueurs qui ont brillé non seulement en club, mais aussi en sélection. D’ailleurs, sa disparition en 2014 a entraîné trois jours de deuil national. Il a été le premier portugais à remporter le trophée.

FIGO

En 2000, Eusebio a eu un successeur pour le Ballon d’Or avec Luis Figo. Il a devancé Zidane et Chevtchenko. Transféré cette année-là de Barcelone au Real pour 60,1 millions d’euros, il était alors, à l’époque, le joueur le plus cher de l’histoire. Cinquième la saison précédente, Luis Figo devenait le troisième joueur du Real récompensé après Di Stefano et Kopa dans l’un des votes les plus serrés de l’histoire. Leader technique avec ses passements de jambes et des buts magnifiques, il a joué dans les plus grands clubs à Barcelone, au Real ou à l’Inter Milan.

GULLIT

Deuxième néerlandais à inscrire son nom au palmarès, Ruud Gullit succède en 1987 au mythique Johan Cruyff. Il évolue alors au Milan AC qu’il a rejoint l’été en provenance du PSV, survole les débats et l’emporte largement devant Paolo Futre. Surnommé la Tulipe Noire, il était capable de jouer partout, sauf gardien de but (!), sur un terrain.

Il avait un jeu complet avec un jeu de tête puissant, des courses dévastatrices et une bonne conduite de balle.

En deux saisons au PSV Eindhoven, il a inscrit 54 buts en 75 matches, a décroché deux titres nationaux et a été élu meilleur joueur du championnat.

HRISTO STOICHKOV

Il devait l’avoir en 1992, il l’a eu en 1994. Cette année-là, l’ailier gauche emmène la Bulgarie en demi-finale du Mondial. Avec six buts, il termine co-meilleur buteur de la compétition avec Oleg Salenko. Il évolue à Barcelone depuis 1990 et était le troisième joueur du club titré après Luis Suarez et Johan Cruyff. En 1994, il remporte aussi son quatrième des cinq titres de champion d’Espagne avec le Barça. Il est aussi finaliste de la Ligue des Champions.

ITALIENS

L’Italie a été honoré à cinq reprises même si certaines de ses stars (Totti, Buffon) l’auraient mérité, mais ne l’ont jamais eu. Entre 1961 avec Omar Sivori et 2006 avec Fabio Cannavaro, les Italiens lauréats n’ont pas toujours fait l’unanimité. En premier lieu Cannavaro qui a battu, à la surprise générale, Ronaldinho et Zidane.

Malgré une saison moyenne en club, il avait été le capitaine de l’Italie championne du monde. En 1993, c’est Roberto Baggio qui l’emporte alors qu’il joue à la Juventus. Un numéro 10 complet qui a remporté la Coupe UEFA en cette année 1993. Paolo Rossi en 1982 et Giovanni Rivera en 1969 ont complété le palmarès italien. Deux Ballons d’Or mérités.

JOHAN CRUYFF

Johan Cruyff a été le premier joueur à réaliser le triplé. En 1971, 1973 et 1974, le génial batave a soulevé la récompense suprême pour un footballeur sur le plan individuel. En 1974, il a été finaliste de la Coupe du monde, battu par l’Allemagne de Franz Beckenbauer son grand adversaire pour le Ballon d’Or.

Son titre de champion d’Espagne et son talent ont pris le dessus sur le palmarès de l’Allemand. En 1971 et 1973, ses victoires en C1 avec l’Ajax Amsterdam avaient été décisives dans son succès pour le Ballon d’Or. Un triplé mérité pour un homme qui a révolutionné les jeux des équipes de l’Ajax et de Barcelone.

KAKA

Kaka a été le dernier des lauréats avant la domination du duo Ronaldo-Messi. En 2007, le Brésilien dominait les deux joueurs, l’année de tous les succès pour lui avec une victoire en Ligue des Champions avec le Milan AC.

A partir des 8èmes de finale, il est décisif et cette campagne ajoutée à son talent, son aisance balle au pied lui permettent de remporter le trophée. Le Milan AC restera comme le club où il s’est le plus exprimé en Europe, son passage au Real entre 2009 et 2013 n’étant pas resté dans les annales.

LAW

En 1964, Denis Law a été un Ballon d’Or surprise face au grand favori Luis Suarez qui avait gagné les grands titres de l’année (Coupe d’Europe des Champions et intercontinentale avec l’Inter et Coupe d’Europe des nations avec l’Espagne).

Plaque tournante de Manchester United, il avait un fort tempérament qui plaisait aux Anglais. L’attaquant écossais a joué à Huddersfield, Manchester City et au Torino, mais c’est à United qu’il a connu ses plus grands succès avec notamment une Coupe d’Europe des Clubs Champions en 1968.

MESSI

Lionel Messi a logiquement été récompensé à partir de 2009. Il se l’est partagé avec Cristiano Ronaldo et l’a gagné à six reprises (2009, 2010, 2011, 2012, 2015 et 2019). Même s’il est l’un des plus grands footballeurs du monde l’un de ses Ballon d’Or a été contesté, celui de 2010, qui devait revenir à Xavi ou Iniesta qui avaient fait une grosse saison avec Barcelone et avec l’Espagne pour le titre de champion du monde. Les deux Espagnols ont été victimes de la dispersion de voix.

NEDVED

En 2003, la victoire de Pavel Nedved est sujette à polémiques pour le public dont le favori était Thierry Henry, élu deuxième meilleur joueur du monde derrière Zidane et devant Ronaldo, pas pour les votants puisqu’il a dominé les votes grâce à son influence dans l’équipe tchèque et sa finale de Ligue des Champions plus son titre de champion d’Italie avec la Juventus Turin. Il avait déjà sa carrière derrière lui, avait dépassé la trentaine et a été l’un des lauréats les plus âgés de l’histoire.

OWEN

Michael Owen est certainement l’un des Ballon d’Or qui a fait le moins l’unanimité. A 22 ans, l’attaquant anglais a réalisé, en 2000/2001, sa meilleure saison avec la victoire en Coupe UEFA sous le maillot de Liverpool. Owen a aussi gagné une League Cup, un Community Shield et a été le héros de la victoire en Cup avec son doublé face à Arsenal.

Ses coups d’éclat et ses buts spectaculaires cette année-là ont fait pencher la balance du côté anglais plutôt que vers Raul ou Oliver Kahn. Vingt-deux ans après la deuxième victoire de Kevin Keegan, le Ballon d’Or repartait donc en Angleterre.

PAOLO ROSSI

Paolo Rossi a été un des artisans de la victoire de l’Italie en 1982. Il a montré son intelligence tactique, son sens du but et a mérité le Ballon d’Or en fin d’année.

Il a été le meilleur du Mondial avec six buts et a marqué des buts importants comme son triplé face au Brésil ou son doublé face à la Pologne en demi-finale. Ce Mondial le relancera et il sera, l’année d’après, meilleur buteur de la C1 sous le maillot de la Juventus. C’est la dernière année que le trophée est revenu au meilleur joueur de la Coupe du monde.

QUARANTE ET UN ANS

Stanley Matthews a attendu d’avoir 41 ans pour décrocher le Ballon d’Or, le premier de l’histoire. Surnommé le Sorcier du dribble, l’ailier anglais n’avait rien gagné cette année de 1956, mais avait fait un match énorme avec l’Angleterre à Wembley face au Brésil. Il avait marqué les esprits. Il devançait Di Stefano pourtant vainqueur de la Coupe des Champions. Ballon d’Or à 41 ans, il a arrêté sa carrière (Stoke et Blackpool) à 50 ans.

RONALDO

Trois Ronaldo ont eu le Ballon d’or, les Brésiliens Ronaldo et Ronaldinho (en photo) et Cristiano Ronaldo le Portugais. Ronaldo a ouvert le bal avec deux Ballons d’Or en 1997 et 2002. Un plébiscite pour le premier brésilien Ballon d’Or. A 21 ans, il était aussi le plus jeune lauréat. Vainqueur de la Coupe des Coupes, de la Coupe du Roi, meilleur buteur de la Liga, il brillait sous le maillot du Barça. Il récidivait en 2002 avec… le Real. Cette année-là, il a profité de sa superbe Coupe du monde. Celui de Ronaldinho en 2005 vient couronner une année exceptionnelle. Il a été champion d’Espagne avec Barcelone, a remporté une Supercoupe d’Espagne et une Coupe des Confédérations. Ronaldinho a surtout fait étalage de son talent, de sa virtuosité balle au pied. Enfin, Cristiano Ronaldo est le co-recordman avec Lionel Messi et leurs cinq victoires chacun entre 2008 et 2017 (2008, 2013, 2014, 2016 et 2017).

SAMMER

Ce n’est pas souvent qu’un défenseur est récompensé, ça a été le cas avec Matthias Sammer en 1996. Vainqueur de l’Euro en 1996, champion d’Allemagne avec Dortmund il a réalisé une grosse saison, mais il ne l’a emporté que d’un souffle face à Ronaldo. Dans son jeu, Sammer ressemblait beaucoup à Franz Beckenbauer son prédécesseur allemand au Ballon d’Or. Malgré son poste de défenseur, il prenait le jeu à son compte.

TCHÈQUE

Légendaire meneur de jeu tchécoslovaque, Josef Masopust a été finaliste du Mondial 1962 et Ballon d’Or la même année. Surnommé le chevalier du football, il a été l’un des premiers joueurs box to box de l’histoire. Relayeur, meneur, dribbleur, finisseur, il savait tout faire. Cette année-là, il devient aussi champion de Tchécoslovaquie avec le Dukla Prague pour la première fois (il le sera aussi en 1963 et 1964). En 2003, Pavel Nedved deviendra le deuxième tchèque Ballon d’Or.

UNION SOVIÉTIQUE

Trois joueurs de l’(ex-)Union Soviétique ont décoché le Ballon d’Or. Belanov, Blokhine et Yachine, deux attaquants et un gardien. Le premier a été Lev Yachine, seul gardien couronné, en 1963. Il a réalisé une grande carrière exclusivement au Dynamo Moscou. Il avait notamment été élu meilleur gardien de la Coupe du Monde 1966.

L’attaquant Oleg Blokhine a été le 20ème Ballon d’Or en 1975. L’atout maître du Dynamo Kiev et de l’URSS avait séduit par son style, sa vitesse et son punch. En 1986, Igor Belanov est un buteur insaisissable, tout lui réussit. Il gagne la Coupe des Coupes, brille au Mondial avec un triplé contre la Belgique entre autres et est champion d’URSS avec le Dynamo Kiev sous la houlette de Valéri Lobanovski.

VAN BASTEN

L’attaquant néerlandais fait partie du cercle fermé des joueurs à trois Ballons d’Or. En 1988, 1989 et 1992, il a soulevé le trophée tant convoité. Il a rejoint le Milan AC en 1987 en provenance de l’Ajax Amsterdam et gagne tous les titres possibles. Avec ses compères néerlandais, il gagne l’Euro en 1988 et termine meilleur buteur avec 5 buts. En 1989 et 1990, il gagne la C1 avec notamment deux buts en finale de 1988. En 1990 et 1992, il termine aussi meilleur buteur du championnat d’Italie (19 et 25 buts).

WEAH

C’est au terme d’une belle année 1995 sur le plan individuel que George Weah a été sacré. Pour la première fois, le Ballon d’Or n’est pas réservé aux joueurs européens et le Libérien en profite pour se glisser dans le palmarès. Weah a été joueur africain de l’année, meilleur joueur d’Europe et joueur FIFA de l’année.

Il a fait le doublé coupe-championnat avec le PSG, mais a marqué les esprits en Coupe d’Europe avec huit buts en Ligue des Champions dont un qui est entré dans l’histoire au Bayern Munich. Il réalise aussi une belle fin d’année avec le Milan AC qu’il a rejoint pendant l’été. Weah est, à ce jour, le seul Africain au palmarès du Ballon d’Or.

LES FRANÇAIS QUI ONT DÉJÀ EU LE BALLON D’OR

Quatre Français, trois milieux de terrain et un avant-centre, ont obtenu le Ballon d’Or : Raymond Kopa, Michel Platini, Jean-Pierre Papin et Zinédine Zidane. Premier français à s’expatrier dans les années 50, Kopa faisait l’unanimité avec le Real Madrid. En 1958, il gagne la Liga, la Coupe d’Europe et termine troisième du Mondial.

La France attendra les années 80 pour avoir un autre trophée avec Michel Platini qui le gagnera trois fois (1983, 1984 et 1985). Maître à jouer de la Juventus, il a notamment été finaliste de la C1 en 1983 et vainqueur en 1985 avec le titre de meilleur buteur (7 buts). Jean-Pierre Papin a été primé en 1991 alors qu’il évolue à l’OM.

Cette année-là, il a enfilé les buts, a été finaliste de la coupe d’Europe des Clubs Champions, champion de France et meilleur buteur du championnat. Zinédine Zidane sera sacré, lui, en 1998 grâce à ses performances avec la Juventus et son titre de champion du monde.

YACHINE

Seul gardien à avoir gagné le Ballon d’Or, Lev Yachine a révolutionné le poste. Yachine a été l’un des premiers gardiens à jouer libéro. Il était en fin de carrière après une Coupe du Monde 1962 moyenne quand il a été primé en 1963. Il a disputé 812 rencontres officielles dont 207 sans encaisser de but. L’année de son sacre, il a remporté son 5ème titre de champion d’URSS avec le Dynamo Moscou.

ZIDANE

Zinédine Zidane est le dernier Français à avoir gagné le Ballon d’Or. Le héros français du titre de champion du monde 1998 ne pouvait pas laisser échapper le trophée. Son doublé en finale du Mondial face au Brésil a marqué les esprits. Il remporte deux titres de champion d’Italie en 1997 et 1998. Ces deux années-là, il échoue en finale de Ligue des Champions. Malgré ses belles saisons au Real Madrid, il ne gagnera pas d’autres Ballons d’Or.

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