lundi 24 juin 2024

Arthur Lenne (MHB) : « Un rêve d’être aux JO 2024 avec mon frère »

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Devenu pro en 2021, Arthur Lenne s’affirme, petit à petit, à 20 ans, dans le groupe du MHB. Appelé en équipe de France, en octobre dernier, le jeune pivot a ainsi pu accompagner son grand frère en Bleus et vivre un rêve éveillé.

Comment se passe ce début de saison ?

D’un point de vue collectif, c’est mitigé avec un début de saison compliqué, entre les bons résultats en Ligue des Champions et les contre-performances en championnat. D’un point de vue personnel, c’est un bon début. J’ai réussi à me faire une place dans cet effectif dense. On était trois pivots et je ne pensais pas avoir autant de temps de jeu. Mais je sais qu’il me reste encore beaucoup de travail devant moi. C’est normal à mon âge d’avoir des imperfections. A Montpellier, on se doit de toujours travailler.

Arthur Lenne, 20 ans, du feu dans les jambes

D’autant plus qu’il y a déjà eu l’appel des Bleus cette saison…

(Il coupe) Tout est allé très vite pour moi. Je ne m’attendais vraiment pas d’être appelé en équipe de France. Ce n’était pas toujours facile. Je gère. Enfin, j’y suis. Je suis à fond impliqué dedans.

Est-ce un rêve de l’associer à votre frère, Yanis ?

C’est une situation idéale. Même un rêve oui. Je suis à Montpellier, dans l’un des meilleurs clubs européens, dans une belle région, appelé en sélection, le tout avec mon frère. C’est le scénario idéal, mais il ne faut pas croire que c’est facile car la saison est compliquée. Il y a beaucoup de travail qui nous attend pour continuer à vivre ce rêve éveillé.

Auriez-vous cru tout cela possible en démarrant votre carrière ?

Au départ, je voulais simplement devenir professionnel. C’était mon premier objectif. C’est arrivé vite. Je suis arrivé en 2019 comme joueur du centre de formation. J’ai tout donné pour accrocher ce contrat à Montpellier. On m’a proposé d’intégrer le groupe pro alors que j’étais encore en formation. C’est allé vite. Maintenant, je veux continuer à faire ma place dans ce groupe, gagner des matches et des titres. L’équipe de France était un objectif à long terme. Je ne l’attendais pas tout de suite.

« Tout est allé très vite pour moi »  

Comment expliquez-vous que les fratries sont devenues une habitude dans le handball de haut niveau ?

C’est vrai qu’il y a beaucoup de fratries. On a cette chance. La fratrie Lenne est encore loin de celles qui nous ont précédés. On a en tête tous ces frères qui ont réussi ensemble. Ça nous pousse vers le haut même si on reste très humbles.

Lequel des frères pousse l’autre chez les Lenne…

(Sourire) On se pousse mutuellement. Que ce soit lui ou moi, on se soutient. Quand il était en équipe de France, à l’Euro, j’étais à fond derrière lui. Si un jour, ça m’arrive de jouer et lui non, je sais qu’il est mon premier supporteur. J’étais déçu pour lui qu’il n’ait pas été récompensé de sa belle compétition. Je suis certain qu’il en fera d’autres et qu’il aura l’occasion d’attraper des médailles.

Le fait de l’avoir vu briller à l’Euro vous donne-t-il envie de l’accompagner rapidement ?

Ça donne envie, mais je reste lucide. Il y a du beau monde devant à mon poste. Je garde cela en tête. J’ai failli participer à l’aventure du fait des problématiques liées à la Covid. Malheureusement, j’étais blessé. Mais je sais que ça peut aller vite.

Pourquoi pas en 2024 avec les JO à Paris ?

Tous les sportifs y pensent. On en parle avec mon frère. Ce serait incroyable. Mais déjà que lui y soit, ce serait top. Après moi, c’est un autre sujet. Je serai déjà heureux d’aller le voir et le supporter avec ma famille. Mais je travaille pour avoir cette opportunité. On va y aller étape par étape.

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