mardi 5 juillet 2022

Ben O’Connor (AG2R Citroën) : « La domination de Pogacar ne sera pas éternelle »

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

Vainqueur d’étape et 4ème du tour en 2021 pour sa première participation, l’Australien Ben O’Connor a changé de statut pour aborder l’édition 2022 avec plus d’ambition.

Par rapport aux années précédentes, dans quelle forme êtes-vous à l’approche du Tour ?

Je suis heureux ! J’ai déjà deux victoires (Tour du Jura et une étape du Tour de Catalogne, Ndlr), et je suis constamment présent, me battant littéralement pour la victoire de chaque course, ce que je n’ai jamais fait auparavant… Donc je suis plus confiant que l’année dernière à la même époque, c’est sûr. J’ai passé un cap parce que j’ai pris conscience que je pouvais rivaliser avec les meilleurs.

Avec le recul, comment analysez-vous votre 4ème place sur le Tour 2021 ?

Je vois cette 4ème place comme quelque chose de beaucoup plus grand que ce qu’elle me paraissait à l’époque, surtout pour mon premier Tour de France. Je peux en être fier pour toujours et espérer finir sur le podium un jour. C’est une perspective très proche mais, en même temps, tellement difficile à acquérir…

Cette 4ème place vous met-elle plus de pression pour cette édition 2022 ?

Pas vraiment, car c’est déjà du passé, et ce résultat était quand même assez inattendu. Si 5ème est la meilleure place que je puisse faire cette année, je serais déjà super content. Je vais courir de la même manière. L’erreur serait de devenir trop attentiste, trop prudent. Il faut que je reste moi-même.

Que pensez-vous du parcours de cette 109ème édition ?

La première semaine s’annonce très stressante avec le vent, les pavés… Ensuite, je suis content de vivre de nombreuses arrivées en montagne. J’aime bien car ce sont des étapes extrêmement importantes où beaucoup de temps peut être gagné ou perdu.

« J’ai toujours voulu faire l’Alpe d’Huez ! »

Avez-vous immédiatement remarqué des étapes lors de l’annonce du parcours ?

J’ai tout de suite été heureux de voir qu’il y avait l’Alpe d’Huez parce que j’ai toujours voulu faire cette ascension qui fait partie de la légende du Tour de France. On le fait pour vivre des moments comme ça.

Avez-vous peur des secteurs pavés du Tour ?

Pour les aborder, je fais confiance à mes coéquipiers, à leur expérience. Certains font partie des meilleurs des secteurs pavés. Je ne vais pas les quitter (rires) !

Face à un Pogacar qui semble un cran au-dessus, quelle est la meilleure fenêtre de tir pour vous ?

Comme dans toute course, je vais faire le maximum. Chaque sport et chaque génération a ses intouchables, mais ça ne signifie pas que cela durera éternellement. Sa domination ne sera pas éternelle et assurée sur toutes les courses.

Entre victoire au général et victoires d’étapes, faut-il choisir ?

Heureusement, j’ai réussi à faire les deux ! Il est plus difficile de miser sur le général parce que vous devez forcément être plus costaud et que les opportunités de sortir du lot sont moins importantes. L’idéal est de ne pas avoir à choisir.

Ben O’Connor, le challenger du Tour de France

Pour espérer monter sur le podium, dans quel domaine vous faut-il progresser le plus ?

Dans le contre-la-montre. C’est le domaine sur lequel nous avons le plus travaillé cette année. Malheureusement sans pouvoir en faire vraiment cette saison. Nous n’aurons pas de vraie référence avant le Tour.

Gagner le Tour un jour, est-ce juste un rêve ou un vrai objectif réaliste pour vous ?

Un rêve pour l’instant. A moins de gagner en confiance, je pense ce sera toujours comme ça…

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