samedi 2 mars 2024

A Moissy, sur les traces de Kingsley Coman (Bayern)

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Si Kingsley Coman (27 ans) est devenu une valeur sûre du Bayern et en équipe de France (55 sélections, 8 buts), cette destinée fabuleuse a commencé à l’US Sénart-Moissy qui a également vu passer Lucas Gourna, Adrien Hunou ou encore Geoffrey Kondogbia.

Qui mieux que Jordan Fukidi pour parler de Kingsley Coman ? Celui-ci a connu la star du Bayern à un âge où l’on apprend à peine à marcher.

« J’ai connu Kingsley à l’école à l’âge de 3 ans. On est de la même génération. On était du même quartier à Moissy-Cramayel, le quartier de Lugny. On habitait l’un à côté de l’autre. Comme on partageait la même passion du football, c’est parti comme cela. On a commencé dans le football ensemble en pré-dé « J’ai connu Kingsley à l’école à l’âge de 3 ans. On est de la même génération. On était du même quartier à Moissy-Cramayel, le quartier de Lugny. On habitait l’un à côté de l’autre. »

« Comme on partageait la même passion du football, c’est parti comme cela. On a commencé dans le football ensemble en pré-débutants à 5 ans. On s’est motivés ensemble. On est ensuite montés de catégorie jusqu’à ce qu’il parte au PSG. D’habitude, le PSG recrute en pré-formation. J’étais parti faire les tests avec Kingsley au PSG en poussins vers l’âge de 9/10 ans. On a été pris. Il y est allé. Son papa pouvait effectuer les allers/retours entraînements matches. Personnellement, je suis resté dans mon petit club à Moissy. Cependant, j’ai continué à m’entraîner et à le suivre ».

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Coman, un gros caractère sur le terrain

Jordan garde un souvenir de Kingsley enfant. « Petit, ce n’était pas qu’il se mettait en avant, mais il avait du caractère. Comme on était capitaines tous les deux, il faisait preuve de présence. Petits, on était un peu au centre des attentions. On sortait un peu du lot. »

Pour celui qui est toujours entraîneur à Sénart-Moissy en U13 et U18, certaines aptitudes sautaient immédiatement aux yeux :

« Ce qui frappait surtout chez Kingsley, tout petit, c’était sa technique impressionnante et sa combativité. Il avait une rage de vaincre en lui incroyable. A un si jeune âge, il maîtrisait déjà les jongles ainsi que les gestes techniques. Il avait aussi cette faculté mentale à toujours vouloir être le premier. A l’école, il avait déjà sauté une ou deux classes. Comme j’étais beaucoup avec lui, je peux vous dire qu’il s’entraînait constamment. Quasiment quotidiennement. »

« Il a tout donné pour le football. Le travail qu’il a fourni a été colossal ! Nous enfants, quand on ne faisait pas attention à certaines choses, pour lui, ces mêmes choses étaient d’une grande importance. Car il était déterminé à en être là où il en est aujourd’hui. Si ce n’est plus. Certains enfants ont pu être meilleurs que Kingsley quand il était petit, mais aucun n’a bossé autant que lui. Une fois l’entraînement terminé, c’était maison et foot encore pour lui. Chez lui, il y avait de l’entraînement et de la correction au quotidien. Dans une semaine, il ne se passait pas un jour sans football ».

Un joueur avec une très bonne carrière

Avec sa classe naturelle, le gamin Coman a pu apprendre ses gammes tranquillement. « Dans ce club de Moissy, il a pu apprendre à son rythme. Je me souviens d’un éducateur qui s’appelait Nikola Dourou. C’était son référent. Il nous avait très bien formés en nous prenant sous son aile. Que ce soit moi ou Kingsley, on peut lui dire un grand merci. Ensuite, il a connu une autre personne importante dans son parcours ; Yves Gergaud ».

Dans l’histoire de l’US Sénart-Moissy, de très bons joueurs sont passés professionnels comme Geoffrey Kondogbia, Adrien Hunou pour ne citer qu’eux. Mais le Parisien de naissance est à part.

« En dépit de certains pépins physiques, Kingsley reste celui qui a eu la meilleure carrière. Depuis ses débuts en pro, on voit que Kingsley a beaucoup progressé. Il y a eu son passage à la Juventus puis son passage au Bayern sous Guardiola. Chaque saison, il a connu une évolution. Avant, on lui reprochait un peu trop de ne pas avoir de statistiques. Dorénavant, elles sont dans la norme d’un joueur de stature internationale. On lui reprochait aussi peut-être de faire un peu le même dribble. »

« Désormais, on se rend très bien compte que Kingsley combine très bien avec les autres et peut éliminer des joueurs. Il a beaucoup de cordes à son arc. Il a bien progressé. Quand il a le temps, il passe au club. Et moi qui suis en contact avec lui, je sais qu’il porte toujours un regard attentif sur le club en se renseignant ». L’US Sénart-Moissy n’est également pas prêt de l’oublier..

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