mardi 5 mars 2024

Formule 1 : Williams court toujours après sa résurrection

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La saison 2023 est très importante pour l’écurie britannique Williams qui reste sur une année 2022 ratée. De grandes décisions ont été prises aussi bien dans l’organigramme qu’au niveau des pilotes. Une réponse est désormais attendue sur la piste.

Championne du monde des constructeurs à 9 reprises (elle est seulement devancée par Ferrari), Williams court après sa gloire d’antan depuis de trop longues années puisque le dernier de ses 7 titres pilote remonte à 1997 avec Jacques Villeneuve, la même année elle remportait son dernier titre constructeurs.

Après une saison 2021 encourageante terminée à la 8ème place au classement des constructeurs et un podium, la saison 2022 a douché les espoirs des supporteurs avec une campagne très compliquée, une dernière place au classement des constructeurs et seulement 8 points au compteur, loin derrière les 35 points d’AlphaTauri qui la précédait au classement.

Le leader désigné Nicholas Latifi n’a pas tenu son rang, Nyck de Vries, le pilote remplaçant, a même été meilleur que lui sur la piste, il a donné 2 points à Williams sur le Grand Prix d’Italie lorsqu’il a suppléé Alex Albon opéré de l’appendicite. Latifi a récolté 2 points sur l’ensemble de la saison et Albon 4.

Cette mauvaise saison n’est pas uniquement due à des problèmes techniques car sur les 10 abandons, 9 ont été le fait d’accidents de course. La malchance s’est mêlée à la mauvaise période traversée par l’écurie. 2023 doit être le départ d’une nouvelle ère après de profonds changements en interne, dans l’organigramme.

Williams change d’équipe d’ingénieur

Pour redonner un nouveau souffle à l’écurie, les dirigeants ont tranché dans le vif avec les départs de Jost Capito ou du directeur technique François-Xavier Demaison. Ils ont donné les rênes de cette reconstruction à James Vowles, qui arrive de Mercedes qui travaillera aux côtés de Susie Wolff. Vowles veut d’ailleurs inculquer à l’équipe la culture de la gagne qu’il a connue chez Mercedes :

« Ce qui ne va vraiment pas, c’est que quand on souffre, quand on est malmené, quand l’équipe chute, rien ne s’améliore d’une année sur l’autre. Il faut changer la culture, changer les méthodes de travail. Pour réussir, il faut travailler ensemble et avoir une culture du travail » a reconnu le nouveau directeur de Williams dans des propos relayés par motorsinside.com.

Malgré ses difficultés et sa chute dans la hiérarchie, Williams reste une marque qui attire les publicitaires. Après avoir quitté McLaren, le pétrolier Gulf s’est engagé pour plusieurs années avec Williams. La FW45 a également été modifiée, elle dispose de pontons évolués grâce à l’optimisation du refroidissement autour de l’unité de puissance.

L’une des pires saisons de son histoire

La voiture devrait être plus stable : « Le changement le plus notable visuellement se situe au niveau des pontons. C’est une évolution qui devrait être positive pour la voiture » a ajouté l’un des ingénieurs David Robson lors de la présentation. C’est un nouveau duo de pilotes qui sera chargé de faire évoluer la voiture et faire remonter sur la grille Williams. En effet, Nicholas Latifi n’a pas été conservé, il est remplacé par le rookie américain Logan Sargeant qui fera équipe avec Alexander Albon.

Vowles, l’homme providentiel ?

Williams Racing s’est offert l’un des meilleurs techniciens au monde. Après avoir fait gagner Mercedes, James Vowles va tenter de redonner des couleurs à une écurie britannique en perte de vitesse. Après une année 2022 ratée, l’état-major de Williams Racing était obligé de réagir. Des décisions fortes étaient nécessaires pour amener une nouvelle mentalité au sein de l’équipe.

La restructuration de l’équipe dirigeante leur a permis de recruter l’un des directeurs les plus respectés et compétents du paddock, James Vowles pour remplacer Jost Capito. En 21 ans de carrière, il s’est construit une solide réputation, a été l’homme clés des succès de Mercedes entre 2010 et 2022 après avoir joué un rôle crucial dans le titre de Jenson Bunton en 2009 avec Brawn GP qui est racheté par Mercedes en 2010.

Il a participé à la conquête de huit titres constructeurs et sept titres pilotes. A 43 ans, il a décidé de se lancer un nouveau défi chez Williams Racing et tentera de réussir là où tous les directeurs ont échoué ces dernières années.

L’avis de Franck Montagny

« Il ne devrait pas y avoir beaucoup de changements cette année. On sait que ce sera compliqué. Il y a un peu de budget qui va rentrer. Il faut croiser les doigts pour espérer que la voiture montre autre chose. On ne va pas attendre grand-chose. Petite structure en attente de mieux pour les saisons à venir et sûrement d’un repreneur. »

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