mardi 27 septembre 2022

Bosz (OL), Baticle (Angers), Furlan (Auxerre)… déjà 6 coachs sur la sellette

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Quinze jours sans match : une mini trêve propice au changement pour les présidents qui souhaitent se séparer de leur entraîneur, faute de résultat. Même si la dernière journée a modifié les données, certains sont encore menacés.

Peter Bosz (Lyon) plus menacé que jamais

Ce n’est un secret pour personne, Peter Bosz est proche de la porte depuis quasiment la fin d’une première compliquée. Après un bon début de saison, l’OL vient d’enchaîner trois défaites, et a même quitté le top 5. L’objectif des gones est clair cette année, retrouver l’Europe et rendre à Lyon sa stature d’antan. « Je sens de la progression, j’ai une idée très précise de comment je veux faire jouer cette équipe », assure Peter Bosz, qui dit ne pas se sentir menacé.

Pourtant, nous sommes en mesure de confirmer que Jean-Michel  Aulas a bien rencontré Laurent Blanc pour discuter de la succession du tacticien néerlandais.

Le calendrier de Lyon ne fait pas les affaires de Bosz, même en survivant à la trêve, il devra aller chercher de bons résultats en octobre, en jouant notamment dans le chaudron lensois le 2, et à Rennes le 16. L’entraîneur lyonnais semble donc plus proche de la sortie que jamais.

Jean Marc Furlan (Auxerre) dans une situation difficile

L’entraîneur de l’AJA frôle la zone rouge en ce début de saison. Il enchaîne surtout 4 défaites d’affilée, de quoi laisser les dirigeants d’Auxerre sur un goût amer. « C’est compliqué d’être au niveau de la Ligue 1 », avouait-il hier après une défaite face à Lorient. Furlan affiche un style de jeu offensif qui fait l’affaire en Ligue 2, mais qui paraît un peu trop audacieux dans l’élite pour une équipe de l’acabit d’Auxerre.

Le tacticien est très proche de son effectif et apprécié par les joueurs, mais il ne cache pas son inquiétude qui ne doit pas rassurer les dirigeants : « Disons que par rapport à ce que je vois dans les vestiaires, tu peux être inquiet, ce qui m’inquiète le plus, c’est de ne pas claquer de but et d’en prendre », expliquait lucidement Furlan.

Le calendrier semble plutôt favorable dans un futur proche, l’AJA affrontera Brest, Clermont, Nice, Reims et Ajaccio en octobre, de quoi grappiller des points importants pour la suite.

Julien Stéphan (Strasbourg) aura du temps

C’est la seule équipe de Ligue 1 sans aucune victoire, Julien Stéphan affiche un zéro pointé sur sa copie, et patauge à la 18e place. Hier encore après la défaite face à Montpellier, le tacticien a pris ses responsabilités : « si on en est là aujourd’hui, c’est moi le responsable, on devra faire beaucoup mieux et moi le premier ». Attention à ne pas mettre toute la pression sur ses épaules non plus, pour le fils de Guy Stéphan, qui peine à trouver son système de jeu alternant des formations à 3 ou 4 défenseurs.

Après une très solide 6ème place l’année passée avec 63 points, l’entraîneur a habitué ses dirigeants à mieux, ce qui devrait lui accorder un peu plus de patience pour redresser l’équipe.

Philippe Clement (Monaco) doit confirmer

Rapidement évincé en barrage de Ligue des champions, Philippe Clement a tout de suite fait mauvaise impression, avec 5 points sur les 5 premiers matchs de championnat. Souvent impuissant à domicile, Monaco encaisse trop de buts (12). Le tacticien a un style peu orthodoxe, il aligne souvent des 11 différents et alterne entre des 3-4-3 et des 4-4-2.

Mais depuis peu les Monégasques semblent dans le mieux, dominant dans le derby contre Nice, et vainqueur de Lyon à domicile, les monégasques ont enfin lancé leur saison. Après leur victoire à Reims, is sont même remontés à la 5ème place. Reste à convaincre pour l’entraîneur Belge en ligue Europa après une défaite décevante contre Ferencvàros à domicile encore, mais les victoires récentes en championnat ont sauvé sa place.

Gérard Baticle (Angers) n’a pas rassuré

Le SCO d’Angers rentre dans cette trêve à la 14e place, avec deux victoires d’affilée, mais qui ne sont que l’arbre qui cache la forêt. Avec 18 buts encaissés, le SCO est la 2e pire défense du championnat après Auxerre, et subit des défaites inquiétantes, 1-3 contre Brest, 1-3 contre Troyes, 2-4 contre Reims, 0-5 contre Lyon. Les mauvais résultats s’enchaînent, contre des équipes qui jouent aussi le maintien, et sur des gros scores.

Même la victoire à Nice est peu rassurante, en supériorité numérique pendant 65 minutes, Angers n’a que 50% de possession et remporte le match 1-0, dans la difficulté. « On sort la tête de l’eau », se réjouissait Baticle après le match, mais attention à ne pas replonger trop rapidement.

La prochaine rencontre s’annonce mission impossible face à Marseille. Angers devra faire sans sa star Sofiane Boufal, suspendu. Dans une saison à 4 relégués, le tacticien aura besoin d’engranger les points rapidement pour rester à la tête de l’effectif jusqu’à la fin de saison.

Bruno Irles (Troyes) a laissé passer l’orage

Après de nombreuses brouilles avec ses joueurs à son arrivée, Bruno Irles a bien conservé son poste et tient à rassurer son l’état du vestiaire : « A partir du moment où il y a communication, il y a des désaccords. L’objectif, c’est de trouver un terrain d’entente. On l’a trouvé en février, on l’a retrouvé aujourd’hui, maintenant, il faut que ça se concrétise sur le terrain ».

La saison a mal commencé pour Troyes, 10 buts encaissés en 3 matchs, dont une sévère défaite contre Toulouse, présumé abordable. Le club accumule tout de même 3 victoires et se tient éloigné de la zone rouge. Le mois d’Octobre sera primordial si Irles veut conserver sa place, avec des rencontres face à des adversaires direct pour le maintien.

Jérémy Bakeir

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