vendredi 19 août 2022

Saint-Étienne et Bordeaux, attention au crash sportif

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Saint-Étienne et les Girondins de Bordeaux ont connu une horrible année 2021-2022. À tel point que le divorce entre les supporters d’un côté, puis les joueurs et la direction de l’autre est actée depuis leur descente. Entre Gérard Lopez incapable de donner une vision au club bleu marine et un duo de président périmé dans le Forez, deux clubs mythiques sont en danger de mort sportive.

Il y a quelques années en arrière, le peuple vert souriait comme un seul homme. En collant des raclées à son ennemi lyonnais dans les derbys dans le chaudron, les grandes soirées européennes contre Manchester. Tout cela semble bien loin, comme invisible dans le rétroviseur de la voiture des verts. AUjourd’hui, l’ASSE avance dans le brouillard d’une saison de Ligue 2 particulièrement difficile.

Pour tourner la page Dupraz, les Verts font appel à un ancien de la maison, tiens, tiens comme son voisin lyonnais il y a quelques temps, la recette avait fonctionné… Batlles prend les manettes d’un club sans pilotes. La désertion du navire par Caiazzo est officielle depuis des mois. Préférant le luxe de Dubai au temps légèrement frileux du Forez. Quant à Romeyer, c’est un retraité épuisé qui essaye de maintenir la barque dans le sens du vent.

Dans ce marasme, l’ASSE se fait discret, à l’image de son entraineur. Laurent Batlles connaît parfaitement la maison verte et son public. Mieux encore, il a aidé Troyes à remonter dans l’élite du foot français. De quoi être optimiste.

Saint-Étienne arrive avec un gros budget pour la Ligue 2

Si l’ASSE semble prêt à affronter une saison loin d’Amazon et de ses caméras braquées sur la Ligue 1, c’est une lente reconstruction pour tout un club. Le souci, c’est avec quelle stratégie ? car Sainté nage en eaux troubles. Les Verts ne feront pas de folies sur le mercato. Pire, leurs cadres décampent.

Sainté se serre la ceinture quand on sait que le club n’a pas de grande surface financière. C’est à se demander où est passé l’argent des belles années ? Car l’ASSE se ventait d’une gestion parfaite, loin du déficit de l’OL. C’était avant la pandémie. Car depuis, les sous se font plus rares pour le club phare des années 70.

Batlles seul aux manettes c’est une bonne chose, reste à savoir ce qu’il pourra mettre en oeuvre. Avec plus de moyens que pour Troyes, une remontée directe en Ligue 1 n’est pas à exclure. Mais ce sera difficile avec seulement deux montées dans l’élite au terme de la saison. Et déjà trois points de retard. Sainté devra se montrer à l’aise, offensif et trouver le chemin pour se retrouver en Ligue 1.

Pas évident quand de nombreuses zones d’ombres planent encore sur les finances du club. Les verts seront surveillés de prêt car ils font partie des favoris pour décrocher le graal. Même si la remontée automatique est un exploit quasiment impossible à réussir (le FC Metz l’a fait en 2003).

Bordeaux, c’est la grande inconnue

À Bordeaux, c’est l’inconnue du siècle. Relégué en Ligue 2, les Girondins ont connu une sanction administrative plus forte. La DNCG a décidé de plonger Gérard Lopez dans un pétrin solide avec une rétrogradation en National 1.

Les Girondins feront sans Briand mais de manière différente. D’abord, en interne, les salariés sont inquiets d’une possible évolution en National. Pour cause, Bordeaux devrait diviser son budget de plusieurs millions d’euros. Les bleus marines ont aussi du souci à se faire pour leur place au Matmut Atlantique.

L’été des Girondins sera scellé début juillet avec un passage devant la DNCG. De quoi donner des sueurs froides à tout un club qui serait en grand danger pour la région. Bordeaux laisserait le TFC assumer la représentativité du Sud-Ouest en Ligue 1 pour au moins deux ans.

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