jeudi 25 juillet 2024

Wimbledon : Danill Medvedev relève le défi Carlos Alcaraz

À lire

Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Jean-Marc Azzola, en direct de Wimbledon

Plusieurs fois malheureux en finale de Grand Chelem, le Moscovite de 28 ans, voit en ce Wimbledon cette année une possibilité de conjurer le sort, de donner une impulsion encore plus forte à sa carrière déjà immense. Pour cela il faudra déjà écarter le tenant du titre Carlos Alcaraz en demies. 

Dans le tableau féminin, on a assisté à pas mal de surprises depuis le début de Wimbledon. La tenante du titre Vondrousova a disparu dès le premier tour (contre Bouzas Maneiro). La finaliste de la dernière édition, Ons Jabeur, a elle, subi la loi de Svitolina en huitièmes de finale. Tandis que l’ogre Swiatek n’a pas eu le pied vert, et a confirmé ses difficultés à s’imposer sur herbe contre Putintseva toujours en huitièmes de finale.

Avant que les duels Ostapenko/Krejcikova et Rybakina/Svitolina prennent place, Vekic et Paolini avaient elles déjà validé leur ticket pour les demi-finales. La petite italienne de 28 ans, débordante d’énergie, confirme bien son excellent état de forme depuis le début de l’année civile, sur une surface où on ne l’attendait pas forcément.

L’excellente américaine Navarro, tombeuse de Gauff, s’est faite détruire en moins d’une heure (6/2, 6/1). Huitième de finaliste de l’Open d’Australie, finaliste à Roland-Garros, la native de Toscane, d’un père italien et d’une mère d’origine ghanéenne et polonaise, n’avait jamais passé le second tour d’un Grand Chelem avant 2024 !

« Par rapport à l’an dernier, je vais devoir mieux jouer tout simplement »

Voir arriver un Daniil Medvedev en demies n’est par contre pas si surprenant que cela pour plusieurs raisons. D’abord car il est déjà un vainqueur de Grand Chelem (US Open en 2021) et détenteur de 20 titres sur le circuit. Mais pas un de plus en cette année 2024. Wimbledon pourrait donc marquer une ligne supplémentaire importante à son palmarès. Medvedev a prouvé aussi qu’il savait gagner sur gazon en enlevant le tournoi de Majorque en 2021. S’il veut continuer sa route au SW19, il n’a plus le choix : détrôner le roi Alcaraz en demi-finales ? Peut-il réussir ce pari fou ? Pas impossible. Mais la mission s’annonce ardue. L’Espagnol mène quatre victoires à deux dans leurs confrontations.

Celle de Wimbledon en 2023 au même stade de l’épreuve avait fait pschitt (6/3, 6/3, 6/3). Le Russe sait donc à quoi s’attendre pour faire changer le cours des choses : « Par rapport à l’an dernier, je vais devoir mieux jouer tout simplement, a déclaré l’intéressé en conférence de presse après sa victoire en quarts-de-finale. La question reste toujours posée. Ce jour-là l’an dernier, n’ai-je pas assez bien servi ou est-ce Carlos qui avait été incroyable au retour ? Je vais surtout devoir bien servir. C’est une obligation sur gazon. Si vous servez des aces, si vous servez sur la ligne, vous êtes moins en difficulté et vous vous sentez mieux. C’est en produisant ce genre de coup, que vous mettez de la pression sur service adverse. Cependant Carlos est un joueur dur. Il frappe fort. Il peut volleyer, slicer, faire des amorties. Bref, il sait faire énormément de choses. Donc pour gagner je vais devoir être à mon meilleur comme je l’ai été aujourd’hui contre Jannik (6/7, 6/4, 7/6, 2/6, 6/3)… ». Contre un Sinner pas dans son assiette, Medvedev a finalement pris sa revanche du dernier Open d’Australie sur le Transalpin (3/6, 3/6, 6/4, 6/4, 6/3). Il essaiera d’en prendre une autre contre l’Espagnol afin d’atteindre une nouvelle finale en Grand Chelem (déjà trois en Australie, trois autres à l’US Open dont une victoire).

Interrogé par nos soins lors de l’édition de Wimbledon 2019, Daniil Medvedev nous avait confessé : « On verra bien ce que ma carrière donnera. Si je dois gagner quelques Grands Chelems ce sera parfait. Si je ne dois remporter que des Masters très bien également. Mais le plus important est que je donne toujours le maximum sur le court. Que je repousse sans cesse mes limites physiques et mentales pour aller le plus haut possible. Je me vois encore m’améliorer dans presque tous les secteurs. A notre niveaul’expérience compte énormément également. Le Grand Chelem que je voudrais remporter le plus ? J’ai envie de dire Wimbledon. Mais  n’importe lequel m’irait très bien aussi (rires) » . Depuis la tête de série n°5 du tournoi de Wimbledon a fait du chemin. Mais désormais à Church Road, il lui reste les deux marches les plus hautes et compliquées à franchir…

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Actu

spot_img
spot_img

À lire aussi