jeudi 29 septembre 2022

Rugby : les champions du monde U20 veulent bousculer la hiérarchie

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Si la France n’a jamais été championne du monde, les jeunes, eux, l’ont été. Ils ont ouvert la voie en 2018 avec le titre mondial en U20. Plusieurs joueurs sacrés s’imposent aujourd’hui en Top 14 et représentent plus que jamais l’avenir du rugby français.

En 2018, quand les Bleuets ont été sacrés champions du monde à Béziers après des victoires en demi-finale sur la Nouvelle-Zélande puis en finale sur l’Angleterre, la star et le numéro 10 était Louis Carbonel (photo). Tous les observateurs voyaient en lui le futur ouvreur des Bleus. Leur évolution en club, les choix de sélectionneurs ont inversé la tendance en installant Romain Ntamack à l’ouverture du Stade Toulousain et de l’équipe de France.

Pour la finale, il évoluait au centre et quand il est revenu à Toulouse, il était aussi centre avant de prendre le dessus sur Zack Holmes en dix. Louis Carbonel, de son côté, était utilisé à Toulon en alternance avec Anthony Belleau avant que ce dernier ne recule à l’arrière : « Quand vous avez deux joueurs avec le talent de Louis et Romain, vous cherchez à les associer, il faut avoir les deux sur le terrain en même temps d’autant plus que les qualités de Romain lui permettent d’être aussi efficace au centre qu’à l’ouverture. Ce sont, avec Jalibert, les joueurs les plus talentueux qu’il m’ait été donné d’entraîner. Ce trio sort vraiment du lot », analyse le sélectionneur U20 de l’époque Sébastien Piqueronies.

« CARBONEL, NTAMACK SONT, AVEC JALIBERT, LES JOUEURS LES PLUS TALENTUEUX QU’IL M’A ÉTÉ DONNÉ D’ENTRAÎNER »

Sébastien Piqueronies

Louis Carbonel (photo) est désormais titulaire incontournable à Toulon et il devrait rejoindre rapidement Ntamack en équipe de France, même s’il doit faire face à la grosse concurrence de Jalibert. Les Lyonnais Demba Bamba et Pierre-Louis Barassi, le Montpelliérain Arthur Vincent, le pilier toulonnais Jean-Baptiste Gros ou le Bordelais Cameron Woki ont, eux, goûté aux joies de l’équipe de France alors que Lucas Tauzin a été appelé lors du dernier Tournoi, mais le centre ou ailier toulousain tout comme son coéquipier Guillaume Marchand doit d’abord s’imposer en club avant de rêver d’un avenir bleu.

Kilian Geraci et Jordan Joseph ont aussi été appelés par le staff des Bleus pour préparer le dernier Tournoi des Six Nations. Ils sont dans l’antichambre des Bleus et s’installent petit à petit au LOU et au Racing 92. Le demi de mêlée stadiste Arthur Coville et le 3ème ligne Charlie Francoz ont également une carte à jouer cette saison en club depuis l’arrivée de Thomas Lombard et d’un manager, Gonzalo Quesada, qui fait de plus en plus confiance aux jeunes.

Sébastien Piqueronies : « Il est difficile d’évaluer l’évolution d’un jeune joueur, ça dépend de nombreux paramètres dont l’un des plus importants, la capacité du garçon à franchir le palier vers l’équipe professionnelle, mais certains se démarquent quand même, Romain, Demba et Louis étaient déjà très forts ». Les autres champions du monde (Azagoh, Boniface, Brenan, Berruyer, Francoz, Gimbert, Lamothe, Laporte, Lavault, Marty, Séguret) vont devoir cravacher pour passer de l’ombre à la lumière afin de ne pas rester sur le bord de la route.

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