vendredi 1 mars 2024

Vercoutre revient dans sa grande maison lyonnaise pour Lopes

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Julien Huët
Julien Huët
Journaliste

Doublure de Grégory Coupet puis d’Hugo Lloris, le gardien Rémy Vercoutre était pourtant bien l’un des leaders du grand OL des années 2000.

Au printemps 2002, Rémi Vercoutre casse la baraque au stade de Gerland. Ses exploits répétés permettent à Montpellier d’arracher un point à Lyon (0-0) et ralentissent l’OL sur la route du premier titre de son histoire. Le club ne lui en vaudra pas, le recrutant au contraire afin de seconder Grégory Coupet.

En dépit d’un prêt d’une saison à Strasbourg, il est sacré champion de France à cinq reprises. En 2007/2008, suite à une blessure de Grégory Coupet, il prend même une part active au doublé puisqu’il participe à vingt-cinq matches, dix-neuf rencontres de championnat et six de Ligue des Champions.

En 2006, il avait aussi offert le Trophée des Champions à l’OL en étant décisif lors d’une série de tirs au but. Sanguin il se fait régulièrement réprimander par les arbitres à cause de son explosivité sur le banc de touche. Rémy compensait en effet la frustration de ne pas jouer par une implication de tous les instants.

Un enthousiasme débordant qui rejaillissait sur ses partenaires, notamment les plus jeunes, qui respectait celui qui était devenu au fil des années l’un des cadres du vestiaire.

Vercoutre titulaire indiscutable en 2012/2013

Rémy Vercoutre, c’est aussi le gardien qui a essuyé pendant des heures sans broncher les entraînements spécifiques de Juninho au coup-franc. Un statut de doublure qu’il assumait :

« Je suis bien à l’OL, à Lyon… J’ai envie d’autres trophées. Cela ne me dit pas grand-chose d’être titulaire dans un club avec moins d’ambition. »

Grégory Coupet parti en 2008, il aurait pu prendre sa succession mais Hugo Lloris lui a été préféré. Le coup a été dur à encaisser pour un gardien d’alors 28 ans qui a dû accepter d’être dans l’ombre d’un gamin de 21 ans.

Mais Rémy a fait le job avant, enfin, de devenir le portier titulaire de l’OL après le départ d’Hugo Lloris à Tottenham en 2012. Son exercice 2012/2013 est d’ailleurs d’un très bon niveau avant qu’une rupture du ligament croisé en fin de championnat ne propulse Anthony Lopes sur le devant de la scène.

Une fois Vercoutre rétabli, les deux gardiens sont brièvement en concurrence au milieu de la saison 2013/2014 avant que Rémi Garde ne tranche en faveur du Portugais. Pour Vercoutre, il est l’heure du grand départ. Ce sera direction Caen pour prolonger le plaisir pendant quatre saisons dans la peau d’un numéro 1. Parti ensuite entraîner les gardiens à Montréal, il n’a jamais coupé le lien avec l’OL et c’est assez logiquement qu’il est revenu au club cet été pour entraîner les goals du groupe professionnel.

« Je ne pouvais pas rêver mieux ! »

Que représente ce retour ?

Plein de choses. Quand je suis parti, je suis allé quatre ans à Caen où j’ai pris beaucoup de plaisir. Ensuite, grâce à Rémi Garde, j’ai embrassé la carrière d’entraîneur de gardiens à Montréal. Cela m’a permis de découvrir le métier, ce qui m’a permis de revenir ici cet été. Le poste était libre et Juninho m’a sollicité, notamment pour communiquer l’amour du club, l’envie de gagner et préparer les gardiens au mieux.

Etait-ce un objectif de revenir ?

Pas spécialement car j’étais heureux à Montréal où j’étais Monsieur Tout-le-monde. La crise sanitaire a tout fichu par terre : mes trois grands enfants qui vivent à Lyon n’ont pas pu venir me voir pendant un an et demi, cela a fait énormément mal à ma famille. Je souhaitais donc revenir en France et j’ai pu rejoindre Lyon. Vous imaginez donc bien que cela a été un grand bonheur pour toute ma famille. J’ai réussi à allier le côté professionnel et le côté familial, c’est une grande chance, je ne pouvais pas rêver mieux.

Quel entraîneur de gardiens êtes-vous ? Allez-vous vous inspirer de Joël Bats ?

J’ai travaillé 13 ans avec lui donc je m’en inspire évidemment : dans l’agressivité, dans la nécessité de pas subir… Mais le poste a aussi beaucoup évolué en peu de temps. Je dois aussi m’adapter à ce que le coach veut mettre en place : sa tactique demande à nos gardiens de jouer très haut et de relancer court en repartant de derrière.

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