samedi 2 mars 2024

Cyclisme : les TOPS et les FLOPS des maillots du peloton

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La sobriété n’ayant jamais vraiment caractérisé le look et le design des maillots du peloton, on s’attendait à tout pour la collection 2023. Au meilleur comme au pire. Au final, l’ensemble gagne à être vu. On est loin des tuniques bariolées des années 90 et c’est tant mieux.

On aime…

Trek-Segafredo : made in USA

Il est à la fois sobre, avec seulement deux couleurs (blanc et rouge), et rendu très visible par la large bande rouge horizontale sur laquelle est inscrit Trek en blanc. L’équipementier historique de la formation américaine, Santini présente ce nouveau maillot comme « Business in front, party in back » en raison de la présence de motifs à carreaux sur le dos qui permet une meilleure visibilité, autant pour la sécurité sur les routes que pour la télévision. Cette spécificité renforce le message renvoyé par une des plus belles réussites de la saison.

Groupama-FDJ : cocorico !

Du blanc, qui était la dominante de l’équipe de Marc Madiot, au bleu, en ajoutant de petites touches discrètes, mais bien voyantes, de rouge, Groupama-FDJ renforce son identité tricolore avec un design épuré qui a de la gueule ! Le bleu roi rend le maillot plus pro, lui offre une assise plus moderne et permet aux deux sponsors titres, présents sur le torse et sur les épaules, de gagner en visibilité. Grâce à Alé, qui fut moins inspiré pour Bahrain-Victorious, voilà le maillot idéal pour gagner un 14 juillet !

Movistar : le « M » revisité

Réalisées par Gobik, les tenues de l’équipe espagnole restent fidèles à leur dominante bleue marine au milieu d’un dégradé allant du bleu roi au noir avec des inscriptions en blanc qui ressortent encore davantage. La plus ancienne structure du peloton (40 ans d’existence) renforce son image en y associant une équipe féminine emmenée par Van Vleuten. Plus lumineuse et dynamique, sans rompre avec la tradition du M, la nouvelle tenue Movistar reste une valeur sûre.

Jumbo-Visma : presque orange…

Exit le manufacturier nippon Shimano, c’est l’Américain Sram qui arrive sur les maillots du dernier vainqueur du Tour réalisés par l’équipementier néerlandais Agu. En revenant à une tenue plus classique, jaune barré de noir en diagonale, Jumbo-Visma a vu juste pour attirer l’oeil sans l’agresser. Du sérieux, du pro, du Batave… presque Orange.

Arkea-Samsic : en rouge et noir

C’est en rouge et noir, et uniquement en rouge et noir (à l’exception d’un liseré bleu ciel très discret rappelant le nouvel équipementier Bianchi), les couleurs qui incarnent l’équipe depuis 2020, que la formation bretonne déboule en World Tour. Pour l’événement, le design a été retravaillé par Ekoi, moderne et classe, avec l’ajout symbolique et non négligeable des Triskells pour renforcer la culture celte. « Quel bonheur désormais, avec ces Triskells d’être les ambassadrices et les ambassadeurs de la Bretagne au plus haut niveau du cyclisme professionnel » se réjouissait Emmanuel Hubert au moment de la présentation des nouvelles tenues.

On aime moins

Intermarché-Circus_Wanty : Quel cirque !

Le défi proposé au styliste de chez Nalini était difficile à relever eu égard au nombre de sponsors titres à mettre en avant, avec des logos aux couleurs et aux typologies bien différentes. Si en remplaçant Gobert Matériaux par Circus, la formation belge a gagné en simplicité, sa dénomination, pas très marketing, ne l’est pas devenue par magie au moment d’associer les trois marques, surtout d’en ajouter une bonne vingtaine sur un maillot bleu nuit, jaune et blanc… qui aurait pu être bien pire, mais qui n’est pas top.

Bahrain-Victorious : les losanges… des Bermudes

Taillée par la marque de textile vélo italienne, Alé Cycling, la nouvelle tunique de Caruso, Haig ou Mohoric est un assemblage de losanges jaunes, rouges, noirs, dans lesquels on se perd. Elle se termine par du bleu en bout de manches avec une dominante rouge qui offre à l’ensemble un visuel qui se rapproche de celui d’INEOS Grenadiers avec le risque évident de se faire absorber visuellement par la formation britannique au milieu d’un peloton où on n’a pas tout le temps… le temps de faire la différence. Pour sortir du lot, c’est manqué.

Cofidis : trop fade

L’unique sponsor titre aurait dû permettre un look plus évident. Le choix de l’inscrire verticalement sur le côté droit, en plus petit sur les manches et le col, laissant aux autres partenaires le côté gauche, nuit à une efficacité visuelle également malmenée par la couleur rouge-orangée trop fade. On préférait celui de l’année dernière en rouge et blanc.

Jayco AIUla : ça n’imprime pas

En changeant de nom, BikeExchange Jayco devenant Jayco AlUla, la formation australienne a aussi confié aux Italiens d’Alé le soin de revoir leur maillot. En renforçant le bleu historique, en ajoutant plus de blanc sur la poitrine, avec un liseré bleu ciel pour les hommes, rose violet pour les femmes, sur les manches et le col, le rendu est mitigé. Plus sobre qu’avant, il n’imprime pas davantage car il manque de contrastes forts ou de couleurs plus impactantes.

Soudal Quick-Step : on s’y perd…

Comme tous les ans, ou presque, la formation de Patrick Lefevere change de sponsor titre. Soudal remplace donc Alpha Vinyl qui avait remplacé Deceuninck… pour un maillot confectionné par l’équipementier italien Castelli qui manque d’homogénéité. Le bleu, blanc et un peu rouge va souffrir de la comparaison avec Groupama-FDJ. Le liseré noir-jaune-rouge qui rappelle le drapeau belge accentue le sentiment que ça part un peu dans tous les sens sans aucune thématique forte. On s’y perd…

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