dimanche 11 avril 2021

Tour de France : les Français ont-ils leur chance ?

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C’est une obsession : les coureurs français sont attendus sur le Tour de France. Sans doute encore un peu plus cette année pour deux raisons. Lors de la dernière édition, les deux grands espoirs, Romain Bardet et Thibaut Pinot ont déçu. D’autre part, les talents de la nouvelle génération comme Gaudu ont leur carte à jouer. Enfin, le favori tricolore Julian Alaphiippe sera à surveiller.

Depuis 1985, année de la dernière victoire d’Hinault, cela fera 36 ans en 2021 qu’un Français n’a plus gagné le Tour de son pays. Malgré les apparences d’une peu glorieuse 11ème place en 2020 pour le premier français au général (Guillaume Martin). La série n’a jamais paru aussi près de s’interrompre.

D’abord parce que la course est plus ouverte que jamais. Elle le sera encore davantage en juin avec un parcours moins sélectif. Aucun monstre intouchable ne parvient plus à la maîtriser totalement. Ensuite parce que quelques talents émergents (Gaudu) ou déjà bien établis (Pinot, Martin, Alaphilippe, Bardet) ont le profil pour, au moins, en rêver.

Pour le manager des Cofidis, Cédric Vasseur, la question mérite en tout cas d’être posée. « Contrairement aux années 90 ou 2000, je pense qu’il n’y plus de blocage structurel ou psychologique qui permette de dire qu’un Français ne peut pas gagner le Tour.

Les équipes françaises du peloton se sont modernisées et ont pour la plupart rattrapé leur retard. Sur un Tour 2021 peut-être un peu moins difficile que les années précédentes. Si on considère le nombre d’arrivées au sommet, Alaphilippe peut gagner, évidemment, car le parcours ouvre un spectre plus large de vainqueurs potentiels.

Pinot fera le Giro, Bardet va décider…

Pinot s’est loupé en 2020, il finira bien par être au top au bon moment un jour (ndlr : pas cette saison puisqu’il a choisi le Giro). Gaudu progresse, peut-être pas encore assez pour la gagne. Bardet va changer d’équipe, sera-t-il prêt pour changer aussi de dimension ? En tout cas, ça reste ouvert pour les Français comme rarement depuis vingt ans.

Et ça ferait un bien fou de voir un Français en jaune à Paris. Mais c’est tellement difficile de gagner. Cela me semble moins être un problème de nationalité que de circonstances : parvenir à être en forme au bon moment. »

Et nous de faire un rêve où un Bardet (qui décidera de sa participation à la fin du mois) en grande forme, aurait les coudées franches chez DSM (ex-Sunweb). Pour enflammer la course dans le sillage d’un Alaphilippe égal à lui-même. Sous le regard d’un Gaudu à l’affût de la moindre défaillance et précieux pour contrôler Bernal, Pogacar et Roglic.

Tom Boissy

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