mardi 25 juin 2024

Peter Bosz et l’OL n’ont pas encore accordé leurs violons

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A son arrivée à la tête de l’OL, l’entraîneur néerlandais a promis un football « offensif et attractif ». Peter Bosz n’a pas encore réussi à l’OL mais les idées sont là.

Quel entraîneur ne rêverait pas de faire jouer son équipe comme le Barça du grand Johan Cruyff ? Comme tous les techniciens néerlandais, Peter Bosz aimerait bien sûr marcher sur les traces d’une des plus grandes légendes du football mondial :

« Oui j’aimerais avoir le ballon car comme le dit Johan Cruyff, quand vous l’avez, l’adversaire ne peut pas marquer. C’est simple, mais c’est vrai ». Lors de son arrivée entre Rhône et Saône, le coach a martelé son envie de donner du plaisir aux supporteurs au point même de dire :

« Gagner d’une manière qui ne me plaît pas, non je ne veux pas ». Depuis, notamment après le début de saison moribond de l’OL, le discours a légèrement varié : « Bien sûr, l’essentiel est toujours gagner, mais je pense qu’on peut le faire avec ma manière ».

Sa manière ? Sur le papier, un pressing tout terrain qui permet de vite récupérer le ballon à sa perte de façon à enclencher des attaques rapides lancées depuis la moitié de terrain adverse. En phase de construction, une sortie de balle à base de passes courtes avec des joueurs proches les uns des autres et de nombreux dédoublements sur les ailes.

« Si un seul joueur ne fait pas le pressing, on ne peut pas réussir »

Dans les faits, cela ne marche pas aussi bien que prévu : « Le coach nous dit que si un seul joueur ne fait pas le pressing, on ne peut pas réussir, explique Maxence Caqueret. C’est à risque et on le voit sur certains matches. »

Comme à Rennes où l’OL a littéralement explosé (4-1). « L’entraîneur parle tout de temps du pressing, mais à Rennes le pressing ce sont les Rennais qui l’ont fait », râle Fleury Di Nallo, le meilleur buteur de l’histoire de l’OL. Après ce cuisant revers, Peter Bosz avait été la cible de critiques pour avoir troqué son habituel 4-2-3-1 contre un 4-3-3 son schéma préférentiel avant son arrivée à Lyon qui n’avait pas du tout fonctionné.

Le coach s’était défendu : « Quel que soit le système de jeu, on était très mauvais. L’adversaire a plus couru et mieux joué au ballon que nous ». Car l’entraîneur n’hésite pas à appeler un chat un chat et à tancer publiquement ses joueurs :

« Je fais cela car les supporteurs ne sont pas bêtes. Quand j’étais joueur, je détestais les coachs qui disaient des choses aux médias qui n’étaient pas vraies, je ne comprenais pas… Je ne vais pas dire qu’un joueur a été bon alors qu’il a été mauvais. Les fans ont vu le match. Je veux être honnête avec mes joueurs, mais aussi avec les supporteurs. »

Bosz sans langue de bois avec ses joueurs

Cette soif de franchise est très appréciée des supporteurs. Mais quid en interne ? Comment les joueurs vivent-ils les critiques virulentes alors que l’état de grâce de leur nouveau coach s’est essoufflé à la lumière des résultats en dents de scie ?

Le technicien qui passe quatre heures de chaque nuit suivant les matches à les décortiquer est conscient qu’il n’a pas encore pu vraiment imposer sa patte à l’OL comme il l’ambitionnait en début de saison.

Pour lui, comme pour son directeur sportif Juninho, plus que la tactique, c’est la mentalité des joueurs qu’il faut parvenir à changer : « Cette équipe n’a pas le plaisir de défendre les uns pour les autres, constate Juninho. Cela ne date pas d’aujourd’hui. »

Probablement pas, mais cela s’est accentué cette saison, l’OL étant fin novembre l’équipe de L1 la plus souvent mise en danger. A Peter Bosz de d’abord rectifier ce point faible avant de songer à développer un jeu digne du Barça de Cruyff.

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