dimanche 2 octobre 2022

Caleb Ewan (Lotto-Soudal) : « Pour le maillot vert, mon tour viendra ! »

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

Préférant abandonner sur le dernier Giro pour mieux préparer le Tour, le sprinteur australien Caleb Ewan qui a été bercé dans son enfance par les exploits de ses compatriotes, McEwen et Baden Cooke, était revanchard avant d’attaquer sa 4ème Grande Boucle pour aller chercher une sixième victoire d’étape et un maillot vert qu’il ne doute pas revêtir un jour.

Quelle image a le Tour de France en Australie ?

C’est tout simplement la course la plus populaire, celle que tout le monde regarde, les spécialistes comme le grand public. Il y règne une pression unique qui rend forcément les victoires plus difficiles à aller chercher, mais forcément plus belles qu’ailleurs.

Caleb Ewan revenchard

Quel bilan faites-vous de vos trois premiers Tours de France (5 victoires d’étapes) ?

Je reviens sur ce Tour pour effacer l’abandon de l’année dernière (4ème étape, Ndlr) et me remettre dans une stratégie plus ambitieuse, comme celle qui m’avait permis de gagner cinq étapes en 2019 et 2020. Le Tour reste la priorité de ma saison, je suis très excité à l’idée de le disputer de nouveau.

Dans quelle forme l’abordez-vous ?

J’ai été malade sur Milan-San Remo, le Giro ne s’est pas passé comme je l’aurais souhaité (abandon après la 11ème étape, Ndlr), mais en même temps j’ai déjà levé les bras à plusieurs reprises (Tour d’Arabie Saoudite, Tour du Var, Tour de Turquie, Ndlr) donc il y a du positif et du négatif.

Que vous inspire ce parcours 2022 ?

Il s’annonce particulièrement difficile pour nous, les sprinteurs, car il y a peu d’étapes destinées à se terminer au sprint. J’ai vu qu’il y aurait des secteurs pavés, où je n’espère pas grand-chose car je n’y ai aucune expérience. L’objectif, comme à chaque édition, sera d’aller le plus loin possible, de franchir les montagnes pour être prêt à jouer la gagne jusqu’au bout.

« Mon podium ? Pogacar, Roglic, Thomas »

Quelles seront les ambitions de Lotto Soudal cette année ?

Nous nous présentons avec une équipe plus complète que d’habitude. On peut espérer être présent dans tous les domaines, même en montagne. L’objectif est clairement de gagner le plus d’étapes possible, peu importe le terrain.

Quels sont vos premiers et meilleurs souvenirs du Tour comme spectateur et acteur ?

Mon premier souvenir remonte à 2003. J’avais 9 ans, j’étais devant ma télé et je regardais le prologue qui partait de la Tour Eiffel. On en avait beaucoup parlé en Australie parce que c’est Bradley McGee qui l’avait remporté et avait porté le maillot jaune quelques jours. Cette année-là, un autre Australien, Baden Cooke, avait gagné le maillot vert devant… un autre Australien Robbie McEwen ! Comme acteur, je n’oublierai jamais ma victoire sur les Champs-Elysées en 2019 ! Evidemment.

Gagner le maillot vert, est-ce un rêve ou un vrai objectif pour vous face à la grosse concurrence qui vous attend ?

C’est un vrai objectif et je suis persuadé que j’en suis capable. Il faut juste que je sois assez patient pour attendre le bon moment, le bon Tour viendra un jour. Où vous situez-vous dans la hiérarchie des meilleurs sprinteurs du peloton ? Franchement, ça dépend des étapes. Je suis certain de deux choses : je fais partie des meilleurs et, plus la course est difficile, meilleur je suis.

D’après vous quel est le meilleur sprinteur de l’histoire du Tour ?

Forcément celui qui a gagné le plus d’étapes… donc Cavendish !

Quel est votre pronostic pour le podium cette année ?

1/ Pogacar, 2/ Roglic, 3/ Geraint Thomas.

> L’entretien a été réalisé avant le départ du Tour de France. Au matin de la 11ème étape, Caleb Ewan occupe la 17ème place au classement du maillot vert, près de 250 points derrière le leader, Wout Van Aert. Il est 158ème au général.

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