dimanche 21 avril 2024

Diego Simonet (Montpellier) : « Je suis fier de l’image que l’équipe montre »

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Depuis 2013, il fait le bonheur de Montpellier (avec qui il est sous contrat jusqu’en 2024) grâce à ses buts, sa hargne et sa rage de vaincre au quotidien. Diego Simonet se confie en toute humilité, pour Handball magazine et Le Quotidien Du Sport. Sans oublier d’évoquer le titre mondial de l’Argentine en football…

Que pensez-vous du début de saison du MHB ?

Je suis très content et je pense que l’on est sur le bon chemin pour faire de grandes choses. C’est à nous de continuer avec le même état d’esprit, avec une belle défense et de bonnes contre-attaques. Je suis fier du visage que l’équipe montre cette année par rapport à la saison passée. Il y a un état d’esprit très positif. Cela fait plaisir.

Sentez-vous que l’équipe veut se rattraper après la 4ème place de la saison passée ?

Je ne sais pas si on peut vraiment parler du fait que l’on souhaite se rattraper. Chaque année, on pense faire mieux, mais on a beaucoup appris de l’an passé. Il s’est passé beaucoup de choses que l’on a su faire fructifier cette saison. On ne veut pas répéter nos erreurs deux fois de suite. Je ne pense pas qu’on se rattrape. On est simplement reparti avec des mentalités différentes. On s’est remis au travail. C’est pour cela que ça va mieux.

Quels sont les objectifs pour la 2ème partie de saison ?

Je pense qu’il faut garder l’état d’esprit qui a été le nôtre jusqu’à présent. On veut faire quelque chose de bien. On va tout faire pour gagner un titre, mais la saison est très longue. Chaque match est important. Il n’y a pas de matches faciles. C’est ça qui doit devenir impératif. En Argentine, il y a un entraîneur de football, Mostaza Merlo (River Plate, Rosario, Estudiantes, Racing Club, Ndlr) qui dit « paso a paso », pas après pas. Il faut savoir avancer sereinement et calmement, comme quand tu marches. Chaque match compte. Il faut y être à 100% et ne pas se relâcher. C’est ça l’objectif. Pas après pas, on avance.

« Je n’ai pas chambré les Français après le titre de l’argentine… »

Comment expliquez-vous être aussi bien à Montpellier et en France ?

Dès le premier jour, j’ai été bien accueilli. J’ai pu jouer mon meilleur niveau. Ça me donne envie de tout donner. Un club, c’est ma deuxième maison. C’est la famille. J’aime me sentir comme cela et je me sens comme ça à Montpellier. Je suis très fier d’avoir vécu de superbes moments ici. Même des mauvais qui te font grandir et progresser. Je suis quelqu’un de positif qui aime trouver des solutions aux problèmes que la vie te présente.

C’est pour cela que je me sens bien à Montpellier. Je fais un bon travail et je vis les meilleurs moments de ma carrière. Pour moi, un club, c’est l’endroit où tu représentes des valeurs communes, où tu as ta dignité, l’endroit où mille histoires se sont passées, avec du partage. Tu n’es jamais seul. C’est important d’arriver et de saluer tout le monde qui travaille dans le club ou qui vient supporter l’équipe.

Bien évidemment, parfois, tu ne peux pas partager l’avis ou la façon d’être de quelqu’un d’autre, mais c’est comme ça. C’est la famille. Mon club, c’est pareil. J’ai ma dignité au MHB. C’est pour ça que je garde mon sourire à chaque fois que je passe la porte d’entrée. Car je vais oublier tout et rencontrer beaucoup des personnes au club. C’est pour ça que je me sens bien et je pense ou espère que les gens le voient comme ça.

Comment jugez-vous le Mondial 2023 de l’Argentine ?

On a fait un championnat du monde correct. On a gagné les matches que l’on devait gagner. Ce n’était pas simple de gagner contre la Macédoine (35-26) et le Qatar (26-22). On les a battus, avec un superbe score, notamment contre la Macédoine. Alors qu’on est une équipe défensive, on arrive à mettre 35 buts, c’est incroyable. Après, on a réussi un gros match contre le Qatar que l’on n’avait pas battu depuis longtemps.

On a joué des équipes supérieures à nous. On voulait monter d’un cran et essayer de se mettre au niveau des équipes européennes comme la Serbie, la Croatie et les Pays-Bas. Il nous manque encore du travail à faire et des joueurs pour shooter de 9 mètres. Je pense que l’on a fait un beau tournoi.

On a joué contre cinq équipes européennes et une seule équipe non européenne, le Qatar. On a gagné deux matches. Mais c’est vrai que l’on a pris très cher contre l’Allemagne (39-19). On n’a pas su les contrarier. C’est le seul match que l’on peut regretter. Contre la Serbie (28-22) et la Norvège (32-21), c’était bien mais, à la fin, en deuxième période, on a du mal à tenir. L’équipe a réussi son objectif. Je suis fier de ce que l’on a produit, mais on veut toujours plus.

Les prochains JO en France, à Paris, seront-ils spéciaux pour vous ?

C’est très loin. Je n’y pense pas encore. J’ai envie que les choses aillent d’abord bien avec Montpellier. Je pense à court terme. Je pense toujours au match qui arrive.

Et quand je suis avec le club, je suis à 100%. Bien sûr, les JO, c’est très important. On veut y être. J’y suis déjà allé trois fois. Une fois, j’étais blessé, à Rio. Maintenant, la priorité reste Montpellier.

Avec l’Argentine championne du monde de foot, vous sentez-vous champion du monde ? Et comment se sont passées les retrouvailles avec vos coéquipiers français après la finale ?

Pour un Argentin, le football, c’est plus qu’un sport. Bien sûr, voir son pays champion du monde avec l’importance que le foot a, pour nous, en Argentine, c’est magnifique. On se sent champions du monde. Comme les Français, en 2018, lors du dernier titre. C’était plus une habitude. Pour les Argentins, c’était il y a longtemps (1986, Ndlr).

On ne s’est pas moqués des Français. On est respectueux. Quand tu es sportif, tu laisses de côté tout le folklore autour. Tu sais comment ça se passe. Je suis très content pour Messi. C’est quelqu’un qui a beaucoup cherché cette Coupe du monde. Il est exemplaire pour les enfants et incarne l’humilité et le travail. Il a fait beaucoup d’efforts pour y arriver. Il a été beaucoup critiqué en Argentine. Je suis très content de la manière dont il a gagné cette Coupe du monde.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de la saison ?

De gagner tous les matches qui restent (sourire). Ce sera bien. On est capable de le faire. J’ai confiance. Je souhaite que l’on continue au niveau que l’on montre depuis le début de saison.

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