lundi 4 mars 2024

Tenu en laisse par la DNCG, l’OL à Lens avec un quatrième staff aux commandes !

LENS - LYON (17h)

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Jérémy Kinot
Jérémy Kinot
Journaliste

LENS – LYON (17H)

Battu par Lille, l’OL se déplace à Lens avec un 6ème entraîneur sur le banc. Un quatrième staff. Alors que la DNCG contrarie encore les certitudes de John Textor, le club joue clairement ses dernières cartouches, à Bollaert (17h) puis au Vélodrome mercredi.

C’est avec les mains liés que l’OL est ressorti de son passage devant la DNCG. Le gendarme financier du football français attend des documents pour garantir les explication de Joh Textor. Et pour l’instant, le club ne peut pas dépenser comme il le souhaiterait en janvier.

Pourtant, si on écoutait John Textor l’audition devant la DNCG s’était bien passée. Le propriétaire américain s’e’y est rendu avec Thierry Sauvage, toujours Directeur Général de l’OL pour quelques semaines (il sera remplacé par la suite par Laurent Prud’Homme en début d’année 2024) et en est ressorti en expliquant que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Les Lyonnais avaient d’ailleurs rappelé les différentes lignes budgétaires favorables pour une levée des sanctions : ventes de 90 millions d’euros, OL Reign à hauteur de 53 millions d’euros et refinancement de la dette. La DNCG a décidé de contrarier les plans de l’Américain. Du moins pour l’instant.

650 salariés, 458 millions d’euros de dettes, l’OL est-il trop dépensier ?

A L’OL, on se pose des questions. Sur le rythme de vie du club, qui ne peut plus supporter ses charges, à commencer par le stade. Le gros point noir d’un stade 100% privé se retrouve dans les comptes du club : prêt à rembourser, gestion et frais quotidiens à prendre en main. L’OL le sait depuis 2016 et le remboursement du stade demandera encore du temps. On estime jusqu’à 2044, les créances de l’Olympique Lyonnais.

Sauf que le covid a privé l’OL de deux années pleines de revenus, des dizaines de millions d’euros qui sortent des comptes. Sans oublier le PGE qui pèse sur les finances lyonnaises pour quelques mois encore.

Pour certains, c’est ce qui empêche Textor de mettre en place son modèle. Surtout que que Lyon a creusé son déficit sous la gouvernance de Jean-Michel Aulas. Le club paye chaque mois 650 salariés, soit un effectif conséquent pour un club de Ligue 1. Ni l’OM, ni le PSG n’ont autant d’employés.

Face à ce constat d’une masse salariale énorme, Textor a déjà négocié le départ de plusieurs directeurs et directrices de l’OL. Le travail de refinancement était nécessaire pour placer l’OL sur de bons rails. Reste à en donner les preuves concrètes à la DNCG pour se donner les moyens de sauver le club.

En attendant les premiers effets de Juninho, de retour, mais sans revenir (une invention de John Textor…), pour éviter une descente en Ligue 2, Lyon a encore décidé de changer de staff, une quatrième fois sur une saison. Une première. Après l’intérim de Vulliez, Bréchet et Anderson plutôt convaincant, puis l’épisode Grosso, place à Pierre Sage, en attendant un 7ème entraîneur.

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