lundi 15 juillet 2024

Sarah Michel-Boury : « J’ai passé un cap »

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Déjà médaillée aux JO de Tokyo, Sarah Michel-Boury revient dans l’arène pour apporter toute expérience au groupe France pour sa dernière campagne internationale à 35 ans.

A quel poste allez-vous être utilisée sur ces Jeux ?

Je pense que je suis une 1/2. Après, ça dépend avec qui je joue, le style de jeu que l’on prône. A Bourges, par exemple, ça m’arrive de jouer 2 ou 1. Je pense que je peux jouer aux deux postes. C’est plutôt une force. Je parviens à faire jouer mon équipe et à essayer de mettre mes coéquipières en valeur. Plus personnellement, j’arrive à me créer des stops tirs. Je suis efficace là-dessus.

C’est le début d’une dernière ligne droite vers une superbe aventure, mais on sait que vous n’en serez pas toutes. Comment le vit-on ?

On y pense forcément. On sait qu’il y a une sélection. C’est dans un coin de notre tête. Pour ma part, je vais mettre le collectif en avant. Et si on fait la meilleure préparation possible, l’équipe sera la plus prête possible.  Si on donne le meilleur de nous-mêmes, on aura le plus de chances d’y être. On va juste essayer de jouer comme on le fait d’habitude avec plus d’intensité.

« Le collectif avant tout »

Vous évoluez à un poste où il y a beaucoup de concurrence. Ce n’est pas facile de se faire sa place ?

On est énormément, ça permet de voir que le basket français vit bien. C’est bien qu’il y ait autant de concurrence. Pour les joueuses, ça nous pousse vers le haut. Il y aura une concurrence à tous les postes. C’est bien de démarrer et de se dire qu’il faut aller chercher sa place.

Vous avez fini la saison avec un titre en Coupe de France avec Bourges. Comment pouvez-vous capitaliser là-dessus ?

On a eu une fin de saison avec Bourges compliquée (éliminée en quarts de finale du championnat de France par Tarbes, Ndlr) même s’il y a eu une belle fin. Tout au long de l’année, mon rôle a évolué tout comme ma confiance en moi. J’avais plus de responsabilités, je devais un peu plus gérer l’équipe. J’ai pris ce rôle à cœur et ça m’a donné davantage de confiance. J’ai passé un cap.

Le fait de jouer en Euroligue et en EuroCup cette année vous apporte-t-il d’autres choses que les joueuses qui n’ont pas disputé de Coupe d’Europe comme Carla Leite ?

Jouer l’Euroligue et l’Eurocup, c’est disputer davantage de matches. L’intensité est différente même si la Wonderligue (le championnat féminin de basket français) est un des meilleurs championnats. C’est un avantage de poids.

Propos recueillis par Yohan Mouchon

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