lundi 3 octobre 2022

Tour de France : 8ème étape (Oyonnax – Le Grand Bornand) : la première explication entre les favoris

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Tous les matins pendant le Tour de France, retrouvez la présentation de l’étape du jour, avec en prime l’analyse d’un expert.

Changement de décor avec cette 8ème étape. La route s’élève entre Oyonnax et le Grand Bornand pour la première étape de montagne. Les hostilités commencent pour le peloton qui entre dans les Alpes. Dès le départ, à Oyonnax, ça grimpe. Il ne faudra pas que les non grimpeurs se fassent piéger sinon la journée pourrait être longue pour eux…

Le gruppetto pourrait se former très tôt. Si Oyonnax a accueilli une arrivée en 2014, elle est ville-départ pour la première fois. Au sortir d’Oyonnax, les coureurs n’auront pas trop de répit avec l’enchainement de bosses.

C’est à 50 km de l’arrivée que les choses s’accélèrent avec la côte du Mont Saxonnex, 5,7 km à 8%), puis l’enchainement des cols de la Romme (1ère catégorie) et de la Colombière (1ère catégorie). 16 km de montée à 8% de moyenne avec le Reposoir (1065 mètres) entre les deux, qui n’a jamais aussi mal porté son nom. Après La Colombière, les coureurs descendront vers le Grand Bornand, station de ski de Haute-Savoie surnommée la perle des Aravis. Elle est ville-étape pour la 8ème fois et ce sera la 6ème arrivée.

Alaphilippe, doublé en vue au Grand-Bornand ?

Par rapport aux autres arrivées (2009 et 2018) où il n’y avait que le col de Romme et la Colombière, les organisateurs ont ajouté au parcours la montée du Mont-Saxonnex, premier palier vers le plateau de Solaison.

Ce triptyque offre plus de 20 km d’ascension à près de 9% de moyenne. La victoire se jouera entre les grimpeurs. Julian Alaphilippe aura logiquement son mot à dire. Il connaît parfaitement ce final, il pourrait même se succéder à lui-même puisqu’il l’avait emporté en 2018 lors du dernier passage du Tour.

Il s’agissait aussi de la première étape alpestre, le Français avait été impérial, s’imposant en solitaire après avoir distancé ses vingt compagnons de l’échappée matinale. Les autres vainqueurs au Grand Bornand sont Linus Gerdemann en 2007, Frank Schleck en 2009 et Rui Alberto Costa en 2013 (Lance Armstrong a vu sa victoire retirer en 2004).

En 2009, la victoire de Frank Schleck s’était déroulée en présence de Nicolas Sarkozy. Le Président de la République avait choisi de suivre l’étape Bourg-Saint-Maurice-Le Grand Bornand dans la voiture du directeur de course. Peut-être qu’Emmanuel Macron en fera de même cette année.

L’avis de Yoann Offredo

« La première étape de montagne ne laisse aucun répit. Le départ d’Oyonnax est en montée, on passe de 648 mètres à 976 mètres en cinq kilomètres. Après plusieurs côtes, le gros morceau de l’étape est l’enchainement des cols de Romme et de la Colombière qui sont souvent empruntés par le Tour. Avant cet enchainement, les coureurs auront aussi dû monter le Mont Saxonnex à 50 km de l’arrivée.

Je pense que Warren Barguil ou Julian Alaphilippe peuvent s’extirper sur le plat. On est sur des cols à 1600 mètres maximum (La Colombière) donc Julian peut gérer cette altitude. Il a aussi montré par le passé et notamment en 2019 qu’il pouvait suivre les meilleurs à des altitudes plus importantes. Julian va faire un grand Tour, j’en suis persuadé. »

Vers un nouvel exploit d’Alaphilippe ? Toutes les infos dans le numéro spécial Tour de France.

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