lundi 24 juin 2024

Bryan Coquard (Cofidis) : « Nous voulons gagner une étape ! »

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

Un an après avoir laissé la caravane du Tour partir sans lui pour cause de Covid, le sprinteur de la Cofidis revient avec l’envie d’aller chercher une première victoire d’étape. Parce qu’il a réalisé un bon début de saison, qu’il s’est préparé trois semaines en altitude, et que le parcours est très difficile… Bryan Coquard a de légitimes raisons d’y croire cette année plus que les autres. Entretien pour Cyclisme magazine et Le Quotidien Du Sport.

Comment jugez-vous votre début de saison ?

J’ai rapidement ouvert mon compteur en Australie (au Santos Tour Down Under, Ndlr) ce qui était un objectif partagé avec toute l’équipe. Derrière, j’ai fait deux fois 2ème au Tour de Catalogne, j’ai gagné deux étapes du Tour du Pays de la Loire où j’aurais aussi pu gagner le général… tout ça n’est que du positif.

Et dans la mesure où j’ai beaucoup couru, on a décidé d’effectuer une coupure de trois semaines avant le la Brussels Classic et le Tour de Suisse. Pour la première fois de ma carrière, je suis parti trois semaines en altitude, à Tignes. Avant, j’avais levé le pied en aidant Axel Zingle à monter sur le podium du Tour du Finistère. Physiquement, je ne me suis rarement senti aussi bien.

Pour quelles raisons avez-vous programmé ce stage ?

Cofidis a l’habitude d’en faire souvent. Surtout pour ses grimpeurs. Mais tous les autres à avoir coché cette case en ont aussi tiré beaucoup de bénéfices. Donc on s’est dit qu’on n’avait rien à perdre à esayer.

C’est aussi le parcours du Tour qui vous y a poussé ?

Oui, bien sûr. On se prépare pour un Tour difficile avec beaucoup de difficultés dès le départ. A titre personnel, comme je fais partie des sprinteurs qui passent plutôt bien les bosses, je me dis que j’aurais certainement un coup à jouer face aux gabarits plus lourds

« Entre mon abandon en 2021, mon forfait en 2022… ça fait un moment que j’attends de revenir sur le Tour »

Avez-vous repéré une étape plus qu’une autre que vous aimeriez accrocher ?

On me parle beaucoup de l’étape de Limoges… où j’avais fini 2ème en 2016 pour deux millimètres derrière Kittel ! Celle-là ou une autre, je prendrai tout ce qu’il y à prendre !

Avez-vous digéré votre forfait de dernière minute l’an dernier ?

Entre mon abandon en 2021, mon forfait en 2022… ça fait un moment que j’attends de revenir sur le Tour. J’ai hâte d’y être. Avec un seul objectif, une seule stratégie, en gagner une (rires) ! Nous avons eu une discussion avec Cédric (Vasseur) qui m’a dit que maintenant que j’avais débloqué le compteur, j’étais lancé et que ça allait le faire…

Quelle est votre dernière grosse émotion sur le Tour ?

Une émotion négative quand je suis arrivé hors délais en 2021 dans l’étape sur Tignes. Pendant notre stage en altitude, j’y passais devant tous les jours (rires) ! On peut dire que ce fut le moment le plus difficile de ma carrière. Je n’ai su que plus tard que j’avais une fissure d’une lombaire mais, sur le moment, ne le sachant pas, ça m’a fait tout drôle de quitter les copains comme ça, surtout au moment où je partais de chez B&B. La fin d’un chapitre.

Quel rôle peut jouer Cofidis cette année ?

On est tous obnubilés par la quête d’une étape… peu importe comment, mais en gagner une. Voilà notre stratégie. Il y a longtemps que l’équipe n’a pas gagné sur le Tour (depuis 2008 avec Dumoulin et Chavanel, Ndlr). Sinon, Guillaume (Martin) aura peut-être envie de jouer le général, tout comme Ion (Izagirre) qui est un bon grimpeur.

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