mardi 4 octobre 2022

Tony Estanguet (Paris 2024) : « On va définir une nouvelle carte des sites »

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Deux ans avant les Jeux Olympiques, le président de Paris 2024, affiche ses convictions et évoque « une nouvelle carte des sites ».

A deux ans des Jeux Olympiques, le président de Paris 2024, Tony Estanguet a fait un point général sur l’organisation, continuant notamment d’affirmer la volonté d’organiser la cérémonie d’ouverture sur le Seine et assurant que tout est réuni pour « organiser des Jeux très spectaculaires ». Il a aussi évoqué l’importance du département de la Seine-St-Denis, « principal bénéficiaire des Jeux » et reconnu que certains sports allaient changer de site, à l’image du basket.

C’est important pour vous de communiquer régulièrement sur les Jeux Olympiques, de promouvoir l’événement ?

La journée olympique est un moment fort pour Paris 2024. Depuis 2017 en fait, avant même d’avoir reçu l’obtention des Jeux, on voulait chaque année montrer un petit aperçu de l’état d’esprit dans lequel on est.

« On sent que le projet continue d’avancer »

C’est aussi l’occasion de susciter des vocations…

Exactement on a tous été plus jeunes. Moi je me souviens de ces moments ou j’ai été inspiré par des grands champions qui m’ont donné envie de faire du sport. Tout le monde ne connait pas le canoë-kayak, le trampoline, le tir à l’arc… parce que ce sont des disciplines qui passent un peu moins souvent à la télévision.

A deux ans des JO, vous en êtes où ?

On sent que le projet continue d’avancer. On a par exemple le chantier du centre aquatique olympique, qui est une belle infrastructure. Au niveau des chantiers les choses avancent plutôt très bien, on est dans les temps.

Au niveau de la préparation de l’organisation, la aussi ça avance bien. On est en préparation de 879 compétitions, donc c’est un vrai défi, mais il y a une envie vraiment collective et on trouve des solutions.

Même si de temps en temps, il faut s’ajuster, s’adapter. ça a été le cas ces dernières semaines et ce sera probablement le cas pendant les deux prochaines années, mais on a su démontrer depuis cinq ans qu’on arrive à garder une envie très forte de trouver des ajustements quand il y en a besoin.

« Le projet est attractif et il va s’autofinancer grâce aux grandes entreprises françaises »

On a notamment beaucoup parlé du Basket… Finalement, où va se jouer le tournoi ?

Le basket fait parti effectivement des ajustements sur lesquels on travaille actuellement. On a une séance du conseil d’administration de Paris 2024, le 12 juillet, pour justement essayer de définir une nouvelle carte des sites, avec quelques sports qui vont un peu bouger.

On s’est rendu compte que, sur les 54 sports, il y avait encore des difficultés, ici ou là, donc on continue d’avancer, avec le souci de garder l’équilibre budgétaire comme une priorité, mais aussi l’équilibre environnemental.

Réduire de moitié les émissions carbones en fait partie. En étant capable d’utiliser des sites qui sont déjà existants, et de voir comment on optimise au mieux les structures.

Vous êtes dans le budget ? Niveau, sponsors on a vu Carrefour qui a signé avec vous…

En 2018, l’objectif, pour Paris 2024, était de financer les Jeux avec de l’argent privé. 4 milliards d’euros de budget pour le comité d’organisation, financé à 98 % par de l’argent privé, on est toujours sur ce modèle, on avance… On avait identifié que fin 2021, on devait être à 66 % aux deux tiers de nos revenus déjà sécurisés, ça a été le cas. J’ai fixé l’ambition d’être à 80 % fin 2022 on est serein en notre capacité à atteindre ces 80 % d’objectifs sécurisés. On a vu de nouveaux partenaires qui ont rejoint la dynamique de Paris 2024. Le groupe Aegis, puis le groupe carrefour… Le projet est attractif et il va s’autofinancer grâce aux grandes entreprises françaises.

«  La cérémonie d’ouverture, il faut que ce soit une signature, il faut que ce soit aussi l’incarnation de notre ADN »

Et pour la cérémonie d’ouverture, où en est-on ?

Pour la cérémonie d’ouverture également, on continue d’avancer, c’est important pour nous là aussi, de démontrer la capacité de Paris 2024 à innover.

Faire en sorte que ces Jeux soient différents. La cérémonie d’ouverture est le moment le plus regardé des jeux, il faut que ce soit une signature, il faut que ce soit aussi l’incarnation de notre ADN. On veut des Jeux spectaculaires, on veut des Jeux populaires, on veut des Jeux durables.

Ce format de cérémonie d’ouverture en ville, sur la Seine, doit justement démontrer cette capacité collective de la France pour organiser de grands moments.

Les évènements récents du Stade de France, lors de la finale de la Ligue des Champions, ne sont guère convaincants…

Oui, il y a des questions sur la sécurité suite à ce qui s’est passé au stade de France, mais là aussi, je voudrais dire que cela fait déjà deux ans qu’on travaille sur le protocole de sécurité de Paris 2024, en coordonnant l’ensemble de l’expertise qui existe en France sur le sujet.

Il y a eu des dizaines d’événements sportifs majeurs organisés dans ce pays, on a déjà organisé des Jeux Olympiques, on sera au rendez-vous en 2024, pour organiser des jeux très spectaculaires.

Organiser une journée Olympique, ici devant le stade de France, c’était envoyer un message, un mois après les événements ?

C’était important pour nous de garder l’ambition de démontrer que la Seine-St-Denis est au coeur de la réussite de Paris 2024, depuis le début de l’aventure. Paris 2024, ce sera le meilleur de la France, le meilleur de notre ville de Paris donc on aura des compétitions au pied de la tour Eiffel, place de la concorde, au château de Versailles, au grand palais, aux invalides, mais on veut aussi que ce projet soit utile pour un territoire qui en a besoin.

La Seine-St-Denis,  c’est le département le plus jeune, qui est le moins doté en équipement sportif et qui va bénéficier de la dynamique des Jeux, donc on est fier effectivement d’être aujourd’hui au contact de la population dans un super état d’esprit. Les jeux, c’est cet état d’esprit festif et tous les témoignages qu’on a pu recueillir lors de cette journée Olympique.

Les gens sont hyper fiers que l’on soit venu ici organiser cette journée Olympique et que ces jeunes aient eu la possibilité de faire du sport avec les plus grands champions Français.

« C’est important pour nous de garder l’ambition de démontrer que la Seine-St-Denis est au coeur de la réussite de Paris 2024 »

La Seine-St-Denis, c’est symbolique ?

Pour nous, ça a du sens d’être ici, en Seine-St-Denis, parce que c’est le territoire en France qui va le plus bénéficier de la dynamique des Jeux. Les trois-quarts de l’investissement, sont faits ici, en Seine-St-Denis. Il y aura 4 000 logements, des infrastructures sportives qui seront rénovées et des programmes développés.

Il y a déjà deux millions d’euros qui ont été investis par Paris 2024 dans des fonds d’accompagnement auprès d’associations, pour développer la place du sport, dont dans les écoles. 40 % des écoles primaires de Seine-St-Denis font du sport tous les jours maintenant grâce au dispositif de Paris 2024. On avance petit à petit, mais sereinement, pour essayer de créer de l’impact grâce au sport dans ce département.

Avec aussi l’apport de bénévoles issus de ce département. Combien en attendez-vous ?

Le maximum ! Encore une fois notre objectif, tant sur la billetterie que sur les programmes des volontaires, c’est d’associer la population de ce département, on travaille étroitement avec les acteurs locaux. On dit aux gens qui ont envie de faire partie de l’aventure, et il y en a beaucoup : commencez à vous inscrire, ça va bientôt arriver.  Le recrutement de volontaire va commencer en février 2023, mais dès maintenant vous pouvez commencer à vous faire connaître si vous avez envie de faire Partie de cette aventure.

Propos recueillis par Philippe Carnus (Mon Paris FM)

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