dimanche 23 juin 2024

Roland-Garros : pourquoi Carlos Alcaraz est le digne héritier de Rafael Nadal

À lire

À 21 ans, il est déjà sur une nouvelle final de Grand Chelem, l’Espagnol apprend vite et améliore au fil de la quinzaine parisienne l’ensemble de ses qualités pour devenir le successeur de Rafael Nadal dans le temps ? Alcaraz l’est déjà dans le coeur des fans de Roland Garros.

5 sets contre Sinner et pas de quoi effrayer le numéro 3 mondial qui défiera l’Allemand Zverev en finale de Roland Garros. Pour la première fois dans l’histoire du 21ème siècle, la porte d’Auteuil ne compte aucun membre du Big 4. Nadal éliminé au premier tour, Murray et Federer ne sont plus là et Djokovic a lâché avant même son quart de finale.

De toute façon, le dernier carré marquait une page d’histoire pour cette édition 2024 de Roland Garros avec un quatuor inédit sur l’ocre de Paris. Mais un homme reste tout de même constant depuis qu’il a franchi tous les paliers du tennis mondial. Carlos Alcaraz va sans doute vivre la finale la plus difficile de sa jeune carrière à Paris. Il pourrait d’ores et déjà mettre son nom encore un peu plus dans l’histoire du tennis.

À LIRE AUSSI : toute l’actu tennis

21 ans et le petit chelem en ligne de mire

Carlos Alcaraz a montré quel grand champion il peut devenir. Le numéro 3 mondial a géré sa quinzaine d’une main de maître pour se retrouver sur une demi-finale qui sentait la poudre. D’autant plus avec un scénario par deux fois en sa défaveur.

Sauf que le petit Espagnol a appris comme mentionné dans sa conférence de presse d’après match. Le quart de finale contre Djokovic l’an dernier a servi de leçon pour le clan espagnol. Contre Sinner, il a eu l’audace de maintenir un niveau de jeu et une concentration qui fait la force des grands champions.

Sa qualification en 5 sets et 4h07 de jeu démontre toute la solidité de l’Espagnol sur cette surface si particulière. Même si quelques défauts sont encore perceptibles, à 21 ans, il est déjà grand. Car aucun membre du Big For n’avait décroché en si peu de temps une troisième couronne. Il pourrait déjà s’adjuger son premier Roland à 21 ans contre un adversaire qui ressemble furieusement à un spécialiste sur le fond du court.

La clé pour Alcaraz : faire courir son adversaire

Carlos Alcaraz veut être l’égal voir la compilation des 4 géants du 21ème siècle. C’est une fusion de Federer, Nadal, Djokovic et Murray qu’il recherche. Non pas dans l’objectif de copier leur tennis, mais d’y prendre le meilleur pour devenir le joueur exceptionnel qu’il souhaite.

D’ailleurs, Alcaraz possède un atout en plus. Sa parfaite synchronisation entre le jeu de jambes et la qualité des coups. Sinner en sait quelque chose. lui qui n’a pas cessé de courir à partir de la deuxième manche jusqu’à la cinquième.

L’Espagnol maîtrise parfaitement la tactique du point. Autrement dit, celle qui consiste à faire varier les coups entre du jeu au filet et le fond du court. Ce que faisait très bien un certain Roger Federer.

Sur le jeu de jambes, il a emprunté les qualités de Novak Djokovic, pour la puissance des coups, celle de Nadal. Enfin, pour Murray, c’est le mental. L’Anglais était réputé pour ne rien lâcher et se sortir de scénario parfois catastrophe. De plus, Murray n’a quasiment jamais abandonné un match hormis pour sa période avec une prothèse. Pour le reste, c’était un formidable athlète.

Zverev, le meilleur adversaire pour le jeu de Carlitos

Il y a déjà une différence physique entre les deux hommes. Alcaraz a forcément observé le quart de finale de l’Allemand contre De Minaur. Le point faible de l’Allemand réside dans la cadence de course et la volonté de tenir l’échange.

Puis, malgré une demi-finale de 4h07, Carlos Alcaraz a passé bien moins de temps sur le cours que son concurrent Allemand. Une donné à prendre en compte sur la longueur d’une finale qui sera disputée.

Carlos Alcaraz devra jouer sur de nombreuses variations tant sur le plan technique que tactique. En effet, ses balles bombées ont l’inconvénient de faire sauter son adversaire et de déclencher une reprise d’appui obligatoire.

C’est le premier atout. Ensuite, dans le jeu des amortis, il devra en user à bon escient. Ce sera la condition idéale pour fatiguer Zverecv qui n’aime pas les allers et retours entre sa ligne et le filet. En tout cas, l’Espagnol garde une palette de coups plus nombreuse que son adversaire qui dispute sa première finale à Paris.

À LIRE AUSSI : Federer sur Amazon le 20 juin

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Actu

spot_img
spot_img

À lire aussi