vendredi 14 juin 2024

Scuderia Ferrari : une grande histoire avec la F1

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Ferrari est de retour au sommet pour ce premier grand prix, avec la pole position de Charles Leclerc. L’écurie italienne est l’une des plus emblématiques du paddock. Elle a traversé les époques avec plus ou moins de bonheur. Retour sur les plus grandes heures de la Scuderia.

La naissance de la Scuderia

C’est le 16 novembre 1929 que la Scuderia Ferrari nait grâce à Enzo Ferrari. Enzo Ferrari est alors pilote chez Alfa Romeo, c’est aussi un industriel. Avec deux associés, Alfredo Caniato et Mario Tadini et avec l’aval d’Alfa Romeo, il fonde, à Modène, la Societa Anonima Scuderia Ferrari. Il achète des voitures de course Alfa Romeo et participe

aux courses inscrites au calendrier sportif national. Filiale d’Alfa Romeo, elle devient indépendante en 1940, elle a déjà déménagé en 1933 à Maranello.

Les débuts en F1

La Scuderia Ferrari fait ses débuts en F1 en 1948. Le championnat du monde n’existe pas encore. A partir de 1949, les Ferrari accumulent déjà les succès. En 1950, le championnat du monde de F1 est créé, Ferrari va y participer et y écrire sa légende.

Les premiers titres mondiaux

Alfa Romeo domine les deux premières éditions du championnat du monde avec Farina et Fangio mais, fin 1951, Alfa Romeo se retire laissant la voie libre à Ferrari qui décroche le premier titre mondial de son histoire avec Alberto Ascari en 1952. Le pilote italien réalise le doublé en s’imposant également en 1953. Il signe un record historique de 9 victoires consécutives à cheval sur deux années. Juan Manuel Fangio, Mike Hawthorn (1958), Phil Hill (1961) rajoutent trois titres mondiaux des pilotes au palmarès de l’écurie. Après quelques années en retrait, le Scuderia revient dans le jeu en 1964 avec Surtees qui se mêle à la course au titre. Au terme d’un scénario à suspense lors du Grand Prix du Mexique, John Surtees remporte le titre suprême.

Les années Lauda

Le titre de John Surtees est suivi de nombreuses années de doutes. Il faut attendre le milieu des années 70 et l’arrivée de Niki Lauda pour relancer la machine. Lauda arrive grâce à Luca di Montezemolo qui vient d’être nommé directeur sportif. Il restructure le secteur technique en faisant revenir deux hommes importants des succès passés ; Mauro Forghieri et Clay Regazzoni qui avaient été écartés en 1972 après une série de mauvais résultats. Passé près du titre en 1974, Niki Lauda survole le championnat et ne rate pas l’occasion de décrocher le titre mondial des pilotes, le premier de Ferrari depuis 1964. Lauda récidivera en 1977 et Jody Scheckter s’impose en 1979. L’écurie remporte aussi quatre titres des constructeurs (1975, 1976, 1977, 1979) en cette période de fin d’années 70.

Villeneuve, la disparition du champion adulé

Gilles Villeneuve ne sera jamais champion du monde, mais il a marqué à jamais la Scuderia, ses supporteurs. Considéré par Enzo Ferrari comme l’un des plus purs talents qu’il n’ait jamais vu, le Canadien se tue en 1982 lors des qualifications du GP de Belgique. Surnommé le petit prince, il était adoré car il avait un style spectaculaire. Il avait terminé vice-champion du monde en 1979, un an après son arrivée. Cette année-là, il a disputé face à René Arnoux lors du GP de France l’un des plus beaux duels de l’histoire de la F1. Enzo Ferrari le considérait comme son fils et le peuple de la Scuderia le vénère encore aujourd’hui.

Le duo Todt-Schumacher entre dans la légende

Michael Schumacher est l’un des plus grands pilotes que Ferrari ait connus. Pendant dix ans, entre 1996 et 2006, il remporte 72 GP, cinq titres mondiaux des pilotes entre 2000 et 2004 et six titres constructeurs. Le pilote allemand travaille en étroite collaboration avec Jean Todt. Les deux hommes feront partie des plus grands hommes que la Scuderia ait connus. Au-delà des titres, ils ont fait évoluer Ferrari à un niveau rarement atteint.

Les derniers titres mondiaux

En 2007, Kimi Räikkönen remporte le quinzième titre pilotes de la Scuderia. L’année d’après, Ferrari s’imposera chez les constructeurs, engrangeant ainsi un seizième titre. Cette même année, Felipe Massa est battu de justesse pour le titre par Lewis Hamilton dans le dernier virage du dernier Grand Prix. D’autres pilotes essaieront de faire triompher la Scuderia, en vain. Fernando Alonso échoue de peu en 2010 et 2012 face à Sebastian Vettel. Ce même Vettel qui rejoindra Ferrari en 2015, mais ne parviendra pas à lui faire gagner des titres, l’Allemand s’inclinant deux fois en 2017 et 2018

face à Lewis Hamilton. L’âge d’or de la Scuderia est fini, l’écurie italienne entre dans une zone de turbulences qui la mènera au milieu du peloton, à lutter pour prendre des points et non plus pour le titre mondial.

Cap 1000…

En 2020, Ferrari a fêté son 1000ème Grand Prix en Italie. Un cap symbolique passé à une période où Ferrari est rentrée dans le rang. L’écurie italienne ne se bat plus pour les titres, mais tous les supporteurs espèrent que ce n’est qu’un mauvais passage et que Ferrari va retrouver des couleurs dès 2022.

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