vendredi 14 juin 2024

Alain Baniel (Kreiz Breizh Élites) : « Sans le cyclisme amateur, il n’y aurait pas de coureurs français sur le Tour »

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

Président de la Kreiz-Breizh Elites, Alain Baniel est aussi à l’origine de la création du Challenge Raymond Poulidor en tant que président du Rassemblement des Organisateurs de Courses Cyclistes (ROCC).

Quel a été l’impact de la crise sanitaire sur les courses cyclistes ?

Elle n’a fait qu’accentuer une situation qui ne date pas d’hier. En Bretagne, pour parler d’une région que je connais bien, il y avait des courses partout, il y en a de moins en moins. Dans d’autres régions, il n’y en a plus du tout. Ceci-dit, l’après Covid montre tout le dynamisme du vélo en France, ça repart bien. Cette réelle volonté de continuer est encourageante. Elle s’exprime aussi à travers la création du Challenge Raymond Poulidor qui a vocation à booster les organisateurs et à motiver les coureurs.

Le Challenge a débuté en février, quel constat faites-vous de ses premiers pas ?

Pour le moment, le succès est là. Mais pour cette première année, avec Claude Louis, le président des Amis de Raymond Poulidor, avec lequel nous organisons le challenge, on ne peut pas non plus déplacer les montagnes. 93 épreuves sont au programme, sur les 120 adhérents du ROCC, l’idée est de couvrir toute la France et d’aller aussi dans des régions, principalement dans le Sud où les courses se font de plus en plus rares, réinvestir le territoire à l’horizon 2023. Je suis optimiste.

« Nous avons une locomotive exceptionnelle, encore faut-il y accrocher un maximum de wagons »

La Bretagne a-t-elle bénéficié de l’impact du Grand Départ du Tour en 2021 ?

Oui, ce fut un facteur important. Le Tour reste déterminant pour amener les jeunes à faire du vélo, les organisateurs à planifier des courses. Et inversement. Sans le cyclisme amateur, sans les petites courses d’un ou plusieurs jours, il n’y aurait pas de coureurs français sur le Tour. Tout est lié. Nous avons la chance d’avoir une locomotive exceptionnelle, encore faut-il pouvoir y accrocher un maximum de wagons. C’est ce que nous nous attachons à faire.

Le nom de Poulidor a-t-il été une évidence pour ce Challenge ?

Raymond Poulidor était un grand Monsieur du vélo mondial. On a beau dire… il est connu de tout le monde bien au-delà du milieu du cyclisme ou du sport. Je l’ai bien connu, il était très respectueux de toutes les épreuves amateures, où on le voyait souvent, et disait tout le temps qu’il n’aurait jamais fait cette carrière sans elles.

Il aimait raconter cette anecdote où il était arrivé sur le porte bagage d’une mobylette, avec son vélo sur les épaules, le jour où il a gagné sa première course. A partir du moment où nous avons eu l’aval de l’association des amis de Poulidor, ainsi que de sa famille, que je suis allé voir à Saint Léonard de Noblat, son nom s’est imposé comme une évidence.

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