dimanche 26 mai 2024

Ligue 2 : la révélation Didier Santini (coach de Rodez)

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Si Auxerre (Christophe Pelissier) et Saint-Etienne (Olivier Dall’Oglio) ont des entraîneurs expérimentés, ce n’est pas le cas pour Didier Santini (Rodez, 4ème), sur le banc d’une équipe professionnelle en début de saison pour la première fois de sa carrière.  

Officiellement titré avec l’OM (doublé coupe-championnat) en 1989, pour 7 matchs joués alors qu’il avait 18 ans, Didier Santini a surtout fait sa carrière à Bastia, avant de jouer à Toulouse et Lille, en Ligue 1, ainsi qu’une saison en Ecosse, pour le club de Levigston.

LIRE ICI : Didier Santini : « Rodez n’est pas un petit club »

Après avoir travaillé avec les U19 de Bastia, le natif de Marseille débute véritablement sa carrière d’entraîneur « séniors » à Calvi (National 3) ou il reste 4 saisons. Puis ce sera Borgo, Dunkerque, les U19 chinois (en tant qu’adjoint), Béziers et Saint-Brieuc. Des clubs évoluant tous entre le National et le National 3.

Depuis que Didier Santini est sur le banc, Rodez a pris 84 points en 57 matchs

En décembre 2022, en attente d’un nouveau projet, suite à son départ de Saint-Brieuc, 6 mois plus tôt, il devient, à la surprise générale, l’entraîneur de Rodez, en remplacement de Laurent Peyrelade. Le RAF est alors dans la zone rouge, mais terminera finalement à la 14ème place du championnat, avec 46 points au compteur, en comptant la victoire sur tapis vert à Bordeaux (Rodez menait 1-0 à la 25ème minute quand le match a été définitivement agression du buteur ruthénois par un supporter des Girondins).

Un record pour la 4ème saison du club à ce niveau.  Ses 6 premiers mois sur le banc (31 points pris en 23 matchs) donnent envie d’en voir plus. Et le président Murat ne va pas regretter d’être allé le chercher au coeur de l’automne 2022. Dès les deux premières journées, Rodez donne le ton. Un nul ramené d’Ajaccio en ouverture, suivi d’un succès contre Saint-Etienne (obtenu dans les arrêts de jeu) montre que le club de l’Aveyron a d’autres ambitions que de jouer le maintien.

« Aujourd’hui Rodez n’est pas un petit club. C’est la 5ème saison en Ligue 2. Les dirigeants ont fait un super boulot pour péreniser le club. Il y beaucoup de talents dans l’équipe. J’ai des jeunes joueurs qui, dans deux ans seront sans doute plus haut, mais pour ça, il faut qu’ils en prennent conscience, qu’ils restent eux-mêmes, avec leurs valeurs, et qu’ils bossent », nous expliquait déjà Didier en septembre dernier. Un discours qui explique tout.

Premier à donner l’exemple, avec un investissement total, l’entraîneur du RAF doit aussi sa réussite à la façon dont le club a préparé la saison. « On a gardé 14 joueurs, pour le reste, on a choisi en fonction de ce que l’on veut mettre en place sportivement, mais aussi, en fonction de l’état d’esprit, des valeurs qui sont les nôtres.  Tous les joueurs ont été choisis de façon collégiale, à partir de profils bien précis. On voulait des joueurs qui courent, qui ont du volume de jeu… ». 

L’été dernier, malgré des moyens très limités (Rodez a un budget de 8 millions d’euros, loin des 33 millions d’Angers, 24 millions du PFC et 22 millions d’Auxerre, sans parler de 42 millions de Bordeaux), Didier Santini a construit l’équipe qu’il voulait. Puis il a su lui donner de la confiance, dès le début de la saison.

« Nous avons confiance en nous et en notre football »

« Nous avons confiance en nous et en notre football », expliquait le Marseillais dans les colonnes de La Dépêche, avant la réception du Paris FC, l’équipe en forme du moment venue se casser les dents à Paul-Lignon. « On sait que pour proposer des matchs accomplis nous devons tous être à 100 % dans l’intensité comme dans la concentration. C’est notre point fort pour être performants. »

Ce que Didier Santini ne dit pas, c’est que son équipe pratique un des plus beau jeu de Ligue 2, avec la volonté de jouer toujours vers l’avant. Ce qui d’ailleurs peut lui couter cher. Si le RAF a la deuxième meilleure attaque de Ligue 2 derrière Auxerre (56 buts marqués contre 63), il a également la sixième plus mauvaise défense, avec 46 buts encaissés. La prime à l’attaque peut toutefois rapporter gros. Les Ruthénois ont la meilleure différence de buts de tous les candidats aux deux dernières places pour les play off (+10 contre +6 pour le PFC, +7 pour Pau, +3 pour Caen et -5 pour Laval). 

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