vendredi 24 mai 2024

Tony Gallopin (Trek Segafredo) : « Je ne reviens pas avec le même statut »

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

Pour oublier ses deux dernières saisons difficiles chez AG2R, Tony Gallopin a repris la direction de l’équipe, RadioShack devenue Trek Segafredo, où il s’était révélé en 2013.

Comment appréhendez-vous ce retour dans une équipe que vous connaissez bien ?

C’est une nouvelle étape dans ma carrière. Après deux saisons compliquées chez AG2R, j’avais envie de voir autre chose, de me fixer de nouveaux objectifs, de me lancer de nouveaux défis.

Revenir dans son ancienne équipe n’est jamais évident…

Depuis près de dix ans, la réalité de cette équipe a quand même pas mal changé. Mes anciens coéquipiers sont devenus directeurs sportifs et plus aucun coureur que j’ai connus n’est encore là, donc je n’ai pas vraiment l’impression de revenir dans la même équipe.

Mon statut a également beaucoup évolué. Lorsque je suis parti, j’étais un jeune coureur en pleine progression qui venait de gagner sa première grande classique, la Clasica San Sebastian. Désormais, j’ai 33 ans et j’imagine que ma position dans l’équipe sera différente, plus dans un rôle de capitaine. Cela fait une grande différence.

Gallopin entouré de jeunes talents

Justement, avec quels objectifs allez-vous attaquer cette saison 2022 ?

J’intègre une équipe composée de beaucoup de jeunes talents et qui compte sur moi pour les accompagner, les conseiller. Je ne connais pas encore le programme de courses, mais ce devrait être articulé autour des classements généraux au service de Ciccone ou pour les Classiques avec les jeunes.

Vous restez toujours ambitieux, notamment pour aller chercher cette troisième victoire d’étape en grand Tour ?

Ça fait quand même un bout de temps que je ne me suis plus positionné pour la victoire… (depuis la 7ème étape de la Vuelta le 31 août 2018, Ndlr) Il va d’abord me falloir retrouver mes sensations, me remettre au niveau. Je suis déjà heureux d’arriver dans une équipe qui me fait confiance. A mon âge, je ne voulais pas aller n’importe où et rejoindre un staff que je savais déterminé à me recruter a été important.

Quel regard portez-vous sur votre carrière ?

Depuis Dijon, que de chemin parcouru ! Je suis fier de tout ce que j’ai accompli, de mes bons résultats. Franchement, au début, je ne pensais pas pouvoir atteindre ce niveau. J’ai beaucoup progressé. Désormais, après un passage plus difficile, j’aspire rebondir le plus haut possible.

En rejoignant Trek Segafredo, vous quittez la France, ce que peu de coureurs français font. Avez-vous une explication ?

C’est en train de changer… les mentalités évoluent. De mon côté, la nationalité n’a jamais été un critère pour choisir mes équipes. En tout cas, je ne l’ai jamais appréhendé sous cet angle, davantage comme une opportunité à saisir, une expérience de plus à vivre.

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