lundi 26 février 2024

Bruno Armirail (Decathlon AG2R La Mondiale) : « Mon objectif numéro 1, ce sont les JO »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

A 29 ans, Bruno Armirail vit les meilleurs moments de sa carrière. Pour cette année importante pour lui avec les JO en point de mire, il a quitté la Groupama-FDJ pour Decathlon AG2R La Mondiale, choisissant ainsi de rester en France malgré les sollicitations de grosses équipes.

Qu’est-ce que ça fait de couper le cordon avec la Groupama-FDJ, votre équipe depuis 2018 ?

Je découvre une nouvelle équipe, un nouveau staff, de nouveaux coureurs, ça fait plaisir. Je suis parti en bons termes, ils ont été compréhensifs. J’ai discuté de ma décision avec eux, ils ont compris.

Il vous restait un an de contrat. Pourquoi avez-vous rompu ce contrat ?

J’avais une clause qui stipulait que je pouvais partir si j’avais une proposition plus intéressante niveau sportif et financier. La Groupama-FDJ voulait s’aligner. A l’étranger, j’ai eu des offres plus intéressantes. J’ai choisi AG2R, j’ai fait un effort financier car il n’y a pas que l’argent qui entre en compte, le rôle dans l’équipe aussi. Si c’est pour être coéquipier et ne pas faire le Tour de France et les grosses courses, ça ne m’intéresse pas.

Ça fait deux ans que je n’ai pas fait le Tour et mon but est de le refaire. Si je dis à une grosse équipe que je vise un championnat de France de contrela-montre, ils vont me regarder bizarrement alors qu’ici ils seront contents.

Quelles étaient les équipes qui s’intéressaient à vous ?

Je ne peux pas trop en parler. Je n’ai pas d’agent, c’est moi qui ai tout géré, je n’ai pas envie d’en parler, je dirai simplement que c’est une grosse équipe qui a déjà gagné le Tour de France…

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« J’espère que j’aurai des responsabilités, plus de liberté sur des courses à étapes »

Dans votre décision de quitter la Groupama-FDJ il y avait le désir de connaitre autre chose. Le fait de ne plus avoir fait le Tour depuis 2021 a-t-il aussi joué dans cette décision ?

Il y a eu plusieurs choses dont le fait de ne pas avoir fait les deux derniers Tours alors que j’étais en forme. Il y a eu beaucoup de déception. Je voulais voir autre chose aussi, avoir un autre rôle. Chez Goupama-FDJ, j’étais plus équipier, sans trop de liberté. J’aime mon rôle d’équipier, je l’assume à 100%, mais j’espère que j’aurai des responsabilités, plus de liberté sur des courses à étapes, que je pourrai prendre des échappées et viser des victoires.

Sur le Giro l’an dernier, par exemple, j’ai eu le droit de ne prendre qu’une seule échappée car j’étais souvent le dernier coureur avec Thibaut Pinot et il fallait le protéger pour le général. J’ai aimé ce rôle aussi et peut-être que si j’avais pris des échappées je n’aurais pas eu le maillot rose.

Ce maillot de leader du Giro pendant deux jours a-t-il changé quelque chose ?

Le maillot rose est le meilleur souvenir de ma carrière avec le titre de champion de France. J’ai eu plus de sollicitations, de retombées médiatiques et de félicitations avec ce maillot qu’en étant champion de France (du contrela-montre en 2022, Ndlr).

Quelles courses visez-vous en 2024 ?

J’ambitionne d’être au départ de la course des JO. C’est l’objectif numéro 1, je sais que ça va être compliqué, mais il faut y croire. Sinon, il y a aussi la participation au Tour, le championnat de France, les championnats du monde et d’Europe, mais bon c’est plus loin.

N’aimeriez-vous pas aussi montrer que vous n’êtes pas simplement un spécialiste du chrono ?

Oui j’ai envie de montrer que je peux être performant partout et gagner des courses à la pédale et en échappée. Je peux aussi faire des performances sur des courses à étapes.

Considérez-vous 2023 comme la meilleure saison de votre carrière ?

2022 était une très bonne année aussi. A Liège-Bastogne-Liège, je me fais reprendre à 20 km de l’arrivée par Remco (Evenepoel). J’ai fait pas mal d’échappées qui ne sont pas allées au bout malheureusement, mais je n’étais pas loin à chaque fois. J’ai été champion de France aussi en 2022, mais c’est clair que le maillot rose du Giro 2023 a plus d’impact, c’est ce que tout le monde retient.

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