samedi 2 mars 2024

Aleksa Kolakovic (Chartres) a préféré le hand au volley, au basket et au foot : « J’aime aller au contact »

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Aleksa Kolakovic (26 ans) a réalisé la plus grande partie de sa carrière en France. Le demi-centre, international serbe, nous parle de sa relation avec notre pays, des ambitions de Chartres, mais aussi de la difficulté de succéder à des parents qui ont brillé dans plusieurs sports. Entretien pour Handball magazine et Le Quotidien Du Sport.

Comment jugez-vous votre début de saison avec Chartres ?

Nous sommes très satisfaits avec notamment des victoires importantes face à Dijon et Ivry à la maison et face à Aix et Cesson à l’extérieur. Elles ont validé le travail défensif que nous avons fait depuis la préparation cet été. Nous devons continuer à travailler et être notamment plus réguliers.

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Quels sont vos objectifs cette saison ?

Nous voulons gagner le plus de matches possibles à domicile, notre public le mérite, il est tellement fidèle. Il est derrière nous tout le temps. Il nous pousse et nous permet de gagner des matches. On veut être dans la première partie de tableau et faire mieux que la saison dernière (13ème, Ndlr).

Vous êtes au club depuis deux ans. Quelle est la marge de progression de Chartres selon vous ?

C’est un club qui a un fort potentiel avec notamment la nouvelle salle, le Colisée, qui arrivera en 2024. Comme je vous l’ai dit, le potentiel public est important. Je trouve que c’est une équipe qui monte en puissance. Par le passé, elle jouait le maintien, elle faisait l’ascenseur, mais les dirigeants ont parfaitement travaillé, ils ont construit une équipe de plus en plus solide, qui possède un énorme potentiel.

Quel est votre avis sur le championnat français ?

Tous les ans, le niveau augmente. Il n’y a plus de matches faciles. Même de grosses équipes comme Montpellier par exemple peuvent éprouver des difficultés. C’est le deuxième championnat du monde, il permet aussi à de nombreux jeunes joueurs de se révéler car le réservoir français est vraiment très impressionnant.

« Chartres monte en puissance »

Aimez-vous la vie française ?

Ça me plait. C’est ma dixième année en France dont huit ans sur la Côte d’Azur à Saint-Raphaël. J’aime aussi ma vie à Chartres, c’est plus calme, différent.

Avec un grand-père (Petar Fajric) champion olympique (en 1972 avec la Serbie), une mère vainqueur de la Ligue des Champions (en 2001 avec le RK Krim) et 3ème du Mondial 2001 et un père entraîneur à succès en volley (de la Serbie), vous êtes issu d’une grande famille de sportifs. Pourquoi avez-vous choisi le handball plutôt que le volley comme votre père ?

J’ai pratiqué quatre sports collectifs, le basket, le handball, le volley et le football, mais c’est dans le hand que je m’épanouissais le plus, mes qualités physiques correspondaient plus à ce sport de contact, j’aime aller au contact. Au volley, il y a le filet, en foot et en basket, il y a moins de contacts.

A-t-il été facile pour vous d’être légitime et de porter un nom célèbre dans le sport ?

C’est à la fois un privilège, mais aussi une énorme pression. Les gens attendaient que je sois le meilleur. Quand tu es jeune et que tu arrives, c’est le moment le plus difficile car les gens disent que tu es là grâce à tes parents, ils attendent énormément de toi. Aujourd’hui, j’ai fait ma carrière et j’ai montré que j’avais mes propres qualités.

Mais, au début, ce n’est pas évident. Je n’aimais pas du tout et je disais à mes parents de ne pas venir me voir en match car ça me mettait une pression supplémentaire. C’est aussi une chance car je peux leur demander conseil notamment sur les à-côtés qui peuvent être très difficiles à gérer. Aujourd’hui, je suis content que mes parents viennent voir mes matches.

Votre père ne vous en a-t-il pas voulu de ne pas choisir le volley ?

Non du tout. Mes parents m’ont toujours laissé décider. En 2014, quand mon père entraînait Cannes, il m’a dit d’accepter un test à Saint-Raphaël. Après un entraînement, un dirigeant du club m’a dit que je pouvais faire carrière dans le handball, j’ai intégré le pôle espoir et tout est parti de là pour moi en France. J’avais déjà joué au Monténégro et en Slovénie avant. Mon père était heureux que je choisisse le handball et que je m’épanouisse dans ce sport.

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