mardi 4 octobre 2022

Théo ou Lucas Hernandez, qui est le plus fort ?

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A la base, c’est Théo qui avait tapé dans l’oeil de l’Atlético Madrid. Enfants, quand les deux frères évoluaient au Rayo Majadahonda à Madrid, Lucas n’avait fait que suivre son cadet pour être finalement lui aussi recruté et prendre un ascendant qu’il a conservé depuis. Pour mieux lui préparer le terrain ? Ou lui laisser la place ? Car les deux frangins n’ont pas tout à fait le même profil.

Lucas Hernandez, un mental d’acier

JEU ET TECHNIQUE : 7/10

Sa polyvalence lui a permis d’exister très jeune face à des joueurs qui avaient pourtant beaucoup plus d’expérience. Plutôt dans l’axe avec ses clubs, c’est sur le côté gauche, pour exploiter sa vitesse, sa qualité de pied, et son sens du jeu que Deschamps préfère l’utiliser en équipe de France.

Car, sans être un grand technicien, balle aux pieds, il est capable de faire des différences, de prendre les espaces pour aller au bout de ses actions, terminer par un centre ou s’appuyer sur un attaquant. Sa marge de progression est certainement dans la finition (3 buts et 9 passes décisives seulement en près de 200 matches pros)

PHYSIQUE : 7/10

Il est le prototype du joueur moderne avec son mètre quatre-vingt quatre pour un gabarit « passe partout »  qui lui permet d’exister dans tous les domaines. Solide à l’impact, rugueux, très bon dans les duels, il n’est que rarement trahi part son physique.

Depuis ses débuts pros, il n’a en effet connu que deux blessures sérieuses, la première (début 2019) n’avait pas empêché le Bayern de miser sur lui, la seconde ayant contrarié ses débuts en Bundesliga (fin 2019). Rapide et tonique sur ses appuis, sa capacité à reproduire les efforts en fait un animateur de couloir infatigable qui n’a pas peur de se livrer offensivement car il sait qu’il aura la caisse pour revenir défendre.

EXPÉRIENCE : 8/10

Vainqueur de la Ligue Europa et champion du monde la même année (2018), il avait déjà atteint la finale de la Ligue des Champions en 2016 avec l’Atlético pour ses vingt ans ! Avec le Bayern, il a passé la vitesse supérieure avec une année 2020 exceptionnelle où il a gagné cinq trophées : la Bundesliga, la Coupe d’Allemagne, la Ligue des Champions et les deux Supercoupes, d’Europe et d’Allemagne, avant la Coupe du monde des clubs en 2021.

Avec 37 matches européens, dont 31 en Ligue des Champions, son expérience en Liga, où il a explosé, sa capacité à s’adapter aux exigences de la Bundesliga en font, à seulement 25 ans, l’un des défenseurs les plus cotés et, déjà, l’un des palmarès les plus étoffés du foot français.

MENTAL : 9/10

Son parcours de vie, de footballeur l’a formaté pour le combat. Parce que sa jeunesse n’a pas été simple, il s’est forgé un mental hors norme dans la difficulté. Cette caractéristique s’est affirmée ensuite au contact d’un entraîneur comme Diego Simeone.

« Je n’ai pas eu une enfance normale. J’ai vécu sans père, juste avec ma mère et mon frère. Surtout, quand on était en Espagne, ma mère ne travaillait pas et nous n’avions pas de sous. C’est mon grand-père qui nous a sortis du trou. J’ai vécu des moments durs, j’ai toujours été présent et fort mentalement. C’est ce qui fait que je suis là aujourd’hui. »  

TOTAL : 31/40

THÉO HERNANDEZ

JEU ET TECHNIQUE : 8/10

Si son frère a été formé dans l’axe, Théo a toujours été latéral gauche, une position préférentielle qui lui offre plus de repères et en fait un vrai animateur de couloir, très porté vers l’avant. Sa plus-value se situe dans le domaine offensif où ses attitudes, lorsqu’il a le ballon, ont plus à voir avec un vrai attaquant qu’avec un défenseur. Ses stats en témoignent, il a déjà marqué 13 buts et 10 passes décisives en deux saisons de Serie A. Pour lui, sa marge de progression se situe davantage dans le placement, un domaine où il se fait parfois surprendre.

PHYSIQUE : 7/10

Il est fiable physiquement… et n’a été impacté par une blessure sérieuse que lorsqu’il est arrivé au Milan AC. Son intégration a été retardée, mais pas remise en cause tellement son profil physique, presque identique à son frangin, colle aux exigences de son poste : tonicité, puissance, rapidité, engagement de tous les instants. Présent dans les airs et au sol grâce à un engagement au-dessus de la moyenne, il n’affiche aucun gros point fort, mais surtout aucun vrai point faible ce qui en fait le prototype du défenseur moderne.

EXPÉRIENCE : 6/10

Après avoir fait ses débuts chez les pros, avec Alaves, à 19 ans, sa progression a suivi une trajectoire moins linéaire que celle de son frère. Théo, lui, a changé de club à quatre reprises en quatre saisons, de l’Atlético au Milan AC en passant par Alaves (finale de Coupe du Roi perdue face au Barça en 2017), le Real Madrid et la Real Sociedad, chaque fois pour un an.

C’est surtout à San Sebastian qu’il a franchi un palier, titulaire indiscutable, pour se faire recruter par le Milan AC où, depuis deux saisons, il participe au renouveau du club, vice-champion d’Italie en 2021 et qui lui permettra de retrouver une Ligue des Champions entrevue à trois reprises avec le Real en 2017/2018.

MENTAL : 8/10

« Lorsqu’il était au Real Madrid ou à la Real Sociedad, il avait plus de mal, précise Lucas, mais depuis qu’il est au Milan AC, il est plus confiant et ça se voit dans les matches, ses stats sont meilleures, avec des passes et des buts. »  Face à Parme, en décembre, il y est même allé d’un doublé (2-2), ce qu’aucun défenseur milanais n’avait réussi depuis Alessandro Nesta en 2009 ! Cette réussite lui a forcément ouvert d’autres perspectives et un nouvel appétit.

Comme s’il se décomplexait enfin de l’ombre de son frère. Il y a un an, après sa première saison de Serie A, il n’hésitait pas à déclarer : « Les entraîneurs ont leurs idées et leurs joueurs mais, honnêtement, il me semble qu’après une saison pareille… l’Euro est mon objectif, j’ai un an pour le réaliser ! »  De 2020 à 2021, le défi est le même, le calendrier tout juste repoussé à 2022 pour… la Coupe du monde !

TOTAL : 29/40

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