samedi 26 novembre 2022

Begarin, Kamagate… ces Français qui ont rêvé de NBA

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Certains Français ont tenté leur chance à la draft et durant la Summer League. Ils ont néanmoins dû remettre leur rêve de NBA à plus tard.

Ils étaient quelques-uns à espérer mettre le cap vers la NBA. Ils sont finalement retournés en France. Outre Juhann Begarin, citons Ismaël Kamagate.

En mai dernier, le Parisien de 21 ans avait été distingué meilleur défenseur du championnat de France pour la saison 2021/2022. Il avait ensuite été choisi en 46ème position par Detroit puis envoyé à Denver lors d’un échange. La franchise du pivot français a finalement prévu de le laisser s’aguerrir et se développer une saison supplémentaire sur le Vieux Continent, histoire de poursuivre sa progression avant d’aller seconder Nikola Jokic dans la raquette de Denver.

Patienter et travailler donc comme continue à le faire Juhann Begarin. Drafté au 45ème rang par les Celtics en 2021, le Guadeloupéen avait ensuite participé à la Summer League de Las Vegas avec la franchise de Boston. Arrivé en métropole à l’âge de 15 ans, l’arrière natif des Abymes demeure un de nos basketteurs les plus prometteurs.

Patienter, travailler et s’aguerrir…

Hugo Besson est également concerné. Le fils de Jean-Paul Besson (assistant de Vincent Collet à Levallois) a été le 58ème choix (le dernier retenu) des Pacers lors de la dernière draft. Transféré ensuite aux Bucks, il a participé à la Summer League avec la franchise de Milwaukee. Non retenu dans l’effectif des Bucks, il est ensuite revenu en France et s’est engagé avec Levallois.

Le natif d’Angers sortait d’une saison solide en Australie avec les New Zeland Breakers où il a affiché une moyenne de 14 points, 4 rebonds, et 2,3 passes. Pour Yoan Makoundou, l’histoire a été un peu différente. Le natif de Melun a vu la draft NBA 2022 se dérouler sans que son nom soit cité. Bien entendu l’ancien ailier fort de Cholet a pris un coup sur la tête. Son rêve s’est évaporé.

Pas de NBA pour les Français mais l’Euroligue

« J’étais à l’hôtel devant la télé et j’ai vu que les noms défilaient sans qu’on appelle le mien. Maintenant rebondir ! ». Il le fait et pas dans n’importe quel club : à Monaco où il s’est engagé pour les quatre prochaines saisons. Après cinq années à Cholet, il découvre donc l’Euroligue avec la Roca Team. L’ailier fort de 22 ans était pourtant courtisé par beaucoup d’équipes comme Levallois, le Paris Basketball, les Italiens de Bologne ou les Espagnols de Manresa :

« C’était un gros cap à passer pour moi afin de montrer que j’étais prêt pour être performant dans ce genre d’équipe avec de grosses attentes. C’est une bonne façon pour moi de progresser. Mes ambitions sont simples. Peu importe où je suis je veux être le meilleur joueur possible. Je dois continuer à apprendre car je reste jeune. Si je peux avoir à Monaco le même impact que j’avais à Cholet, je serai le premier satisfait. Tant que je suis sur le terrain… ».

Drafter un joueur et le laisser jouer en Europe est quelque chose de commun en NBA. C’est le concept du draft and stash. Pour ceux qui sont restés à quai (dans l’immédiat), ils peuvent penser à un grand nom de la Grande Ligue pour se consoler : Nikola Jokic. Drafté par Denver en 41ème choix lors de la draft 2014, le Serbe avait été laissé à la disposition du KK Mega Basket en 2014 avant de rejoindre le Colorado pour le début de la saison 2015/2016. Quand le niveau est là…

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