jeudi 25 avril 2024

Comment Pierre-Luc Périchon veut révolutionner le cyclisme professionnel

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

A la retraite depuis cette année, l’ancien coureur de Cofidis, Pierre-Luc Périchon espère concrétiser d’ici 2025 un projet novateur pour créer une équipe professionnelle d’un genre nouveau. Entretien pour Cyclisme Magazine et Le Quotidien Du Sport.

D’où vous vient cette ambition de créer une équipe pro ?

Les raisons qui m’ont fait raccrocher sont les mêmes qui me poussent aujourd’hui à vouloir inventer une équipe sur la base d’un nouveau modèle de fonctionnement. Le modèle sportif des formations date des années 70, or, depuis le vélo a beaucoup évolué. Il est peut-être temps d’apporter un nouveau regard.

Actuellement, si les équipes sont structurées sur la base d’un sponsor principal, et si ce modèle fonctionne, notamment en France avec plusieurs partenaires historiques, au niveau mondial, le système a montré des signes d’essoufflement. Une nouvelle approche me semble nécessaire pour pérenniser une équipe.

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Quelle est la nature de cette nouvelle approche ?

Nous sommes encore en phase de réflexion pour savoir quel modèle juridique adopter, mais le principe est celui d’un financement participatif, émanant de sociétés ou de particuliers.

« Devenir une section vélo dans un club déjà existant comme il existe des sections handball, basket ou judo au PSG »

Avez-vous des contacts, des échéances ?

J’ai quelques contacts, mais rien de concret encore. J’attaque la communication pour attirer la curiosité d’investisseurs potentiellement intéressés par cette démarche différente. Quant aux échéances, l’idéal serait de lancer l’équipe en 2025, au pire en 2026. Si d’ici là je n’ai pas réussi à trouver les fonds nécessaires, je passerai à autre chose.

Les déboires récents de Jérôme Pineau avec B&B Hotels ne vous refroidissent-ils pas ?

Au contraire, c’est ce qui me motive, c’est justement pour ça que je veux proposer quelque chose de plus pérenne dans le temps. Mais je n’ai pas vocation à être l’unique moteur de ce projet, j’ai envie que d’autres s’investissent. Le but est de fédérer toutes les énergies, notamment dans un milieu amateur qui est en pleine souffrance et cherche des solutions alternatives. Je suis là pour apporter mon réseau et mon expérience du professionnalisme.

Existe-t-il dans d’autres sports des modèles sur lesquels vous comptez vous appuyer ?

Le modèle des clubs de foot, avec leur propre actionnariat, et des sponsors qui ont un retour sur investissement est cohérent. Le club de foot de Lyon ne s’appelle pas le Groupama FC, mais bien l’Olympique Lyonnais avec une situation géographique bien déterminée. Dans ce registre, il n’existe aucune jurisprudence dans le vélo. Ce n’est pas pour ça que c’est impossible. Pourquoi ne pas imaginer intégrer un club déjà existant et devenir une section vélo comme il existe des sections handball, basket ou judo au PSG ?

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