samedi 20 juillet 2024

Rugby : quelles solutions pour sauver l’arbitrage français ?

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Si les Bleus brillent sur les pelouses françaises, les arbitres, eux, en ont moins l’occasion. Avec seulement deux représentants français, cette Coupe du monde ne sera pas celle des arbitres français. Faut-il s’en inquiéter ?

La France n’a que deux arbitres sur cette Coupe du monde, un au centre et un comme arbitre assistant sur les 25 désignés pour l’évènement. Mathieu Raynal et Pierre Brousset sont les deux heureux élus, mais ce chiffre est très faible au regard du nombre de Français qui ont officié par le passé sur les rencontres internationales. L’arbitrage français est en difficulté et Franck Maciello, directeur national de l’arbitrage, avance des explications :

« La crise COVID a eu un impact. Il a fallu remonter la pente, revenir à des effectifs d’avant COVID. Nous n’avons pas encore atteint notre objectif de 3000 arbitres, nous sommes à 2700. Mais nous travaillons pour augmenter ce chiffre » avant d’ajouter : « Pour ce Mondial plus spécifiquement, on a eu un concours de malchance avec Alexandre Ruiz et Pascal Gaüzere qui ont arrêté leur carrière du jour au lendemain en 2021 pour prendre d’autres directions professionnelles. »

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« Une belle génération arrive »

« Nous n’avons pas pu tester d’autres arbitres. On ne prépare pas des arbitres pour une édition mondialiste en deux ans. On aurait pu espérer voir Tual Trainini, mais World Rugby ne l’a pas sélectionné. » S’il est décevant d’avoir si peu d’arbitres officier lors d’une Coupe du monde à domicile, l’avenir est loin d’être sombre, la Fédération et les instances de l’arbitrage travaillent pour redonner à l’arbitrage français la place qu’il mérite. La nouvelle génération qui arrive est talentueuse et Franck Maciello est confiant pour les années à venir :

« Nous sommes de nouveau confiant. Nous avons une belle génération qui progresse et arrive à maturité. Les phases finales de Top 14 et Pro D2 se sont bien passées, il n’y a pas eu de polémique. Nous en profitons pour travailler le système de formation et nous multiplions les échanges avec les instances internationales pour leur montrer notre travail et oeuvrer afin qu’elles fassent de nouveau confiance à nos arbitres. »

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