jeudi 23 septembre 2021

Rugby : une collection de maillots unique au monde !

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Frédéric Denat
Journaliste

A Stellenbosch, Théo Geustyn (64 ans) a développé une passion dévorante pour les maillots. Et de créer « l’ultimate rugby experience ». Aujourd’hui devenue la plus grande collection privée du monde avec plus de 800 pièces, la plus ancienne datant de 1921.

Qu’est-ce qui vous a poussé à démarrer cette collection unique puis à la transformer en musée ?

Mon père a joué à un bon niveau de rugby donc le sang du rugby a toujours coulé dans la famille. J’ai commencé à faire des albums, des « scrapbooks », à l’âge de 10 ans, en 1967. Le premier que j’ai terminé était sur la tournée 1967 de l’équipe de France en Afrique du Sud. Mon meilleur album sera probablement celui des Invincibles, les British Lions de 1974.

À mon avis, c’était la meilleure équipe à avoir jamais fait une tournée en Afrique du Sud. Je me suis ensuite concentré sur la collection de maillots au milieu des années 70. Elle est devenue si importante que j’ai dû commencer à l’exposer. J’avais donc besoin de plus d’espace. C’est là que l’idée d’un musée a surgi et que j’ai décidé de sortir de l’image du musée traditionnel pour changer le concept et l’appeler l’Ultimate Rugby Experience. C’est probablement l’un des plus grands musées du genre consacré à tous les rugbys du monde.

Quel maillot de votre collection est le plus précieux à vos yeux ?

Pour moi, ils sont tous précieux et il y a une histoire à raconter à propos de chacun. Mais si j’avais à en raconter une, ce serait probablement celle d’Henry Morkel, un Springbok de 1921, et de son duel épique avec le Néo-Zélandais J-J Steel. Parvenir à réunir deux pièces comme celles-là est très émouvant car les deux maillots ont aujourd’hui tous les deux 100 ans et sont quasiment comme neufs !

Quel a été le maillot le plus difficile à intégrer à votre collection ?

Les maillots les plus anciens sont toujours les plus difficiles à obtenir, mais j’en mettrais deux au-dessus des autres. D’abord le maillot des Springboks de 1937 qui ont en fait été couronnés champions du monde non officiels avant la seconde guerre mondiale après avoir remporté la tournée 1937 en Nouvelle-Zélande. Ensuite celui de l’équipe de France de 1958 pour leur première tournée en Afrique du Sud avec un leader brillant et stratégique qui s’appelait Lucien Mias. Les Français avaient surpris les Springboks avec de nouvelles tactiques intéressantes, ce qui leur avait finalement permis de remporter la série des deux tests.

Théo Geustyn rêve de récupérer les maillots des capitaines finalistes de la World Cup

Quel maillot rêvez-vous d’avoir ?

Probablement un White Springbok Jersey de 1906 et 1912/1913, pour les deux tournées au Royaume-Uni au cours de ces années. Mais il est tout simplement impossible de les trouver…

Vous avez beaucoup de pièces ou de maillots français ?

Jamais assez ! J’adore les maillots de rugby français. J’en ai plus d’une trentaine ; Martine 1958, Spanghero 1964, Dauga 1968, Yachvili 1971, Jean-Pierre Romeu 1974, Fouroux 1975, JeanPierre Rives 1980, Blanco 1980, Sella 1992, Benazzi 1995, Cabannes 1997… et vous pouvez continuer ainsi jusqu’à aujourd’hui !

Serez-vous en France pour la Coupe du Monde 2023 ?

J’adorerais et si je peux récupérer les maillots des deux capitaines qui joueront la finale… ce serait le top !

Connaissez-vous d’autres collectionneurs comme vous dans le monde, en France peut-être ? I

l y a de grands collectionneurs à travers le monde comme Carl Wilson en Nouvelle-Zélande, Nigel Wray Saracens, Bertrand Guillement en France, Michael Fahey en Australie et quelques autres…

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