Afficher le sommaire Masquer le sommaire
Mercredi, Sabri Lamouchi a été officiellement présenté en tant que nouveau sélectionneur de l’équipe nationale tunisienne. Lors de cette conférence de presse, le technicien de 54 ans a dû revenir sur un épisode vieux de plus de 30 ans : sa décision de représenter la France plutôt que la Tunisie en tant que joueur.
Une opportunité manquée avec la Tunisie
Double nationalité franco-tunisienne, Lamouchi a expliqué que tout avait commencé en 1993, lorsqu’il avait été convoqué par la Tunisie pour un match amical, mais sans jamais entrer en jeu. À l’époque, il évoluait en deuxième division à Alès : « On a dit que la fédération était venue me chercher. Ce n’est pas vrai. Mon cousin, qui travaillait dans les médias, m’a recommandé à la fédération. J’ai répondu présent. Si je n’avais pas eu envie, je ne serais pas venu », a-t-il rappelé.
Malheureusement, la suite ne fut pas à la hauteur de ses attentes. « Je me suis échauffé pendant 30 minutes, je n’ai pas joué et je n’ai eu aucune réunion avec le sélectionneur. » Quelques années plus tard, alors qu’il explose à Auxerre, aucune nouvelle de la fédération tunisienne ne lui parvient. C’est naturellement qu’il accepte alors de porter le maillot français, disputant 12 rencontres entre 1996 et 1998, dont la demi-finale de l’Euro 1996.
Retour conciliant sur son rôle actuel
Lamouchi insiste sur le fait qu’il n’a « ni besoin de se justifier, ni de s’excuser » pour ce choix passé. Tout en adoptant un ton plus apaisé, il ajoute : « Entraîner la Tunisie est le plus grand défi de ma carrière, et peut-être même en tant qu’homme. » L’histoire entre Sabri Lamouchi et le football tunisien continue donc de s’écrire, cette fois-ci côté banc.

