samedi 13 avril 2024

Ion Izagirre (Cofidis) : « Une victoire sur le Tour de France te change la vie ! »

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

A 34 ans, le Basque espagnol de la Cofidis, Ion Izagirre s’apprête à disputer son 9ème Tour de France. Un Tour de France particulier puisqu’il part le 1er juillet de Bilbao au Pays Basque. Entretien pour Cyclisme magazine et Le Quotidien Du Sport.

Comment jugez-vous votre début de saison ?

Ma première partie de saison a été marquée par les chutes. Je n’ai pas vraiment eu de chance. Dès la première course, à Murcie, je suis tombé. J’ai dû abandonner. La suivante, je n’étais pas au mieux, je n’ai pas pu continuer. Sur Paris-Nice, également. J’étais venu faire un Top 10 et je n’étais pas en condition de le faire. Après, j’ai pris le temps de me reposer pour préparer le Tour du Pays Basque et les Classiques. Et avec la victoire sur le Gran Premio Miguel Indurain et le podium sur le Tour du Pays Basque (3ème), je peux enfin dire que j’ai lancé ma saison.

Pensez-vous que le bilan aurait pu être meilleur sans ces chutes, notamment sur le Tour du Pays Basque ?

J’ai donné mon maximum. Après, il ne faut pas se mentir, Vingegaard était supérieur sur le Tour du Pays Basque. J’ai fait le résultat que je devais faire. J’ai donné le meilleur de moi et j’ai été récompensé par un beau podium. Il n’a manqué qu’une victoire d’étape, mais le parcours était particulier cette année sans de vraies montées difficiles ni chrono. Obtenir déjà le podium avec le niveau de la concurrence, je suis forcément content de moi.

Avez-vous faim de réussir plus encore cette saison ?

Je me sens bien. J’ai bien récupéré de mes chutes. J’ai pu aider mon équipe sur la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. Sur cette dernière, je n’étais pas loin du Top 10 (16ème), mon objectif. J’ai enchaîné le Tour de Romandie. J’ai cherché à bien le faire.

Ion Izagirre prêt pour la grande fête du Tour de France

Le Tour de France était-il déjà dans un coin de votre tête notamment en allant sur le Tour du Pays Basque ?

C’est une évidence. Maintenant, je cherche aussi à être focus sur mon travail actuel. On a toujours de gros objectifs en cours d’année. C’est important de les réussir. Ce n’est qu’une fois le mois de mai présent que l’on a la tête exclusivement tournée vers le Tour de France.

D’autant plus que le Tour de France démarre de chez vous…

(Sourire) Ce n’est pas tous les jours qu’un évènement comme le Tour de France part de chez toi, depuis ta maison. C’est quelque chose d’unique qui me permettra de courir devant mes proches et mes supporteurs. Il est incroyable de pouvoir me dire que je vais être sur des routes que je connais par cœur et des endroits qui m’ont fait grandir comme coureur. C’est unique !

Le Pays Basque est-il prêt à vivre cet évènement ?

Tout a été fait pour que cela se passe bien. Ils ont l’habitude de vivre de grands évènements. Les gens vont être présents. Je n’ai aucun doute que ça va être une grande fête.

Est-ce un avantage pour vous de connaître les routes et les pièges de ces premières étapes ?

C’est forcément un avantage. Savoir où tu dois passer, attaquer ou même te reposer… C’est un atout de savoir ce qui va arriver, presque par cœur. C’est un avantage précieux que je vais essayer de mettre à profit.

Savez-vous où se termine la 14ème étape du Tour de France cette année ?

Morzine ?

Exactement…

(Rires) Je n’avais pas encore en tête tout le parcours, mais c’est beau.

« Des routes que je connais par cœur et des endroits qui m’ont fait grandir comme coureur »

D’autant plus que la fin de l’étape est quasiment similaire à celle de votre victoire d’étape en 2016 avec les Cols de la Ramaz et Joux Plane…

C’est un beau clin d’œil. J’espère vraiment réussir la même chose, un magnifique souvenir encore aujourd’hui. L’an passé, on était parti de Morzine. Cette année, ce sera de nouveau l’arrivée après le 14 juillet. Une victoire sur le Tour de France te change toujours la vie. C’est différent d’une autre course. Quand cela t’arrive, tu en vois l’impact. Une personne qui ne suit pas forcément le vélo est toujours au courant de ce qui se passe sur le Tour de France. Une victoire, c’est incroyable.

Quels sont les objectifs pour Cofidis sur ce Tour de France ?

On va tout faire pour essayer de remporter une étape. Cela fait un petit moment (Samuel Dumoulin et Sylvain Chavanel en 2008, Ndlr). C’est important de le réussir. Mais il n’y a pas une pression supplémentaire pour être une équipe française. Guillaume (Martin) tentera de viser une bonne place au général. Moi je serai libre pour aller décrocher une victoire.

Cette saison est votre deuxième sous les couleurs de la Cofidis. Comment vous sentez-vous dans l’équipe maintenant ?

Je connais maintenant la philosophie et les méthodes de travail. Je me sens très bien dans l’équipe. Tout se met en place plus facilement avec mes coéquipiers. C’est toujours particulier de vivre ses premiers mois dans une nouvelle équipe, mais ce n’est plus le cas.

Est-ce aussi différent de vivre une saison sans la pression du résultat et du classement World Tour ?

Complètement. Cela se ressent. L’année dernière, c’était un peu stressant de tout faire pour garder sa place dans le World Tour. On a réussi à le faire. Cette année, on a bien démarré avec de belles victoires depuis le début de saison. Ça se sent que l’on est plus libéré. Je suis sûr que l’avenir nous réserve encore de belles surprises.

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