jeudi 25 avril 2024

Cyclisme : Georgios Bouglas, l’exception grecque

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Dans un cyclisme de plus en plus mondialisé, Georgios Bouglas fait figure d’exception. Coureur numéro 1 de Grèce, le sprinteur veut profiter de la chance d’être chez Burgos-BH cette année pour réussir la meilleure préparation possible avant les Jeux Olympiques de Paris. Entretien pour Cyclisme Magazine et Le Quotidien Du Sport.

Comment allez-vous en ce début de saison ?

Je vais bien, je suis très excité de courir sous mes nouvelles couleurs. Je découvre de nouvelles courses en Europe.

Est-ce un beau cadeau de découvrir le Pro Tour avec Burgos-BH ?

Je ne m’en serais peut-être pas cru capable de l’atteindre, mais j’en profite à fond maintenant.

A 33 ans, est-ce une réelle chance ?

J’ai travaillé pour et je me suis donné cette chance d’y croire encore. C’est une belle opportunité.

En tant que cycliste grec, était-ce facile de croire au rêve de devenir professionnel ?

Il est évident que le cyclisme n’est pas un sport populaire en Grèce. C’est difficile de se faire une place comme cycliste. C’est pour cela que j’apprécie encore plus l’opportunité que l’équipe Burgos-BH m’a donnée. C’était un rêve de devenir professionnel.

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Georgios Bouglas veut enchaîner aux JO

Comment avez-vous découvert le cyclisme ?

J’ai commencé à courir en juniors. En Grèce, les sports les plus populaires restent le football ou le basket. Il y a quelques années encore, on avait tout de même des équipes continentales (Kastro Team, SP Tableware). On avait des opportunités de participer à de belles courses, notamment en Grèce. Après, le pays a connu des problèmes financiers et elles ont disparu. C’était alors difficile de continuer à courir en Grèce.

Quand avez-vous senti que vous pourriez avoir l’opportunité de viser plus haut ?

J’ai commencé à avoir de bons résultats, en 2014, avec SP Tableware. J’ai ainsi pu penser à un meilleur futur. Malheureusement, en 2015, toutes les équipes continentales se sont arrêtées en Grèce et on est resté sans contrat. J’ai continué à m’entraîner pour chercher une nouvelle équipe. J’ai alors trouvé une solution en Asie (chez China Continental Team of Gansu Bank, Ndlr). Je me suis mis à fond sur le circuit asiatique. Dès ma première course, sur le Tour de Taïwan, j’accroche le podium (3ème place). J’ai pu enchaîner et avoir de bons résultats pour trouver des équipes chaque année depuis.

Quel est l’objectif de votre saison ?

J’espère accrocher de bons résultats, tout en enchaînant les bonnes prestations avant de basculer sur la préparation des Jeux Olympiques. Je rêve de pouvoir courir une grande course comme la Vuelta et la qualification pour les Jeux m’a permis d’avoir de nombreux rêves pour cette année comme le titre de champion de Grèce (il l’a déjà été en 2014, 2022 et 2023, Ndlr).

Comment abordez-vous le fait de participer aux Jeux Olympiques ?

Je ferai tout pour être prêt. Ce ne sera pas simple en étant seul dans mon équipe mais, représenter son pays, c’est important pour n’importe quel coureur. Je veux prouver qu’on peut être au plus haut niveau. Il y a une grande différence entre les pays présents. S’il n’est pas populaire, c’est plus compliqué.

« La qualification pour les jeux m’a permis d’avoir de nombreux rêves pour cette année »

Avez-vous étudié le parcours ?

C’est un tracé intéressant pour moi. Il va être difficile car les coureurs feront en sorte de rendre la course difficile, mais j’ai pu voir des choses intéressantes sur ce parcours de Paris. Il y a de belles opportunités. Je vais m’entraîner pour être prêt. J’aurai autour de moi des personnes pour m’aider. On veut être prêt le jour J.

Qu’est-ce que ça représente de porter le maillot de la Grèce aux Jeux Olympiques, d’autant plus que le premier champion olympique était Grec, Aristidis Konstantinidis, en 1896, à Athènes ?

C’est spécial. Je sais que ce sera un moment important de ma saison. Mais je ne veux pas me tromper d’objectif. Je veux d’abord réussir une bonne première partie de saison avant de me focaliser sur les Jeux Olympiques. Ce n’est qu’avec de bonnes courses et de bons résultats que je pourrai emmagasiner assez de confiance pour faire une belle course sur les JO.

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