vendredi 14 juin 2024

Sa nouvelle carrière débute, il regrette d’être parti trop tôt en NBA

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Joueur talentueux au parcours parsemé d’embûches, Sekou Doumbouya a mis un peu de temps à se remettre de son passage raté en NBA. Aujourd’hui, sa nouvelle carrière commence.

Même si les deux hommes ne se sont pas côtoyés longtemps à Roanne, le lien a bien existé entre Jean-Denys Choulet et Sekou Doumbouya : « On disait que Sekou Doumbouya était supposé être un joueur compliqué. Il démontre de belles choses avec Roanne. Avec moi, il n’a jamais posé aucun problème. Il était plus remarquable dans son travail qu’autre chose. Malheureusement, je n’ai pas eu la chance de le voir beaucoup. Je pense qu’avec lui on aurait eu les armes pour s’en sortir. Avec lui, on était armés pour se maintenir. »

« Je ne pense pas par contre que la pièce rapportée en la personne de Wayne Selden, exjoueur NBA (Nouvelle-Orléans, Memphis, Chicago, Knicks, 124 matches NBA, Ndlr), va changer quoi que ce soit. Le président a décidé de changer de coach. On voit les résultats… ».

Si Sekou Doumbouya se reprend bien à Roanne (22,4 points de moyenne depuis son arrivée), le cheminement rêvé n’était pas celui-là. Drafté en 15ème position par Detroit en 2019 après une seule saison dans l’élite à Limoges, il espérait son avenir radieux en NBA. A 18 ans et quelques mois, tout semblait bien parti pour le natif de Conakry.

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« J’ai eu un dégoût du jeu, j’ai pensé arrêter »

La réalité a prouvé le contraire. Surtout après une blessure au pied qu’il contracte quand il est chez les Lakers. Ensuite, c’est le trou noir : « J’ai eu un dégoût du jeu, j’ai pensé arrêter » dira-t-il : « Il est parti trop tôt en NBA, estime Choulet. Il n’était surtout pas très bien entouré. Quand on part tôt comme il l’a fait, il faut qu’il y ait une structure derrière capable de lui offrir un coach et des assistants coachs, étant comme un peu leur papa avec tout ce que cela comporte. Cela signifie sanctionner quand il le faut. »

« Malheureusement, quand ces joueurs-là arrivent en NBA et sont livrés à eux-mêmes surtout quand ils viennent d’un milieu défavorisé c’est encore pire je ne parle pas de Sekou spécialement il y a vraiment ce besoin d’avoir un accompagnement. Ils se trouvent basculés dans un monde qu’ils ne connaissent pas. Il faut être solide et bien secondé pour s’en sortir ».

Pour cet ancien grand espoir du basket français, à la Chorale, c’est comme une deuxième carrière qui débute. A seulement 23 ans. Pour les autres, son parcours doit servir d’avertissement.

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