mardi 5 mars 2024

Basket : révélations sur les infidélités des joueurs

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Les transferts, les changements de clubs sont devenus, aujourd’hui, monnaie courante dans tous les sports et dans le basket en particulier. Dans un tel contexte, il reste encore des joueurs fidèles à leur club.

Le dernier mouvement qui a fait beaucoup parler s’est déroulé la saison dernière avec le départ de l’ASVEL de Victor Wembanyama vers les Metropolitans. Alors que les dirigeants lyonnais pensaient pouvoir garder la pépite française une année supplémentaire avant son départ pour la NBA, Wembanyama a choisi Boulogne-Levallois.

L’ASVEL a récupéré une autre star Nando De Colo, de retour en France après 13 années à l’étranger et six clubs fréquentés. Ces mouvements de joueurs sont devenus la norme aujourd’hui, mais certains résistent. Comme Charles Kahudi (huit saisons à l’ASVEL), Maxime Courby (huit saisons à Bourg), David Holston (huit saisons à Dijon) ou David Lighty (huit saisons à l’ASVEL) notamment, Benoît Mangin a, lui, décidé de rester fidèle au Portel.

Wembanyama a-t-il tout changé ?

Il est le joueur de Betclic Elite qui a la plus grande fidélité avec son club avec qui il a entamé saison. Arrivé en provenance de Chalon en 2011, il nous explique pourquoi il n’est plus jamais reparti du Nord :

« C’est ma 12ème année au club. Les choses se sont faites naturellement. A mon arrivée, je n’étais pas forcément dans l’optique de rester aussi longtemps puisque j’avais signé un contrat de deux ans, on a ensuite décidé de poursuivre l’aventure et j’ai prolongé de quatre ans et ainsi de suite. On se bat chaque année pour le maintien, mais je suis fier d’avoir assisté au développement du club, de voir la belle salle que l’on a aujourd’hui, l’engouement autour de l’équipe qui grandit chaque année. Le club est parti de loin, il n’avait pas de salle attribuée, aujourd’hui on en a une belle de 3500 places surnommée le Chaudron et il a été élu meilleur public de France. »

« Je n’ai pas eu l’audace de partir » (Mangin)

Sportivement, le meneur du Portel aurait très certainement pu rejoindre une équipe qui joue autre chose que le maintien, mais il a fait passer son bien-être personnel en premier et avant l’aspect financier notamment :

« Je suis quelqu’un de loyal, lorsque je me sens bien quelque part je reste, je privilégie le bien-être personnel à l’aspect financier. J’ai immédiatement aimé la région et la ville. On est aussi dans une ville qui vit basket, c’est le sport roi. J’ai quand même eu quelques occasions de partir avec notamment deux propositions très concrètes, il ne manquait plus que ma signature puis, au dernier moment, cela ne s’est pas fait. Inconsciemment, je n’avais peut-être pas envie de partir, je n’ai pas eu l’audace de partir. En quittant le club j’aurais peut-être eu un goût d’inachevé. »

Si les joueurs partent au bout de quelques années, les aspects financiers et sportifs peuvent bien sûr entrer en compte, mais cela ne veut pas dire qu’il n’ont pas l’amour du maillot, l’envie de découvrir autre chose peut être plus fort :

« De nos jours, un peu à l’image de la société, les gens sont plus mobiles, ils n’aiment pas rester longtemps dans un endroit, mais l’amour du maillot est toujours réel, il y a quelques joueurs qui restent longtemps dans leur club alors qu’ils pourraient toucher de meilleurs salaires ailleurs. Quand un joueur part, bien sûr que l’aspect financier est important, mais parfois ça peut être aussi un choix sportif, l’envie de découvrir autre chose et cela ne remet pas forcément en cause son amour pour le maillot. »

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