jeudi 25 avril 2024

Biarritz Olympique : la nostalgie du champion…

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Si le Biarritz Olympique a remporté cinq titres de champion de France (1935, 1939, 2002, 2005, 2006), les deux derniers sont restés gravés dans la mémoire collective. 

En 2005 et 2006, Biarritz domine le rugby français (vainqueur en 2005 du Stade Français 37-34 et en 2006 de Toulouse 40-13) et jouit d’une aura sans précédent. Serge Betsen, un de ses joueurs emblématiques à l’époque, peut en témoigner :

« Le culte de la victoire a été important dans le club à cette période. Je n’aimais pas perdre. J’ai eu la chance de jouer avec les meilleurs joueurs du rugby français. Avant 2005 et 2006, il y a eu 2002. Le club s’est construit avec cette génération de 2002. Cela a attiré pas mal d’autres joueurs. Il est important de se souvenir des sources de cette histoire de la construction du club. Beaucoup de joueurs étaient très attirés par Biarritz. C’était pour moi un club référence ».

Le culte de la victoire 

Pour l’ancien 3ème ligne aile international (63 sélections, 9 essais), « en 2003, 2004, on n’était pas loin. Je me rappelle des demi-finales de Coupe d’Europe à Bordeaux contre le Stade Toulousain (11-19). Chaque recrue avait apporté quelque chose de très positif. »

« La grande force du BO en 2005 et 2006 résidait beaucoup dans sa capacité à être uni pour la même cause malgré nos différentes origines, nos différences de culture de jeu. Je pense entre autres à Yachvili en provenance de Gloucester, Damien Traille qui venait de Pau, notre ami qui nous a quittés Federico Aramburu, Olivier Olibeau, Census Johnstone, Petru Ballan, étaient là-aussi. Et beaucoup d’autres bien entendu qui avaient cette envie de gagner un trophée ».

A entendre l’ancien joueur des Wasps, 2005 et 2006 ont été deux moments forts et distincts. Mais plusieurs déclics successifs se sont produits :

« Tant en 2005 qu’en 2006, on était passés par des moments de frustration assez importants. En 2005, cela a été une forme de revanche par rapport à 2003. Cette année-là, on a été battus en demi-finales de Coupe d’Europe par le Stade Français à la dernière minute (20-17). Une défaite au goût très amer. On a réussi à bâtir par rapport à cette frustration contre cet adversaire du jour. On avait sportivement des comptes à régler. En 2006, la saveur a été différente. »

Le Biarritz Olympique en Pro D2

« On est sorti aussi d’une finale perdue contre le Munster (19-23). Là encore, la frustration avait été forte. Je m’étais mis la pression par rapport à cet essai que l’on prend de Peter Stringer. Je me suis senti coupable de n’avoir pu communiquer de manière efficace. On était revenus avec de nouvelles ambitions collectives. »

« Avant la finale de 2006, on avait vécu une semaine intense en se ressoudant avec l’objectif clair de ne pas sombrer physiquement et surtout psychologiquement. Cela aurait pu arriver car on avait joué cette année-là deux finales en une semaine. On voulait se redonner des repères collectifs pour repartir sur quelque chose de positif, et se donner des ambitions contre le Stade Toulousain qu’on connaissait bien, une référence ». 

Si Biarritz va se débattre en Pro D2 cette saison, 2005 et 2006 restent les derniers plus grands titres de ce club mythique (sans oublier le Challenge Européen en 2012). Des titres à jamais gravés pour l’éternité ! 

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