jeudi 23 mai 2024

Didier Santini (Rodez) nous explique comment son équipe a mis Saint-Etienne en échec

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Après le match nul concédé face à Rodez, Saint-Etienne a quasiment dit adieu à la montée directe. Rodez de son côté, a mis un pied en barrages. Le match vu par l’entraîneur ruthénois, Didier Santini.

Auteur d’un bon match nul à Geoffroy-Guichard hier soir, Rodez est bien placé pour terminer dans le Top 5 de Ligue 2, donnant le doit à participer aux barrages. 5èmes avec 2 points d’avance sur Caen et 1 de retard sur le Paris FC, les Ruthénois pourraient même se contenter d’un nul face à Ajaccio, lors de la 38ème et dernière journée. Pour cela, il suffirait que le Paris FC ne gagne pas à Bastia, ou que Caen ne batte pas Valenciennes par plus de 5 buts d’écart.

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Mais la principale information de la 37ème journée, c’est surtout la situation de Saint-Etienne, qui n’a plus son destin entre ses pieds. Si les Verts sont assurés de terminer au moins à la 3ème place, en revanche, l’espoir d’une montée directe s’est quasiment envolé. Désormais 3èmes avec 2 points de retard sur Angers (qui reçoit le 16ème, Dunkerque), les Verts doivent gagner à Quevilly et espérer un faux pas du SCO. 

«  Je voulais simplement que l’on joue ce match avec nos valeurs, celles qui nous ont permis d’en être là aujourd’hui »

L’entraîneur de Rodez, Didier Santini est revenu pour nous sur le nul de son équipe à Geoffroy-Guichard, qui a tout changé. « Pendant la semaine, nous n’avons pas travaillé une tactique spéciale pour essayer de contrer Saint-Etienne, je voulais simplement que l’on joue ce match avec nos valeurs, celles qui nous ont permis d’en être là aujourd’hui », explique celui qui fait partie des nominés pour le titre de meilleur entraîneur de Ligue 2.

« On joue pour gagner, pas pour ne pas perdre, après, si on perd, on perd… ». Une philosophie à l’origine de la colère du coach à la pause. « En première période, ce n’était pas notre jeu. On se regardait jouer, comme si on était content de jouer dans un tel stade, cela ne m’intéressait pas. Je leur ai dit qu’avec cet état d’esprit, on ne serait pas dans les cinq premiers aujourd’hui ». Un discours qui a tout changé, avec une deuxième période qui a mis les stéphanois en difficulté. « On va chercher haut, on presse, on les déséquilibre…En première période, on a bien défendu dans l’ensemble, mais on était trop pauvre dans notre jeu de vitesse, pour espérer faire quelque chose ». Finalement, même s’il est un peu chanceux (la reprise de Rajot est déviée par Nade, ce qui trompe Larsonneur ») le but de l’égalisation valide une bonne deuxième mi-temps, avec plusieurs occasions franches. 

Au delà des aspects tactiques et de l’état d’esprit de ses joueurs, Didier Santini a senti une grosse pression sur les épaules des Stéphanois. A l’image du geste de Maçon sur Arconte à la 82ème minute (ballon volontairement et violemment envoyé en plein figure), qui aurait pu lui valoir un rouge. « La saison dernière à Bordeaux pour la dernière journée, il y avait déjà 42 000 personnes dans le stade, mais là, ça n’avait rien à voir; quelle ambiance ! », souligne celui qui a commencé sa carrière de joueur à l’OM.

Pour Didier Santini, rien n’est joué avant la dernière journée

Pour Didier Santini, rien n’est encore joué. « Tout peut se passer lors de la dernière journée. Regardez Valenciennes, ils ne gagnaient pas et maintenant, ils gagnent tous leurs matchs… ». En ce qui concerne la réception d’Ajaccio, l’entraîneur de Rodez ne veut pas entendre parler de match nul. « Nous ne jouerons pas le nul, de toute façon, nous ne saurions pas le faire »

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